• Couvert d'un manteau léger, Serge avait froid. C'était le début du mois deSylvain Hariga novembre. Une période triste où l'automne est déjà bien installé. Les arbres avaient perdu leurs feuilles et attendaient l'hiver, qui s'annonçait vigoureux cette année. Bien sûr, personne n'était là pour l'accueillir. Qui, d'ailleurs, aurait bien pu être là ? Il n'avait, depuis cinq ans, donné aucune nouvelle, coupant volontairement les ponts avec sa famille et tous ses amis. « Il avait en partie payé sa faute et devait à présent essayer de construire autre chose ».

    Il s'agissait exactement des paroles de la psychiatre, une jeune femme attirante, qui le suivait depuis un peu plus de deux ans. « Payer sa faute. construire autre chose », pensa-t-il en souriant amèrement.

  • Couvert d'un manteau léger, Serge avait froid. C'était le début du mois deSylvain Hariga novembre. Une période triste où l'automne est déjà bien installé. Les arbres avaient perdu leurs feuilles et attendaient l'hiver, qui s'annonçait vigoureux cette année. Bien sûr, personne n'était là pour l'accueillir. Qui, d'ailleurs, aurait bien pu être là ? Il n'avait, depuis cinq ans, donné aucune nouvelle, coupant volontairement les ponts avec sa famille et tous ses amis. « Il avait en partie payé sa faute et devait à présent essayer de construire autre chose ». Il s'agissait exactement des paroles de la psychiatre, une jeune femme attirante, qui le suivait depuis un peu plus de deux ans. « Payer sa faute... construire autre chose », pensa-t-il en souriant amèrement.

  • C'était un jour de semaine, au mois de mai. Il faisait beau et chaud depuis déjà plusieurs jours. Une température inhabituelle pour la saison, mais chacun s'accommodait avec plaisir de cet avant-goût d'été. Le Terminal deux B de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle était désert en ce début d'après-midi. La plupart des voyageurs qui partaient pour la journée avaient pris un vol très tôt le matin, et nous n étions pas encore en période de congés scolaires. Le taxi avait déposé Serge quelques minutes plus tôt et il se dirigeait d'un pas rapide vers le comptoir de la compagnie Malév, la compagnie aérienne hongroise. Il allait droit devant lui, ne se préoccupant pas des rares personnes qu'il pouvait croiser. Il enregistra une imposante valise noire et garda avec lui un petit sac à dos en cuir. Il récupéra sa carte d'accès à bord sans un regard pour l'hôtesse. Il était visiblement triste et perturbé. Quelque chose n'allait pas et cet état se lisait tant sur son visage que dans ses moindres mouvements. Le vol pour Budapest ne décollait que dans deux heures. Il essaya de se détendre un peu.

  • Ils partirent, après les présentations d'usage au chef du village, pour la « grotte de l'oracle ». Certains faisaient des dizaines de kilomètres pour recueillir les conseils du sorcier. On ne pouvait se présenter devant lui que pieds et torse nus. Seul Stéphane et Godfrey entrèrent dans la grotte, encombrée de carcasses de squelettes d'oiseaux. Le devin les accueillit cérémonieusement, fit quelques incantations, puis s'adressa à Stéphane :

    - Tu vas très bientôt connaître un grand bonheur, mais celui-ci sera accompagné d'une perte douloureuse. Si tu m'offres une chèvre, je peux conjurer le mauvais sort.

    - Désolé mon ami, mais je n'ai pas de chèvre avec moi.

    - Comme tu veux, répondit l'oracle. Tu auras une très longue vie, un long rêve éveillé.

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