• Macron et les Gilets jaunes ont ouvert une page nouvelle de l'histoire de France, qui mêle retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire.
    À la lumière de Marx, mais un Marx mis « sous surveillance statistique », Emmanuel Todd examine scrupuleusement l'évolution rapide de notre société depuis le début des années 1990. La vie politique des années 1992-2019 prend alors tout son sens : une longue comédie où s'invitent les classes sociales.
    Bienvenue dans cette France du xxie siècle, paralysée mais vivante, où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes.

    Avec la collaboration de Baptiste Touverey.

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  • Où en sommes-nous ?

    De l'émergence d'homo sapiens à nos jours, cette brève histoire de l'humanité est tournée vers l'intelligence du monde tel qu'il se recompose sous nos yeux.

    Or, c'est dans les profondeurs les moins conscientes de la vie sociale que gît l'explication de ce qui nous apparaît aujourd'hui comme le grand désordre du monde.

    Il faut saisir la dynamique de longue durée des systèmes familiaux, l'articulation de ces systèmes avec la religion et l'idéologie, explorer les ruptures induites par le progrès éducatif pour comprendre la divergence des nations avancées : le paradoxe d'un homo americanus simultanément innovateur et archaïque, le phénomène Trump, le manque de réalisme allemand et chinois, l'efficacité russe, la renonciation japonaise, les récentes métamorphoses de l'Europe et le Brexit.

    Cette revisitation magistrale de l'histoire de l'humanité nous permet finalement d'apercevoir avec lucidité ce qui nous attend demain.

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  • La crise de la société française - et des sociétés occidentales en général - conduit à se poser une question de fond : faut-il envisager la disparition du système démocratique ? Et, par voie de conséquence, quel système serait alors susceptible de le remplacer ?
    Cet ouvrage combine l'analyse instantanée et l'étude des processus de longue durée pour envisager la situation de la politique et de l'économie et l'évolution des structures familiales. De ce travail d'investigation se dégagent, entre autres thèmes, le caractère fondamentalement religieux de la crise actuelle (le religieux étant considéré comme structurant la société), le pessimisme culturel ambiant (conséquence de la stagnation éducative), la réapparition d'une stratification de la société (l'ascenseur social cher à la démocratie fait place à l'instauration d'une nouvelle oligarchie), l'impact du libre-échange provoqué par la mondialisation, la possibilité d'une réémergence de la lutte des classes (conséquence de la disparition des classes moyennes).
    Dans ce nouvel ouvrage qui ne ménage personne dans aucun camp, Emmanuel Todd brille une fois de plus dans son rôle d'historien et d'observateur et se passionne pour ce sujet essentiel : où va notre société ?

  • Au début des années 1980, Emmanuel Todd fut frappé par la coïncidence presque parfaite entre la carte du communisme achevé et celle d'un type particulier de structure familiale paysanne, autoritaire et égalitaire. Il émit alors l'hypothèse d'un lien nécessaire entre fond anthropologique et superstructure idéologique des sociétés. Une nouvelle description des systèmes familiaux ? intégrant niveau d'autoritarisme de la relation parent-enfant, degré d'égalité dans la relation entre frères, échange matrimonial et statut de la femme ? lui permettait d'expliquer, dans deux ouvrages fondateurs, la diversité des destins idéologiques et économiques régionaux ou nationaux.

    Réunissant La Troisième planète et L'Enfance du monde, ce livre expose ce modèle théorique original et le confronte à de nombreuses situations historiques. Une postface inédite en montre la puissance explicative pour comprendre l'évolution des sociétés contemporaines.

  • Connu du grand public pour ses interventions souvent à contre-courant sur l'Europe et la vie politique française, Emmanuel Todd est d'abord et avant tout un chercheur. Ce dialogue, qui s'est tenu dans le cadre d'un séminaire d'épistémologie, est l'occasion pour l'historien des structures familiales, héritier de l'école des Annales, de revenir sur son parcours, de discuter de ses outils, de son rapport aux écoles historiques et sociologiques, mais aussi de débattre de ses «?intuitions?» et hypothèses sur le devenir économique et politique des sociétés contemporaines.
    Un processus de recherche est-il par définition fait d'aléas et d'imprévus?? Quel usage l'historien doit-il faire des données quantitatives?? Comment, dans la perspective d'une théorie générale des processus sociaux, penser l'articulation entre l'État et les structures familiales?? Le savoir des sciences sociales est-il émancipateur?? Les sociétés humaines préfèrent-elles ignorer la vérité de ce qu'elles sont??
    À ces questions fondamentales d'épistémologie des sciences sociales, Emmanuel Todd apporte des réponses aussi originales que respectueuses des faits, et, non sans humour, échange en toute liberté.


    Dialogue préparé et animé par Marc Joly. Texte établi par Marc Joly et François Théron.

  • « Ce livre n'a pas été écrit "pour" ou "contre" l'Europe. Il teste une hypothèse sur le lien entre diversité des structures familiales et diversité des trajectoires historiques. Mais j'espère qu'il permettra à certains européistes de sonder l'épaisseur anthropologique des nations. J'espère que certains d'entre eux, partant comme moi de bons sentiments européens, arriveront aussi à la conclusion que le traité de Maastricht est une ouvre d'amateurs, ignorants de l'histoire et de la vie des sociétés. »

  • La France doit-elle vraiment continuer de maltraiter sa jeunesse, rejeter à la périphérie de ses villes les enfants d'immigrés, reléguer au fond de ses départements ses classes populaires, diaboliser l'islam, nourrir un antisémitisme de plus en plus menaçant ?
    Identifier les forces religieuses, familiales, économiques et politiques qui nous ont menés au bord du gouffre, indiquer les voies difficiles, incertaines, mais possibles d'un retour à la véritable République, telle est l'ambition qui anime ce livre.

