les belles lettres les belles lettres
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À propos

Il s'agit de correspondances publiées, depuis 1958 pour la plupart, à propos de faits ou d'articles concernant la guerre d'Algérie.
"Alors qu'auparavant, écrit Charlotte Delbo qui a composé ce recueil, l'indignation explosait en manifestations et en actions collectives..., elle n'a plus aujourd'hui le moyen de s'exprimer... Il n'y a plus de vie politique... Privé d'autres moyens d'agir on écrit des lettres." A propos de La Question, du Manifeste des 121, de Francis Jeanson, de Georges Arnaud... entre autres sujets. Parmi les textes rassemblés dans Les Belles Lettres certains n'avaient jamais été publiés dans leur intégralité.
Quelques-uns auraient mérité une diffusion plus large que celle qui leur fut accordée. Ainsi, par exemple, la lettre adressée par dom Robert Gillet, bénédictin, à Laurent Schwartz après ses démêlés avec le ministre des Armées : "J'ai toujours pensé que Dieu avait de l'imagination et de l'humour. Il est certainement très content de vous..." D'autres messages - comme les derniers mots des exécutés de Montluc ou de la Santé - sont tragiques et graves, peu connus eux non plus [...].
Ces Belles Lettres, pour la plupart, valent d'être lues et relues. AJ, Le Monde, 9-10 avril 1961.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire

  • EAN

    9782707304742

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    149 Pages

  • Longueur

    17.9 cm

  • Largeur

    11.5 cm

  • Épaisseur

    1.2 cm

  • Poids

    124 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Charlotte Delbo

Charlotte Delbo (1913-1985), est l'aînée des quatre enfants d'une famille d'immigrés italiens installée à Vigneux-sur-Seine; elle rejoint les jeunesses communistes en 1932 puis
travaille avec Louis Jouvet dont elle est l'assistante et l'interlocutrice avant de s'engager dans la résistance en 1941 avec son mari Georges Dudach qui sera arrêté avec elle et
fusillé en 1942. Elle est déportée à Auschwitz-Birkenau par le convoi du 24 janvier 1943 principalement constitué de déportées politiques françaises. Elle en sera l'une des 49
rescapées. Pendant sa déportation, elle décide que si elle survit, elle témoignera de ce qu'elle et ses compagnes ont vécu. Elle en choisit le titre Aucun de nous ne reviendra,
d'après un vers de Guillaume Apollinaire. Ce témoignage, écrit à toute allure sur un cahier à spirale environ six mois après son retour de camps, sera publié 20 ans plus tard, en
1965 par les éditions de Minuit. Il sera complété de deux autres livres Une connaissance inutile et Mesure de nos jours pour former la trilogie « Auschwitz et après ». Charlotte
Delbo ne cessera plus d'écrire.

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