Sara lövestam

  • Une broche en argent, une paire de lunettes tordue, une vieille règle en bois et des bottines d'une élégance désuète - quatre objets d'un autre temps viennent faire irruption dans la vie désenchantée de Hanna. Ce sont les derniers témoins de l'histoire d'amour impossible entre Signe et Anna cent ans plus tôt - à la veille du combat menant au droit de vote des femmes en Suède. Intriguée, Hanna remonte obstinément la piste de ces objets qui sont pour elle devenus talismans.

  • Martin a des préférences sexuelles pour le moins inhabituelles : il est éperdument attiré par les femmes aux membres amputés et tente par tous les moyens dentrer en contact avec des filles qui correspondent à son fantasme. Dans une prose revigorante et dynamique, Sara Lövestam met en scène des personnages extrêmement fouillés qui se heurtent à des situations peu banales mais non moins fondamentales. Sans jamais tomber dans le cliché ou dans lartifice du sensationnalisme, elle offre ici un premier roman osé et exquis.

  • Lorsque Malte, cinq ans, rencontre cet homme blond qui lui parle à la grille de la crèche, il voit en lui un ami. Roger a l'air gentil lorsqu'il lui propose son aide pour garder un secret. Enfin quelqu'un qui lui accorde ce semblant d'attention que sa mère et le compagnon de celle-ci, sous l'effet de la colère ou de l'alcool, lui refusent. Roger rencontre sa mère, se fait insistant, trop aimable, propose de le garder... Spectacle que le Témoin, depuis sa fenêtre donnant sur la crèche, observe d'un mauvais oeil. Il va falloir agir : telle est aussi la conclusion à laquelle parvient Nozat, stagiaire à la crèche et hacker en herbe, lorsqu'il tombe par hasard sur des mails pour le moins inquiétants. Le refrain de la comptine chantée à la section Coccinelle prend de sinistres accents : « dans les eaux profondes » naissent d'obscurs sentiments qui menacent la magie de l'enfance. Une oeuvre subtile et magistrale confirmant le talent de la jeune romancière suédoise.

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