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Apologie du materialisme

Apologie du materialisme

À propos

Le matérialisme a toujours fait problème, étant donné les enjeux idéologiques et politiques qu'il a impliqués et qu'il implique toujours. Je voudrais d'abord l'examiner en lui-même et le justifier à partir des différentes manières que l'on a d'appréhender le réel sur sa base, qui sous la forme de plusieurs niveaux que l'on est en droit de hiérarchiser, pour une large part tout au moins, comme ce vocable l'indique. Et à chaque fois, l'on s'apercevra que ce qui est en jeu, c'est l'existence de la matière, la conception que l'on doit s'en faire, son extension, et, bien entendu, notre capacité de la connaître et d'en expliquer les diverses formes, des plus humbles aux plus hautes. L'examen de ses limites éventuelles - je dis bien : éventuelles - dans l'ordre de la compréhension que le matérialisme peut nous fournir (ou pas) des diverses formes de la réalité, ne pourra avoir lieu qu'après, lorsqu'on le confrontera à différentes questions comme la foi religieuse, l'art, la dimension métaphysique des choses (si elle existe) et, question finale, celle du Sens (avec une majuscule). Mais j'ai en vue de présenter une dernière fois, d'une manière synthétique et systématique, ce qu'il en est de ce fameux matérialisme et de sa valeur théorique intrinsèque - quitte à rappeler parfois des travaux antérieurs dans lesquels des justifications supplémentaires, mais sectorielles, sont apportées à mes thèses. Et je le ferai sans faux-fuyants. C'est pourquoi j'ai tenu aussi à envisager lucidement la question des limites éventuelles de l'ontologie matérialiste, quitte à surprendre et à la rendre plus modeste, mais aussi plus convaincante dans son ordre propre.

Sommaire

Avant-propos. Valeur du matérialisme. La matière physique. Le rapport sensible au monde, premier contact avec la matière. La représentation de la matière pour la science physique. Pourquoi le refus du réalisme matérialiste ? L'objectivité de la connaissance scientifique de la matière. Note critique sur Wittgenstein. La matière vivante : le matérialisme proprement dit. L'importance décisive de Darwin. Note sur le « naturalisme intégral » d'Espinoza. Pour conclure. Des limites au matérialisme ? Préalable. La foi religieuse, une fausse objection. L'art un mystère irréductible ? Du côté des artistes. Du côté des philosophes. Du côté de l'expérience esthétique elle-même. L'objection aux objections. La limite métaphysique du matérialisme scientifique : le matérialisme. Transcendant. Le Sens. Ouverture ? Bibliographie.

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie contemporaine

  • EAN

    9782350881690

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    152 Pages

  • Longueur

    23 cm

  • Largeur

    16 cm

Infos supplémentaires : Broché  

Yvon Quiniou

Yvon Quiniou, agrégé de philosophie, est membre de la rédaction de la revue Actuel Marx. Auteur de nombreux ouvrages et articles d'inspiration matérialiste, il procède ici, d'une manière vivante et précise, au bilan d'une pensée complexe et mal connue, souvent déformée par ceux-là même qui se déclarent « marxistes ». Une préface sera ajoutée à cette 2e édition, où l'auteur reviendra notamment sur la crise financière de cette fin 2008 et la remise en cause du capitalisme par de nombreux acteurs.

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