  • Il n'y aura pas d'empire américain. Le monde est trop vaste, trop divers, trop dynamique pour accepter la prédominance d'une seule puissance. L'examen des forces démographiques et culturelles, industrielles et monétaires, idéologiques et militaires qui transforment la planète, ne confirme pas la vision aujourd'hui banale d'une Amérique invulnérable. Emmanuel Todd trace ici le tableau plus réaliste d'une très grande nation dont la puissance a été incontestable, mais dont le déclin relatif paraît irréversible. Les États-Unis étaient indispensables à l'équilibre du monde ; ils ne peuvent aujourd'hui maintenir leur niveau de vie sans les subsides du monde.
    L'Amérique, par son activisme militaire de théâtre dirigé contre des États insignifiants, tente de masquer son reflux. La lutte contre le terrorisme, l'Irak et «l'axe du mal» ne sont plus que des prétextes.
    Parce qu'elle n'a plus la force de contrôler les acteurs économiques et stratégiques majeurs que sont l'Europe et la Russie, le Japon et la Chine, l'Amérique perdra cette dernière partie pour la maîtrise du monde. Elle redeviendra une grande puissance parmi d'autres.

  • On connaît les apports décisifs d'Emmanuel Todd à l'anthropologie, particulièrement au rôle des types familiaux dans le temps.
    Au commencement, il y eut la volonté de montrer que la diversité des structures familiales traditionnelles explique les trajectoires de modernisation. Ainsi, la carte du communisme recouvrait-elle celle de la famille communautaire, associant l'autorité du père à l'égalité des frères ; la famille nucléaire absolue anglaise, libérale pour ce qui concerne les rapports entre parents et enfants mais indifférente à l'idée d'égalité, fut le substrat nécessaire aux développements de l'individualisme et du libéralisme politique anglo-saxons ; la famille nucléaire égalitaire du Bassin parisien, structurée par les valeurs de liberté des enfants et d'égalité des frères, légitimait l'idée a priori d'une équivalence des hommes et des peuples ; la famille souche, système fondé sur l'autorité du père et l'inégalité des frères, fut en Allemagne et au Japon le socle d'idéologies ethnocentriques dans le contexte de la transition vers la modernité.
    Pour autant, comment expliquer cette fragmentation de l'espèce humaine, sinon en remontant à l'unicité originaire, si elle avait jamais existé ? Au terme d'une enquête menée depuis plus de vingt ans, impliquant l'examen et la mise en fiche des organisations familiales de centaines de groupes humains préindustriels, Emmanuel Todd identifie et définit une forme originelle, commune à toute l'humanité : la famille nucléaire.
    Il reconstitue le processus de différenciation qui a mené aux émergences, successives ou simultanées, des divers types anthropologiques observables à la veille du déracinement urbain et industriel. Pour cela, il recourt à une anthropologie diffusionniste et non plus structuraliste et il emprunte à la linguistique le principe du conservatisme des zones périphériques. Il apparaît alors que l'Europe, placée sur la périphérie de l'Ancien monde, est sur le plan familial un conservatoire de formes archaïques ; nous sommes restés, pour ce qui concerne l'organisation anthropologique, assez proche de la forme originelle.
    Pour avoir ignoré des évolutions familiales paralysantes pour le développement technologique et économique, l'Europe a été, durant une brève période, « en tête » de la course au développement, bien que l'Occident n'ait inventé ni l'agriculture, ni la ville, ni le commerce, ni l'élevage, ni l'écriture, ni l'arithmétique.

  • La chute des taux de croissance, la montée des inégalités et de la pauvreté, l'incohérence des évolutions monétaires sont des phénomènes bien réels, et de nature économique. Ils ne font cependant que refléter des déterminants culturels et anthropologiques beaucoup plus profonds. Le déclin éducatif américain, le choc malthusien produit en Europe par l'arrivée des classes creuses à l'âge adulte, l'émergence d'une stratification culturelle inégalitaire, l'affaissement des croyances collectives - parmi lesquelles la nation - définissent ensemble bien plus qu'une crise économique : une crise de civilisation.
    Mais l'idée d'une contrainte économique agissant «de l'extérieur» sur les États-Unis, le Japon, l'Allemagne ou la France, baptisée mondialisation, n'est qu'une illusion. Le sentiment d'impuissance qui paralyse les gouvernements ne sera surmonté que si renaît l'idée de nation.

    Nouvelle édition augmentée d'une préface de l'auteur.

  • 3 à 4 millions de personnes ont défilé en France, les 11 et 12 janvier derniers, sous une revendication d'identité commune : "Je suis Charlie." Mais qui est Charlie ?
    Qui sommes-nous, nous qui avons affiché une telle détermination dans le refus de la violence aveugle, la réaffirmation que la république est notre socle commun ? À quoi aspirons-nous vraiment, et de quoi Charlie est-il le nom ?
    Par sa forme (10 à 12 cartes bichromes in texte) et son ton, ce petit essai prend délibérément la suite du Mystère français (2013, "La République des idées", 45 000 exemplaires vendus), dont il constitue en quelque sorte la conclusion, telle que "l'événement Charlie" autorise à l'écrire.
    En 140 pages, il pose un diagnostic éclairant sur le mal qui ronge les classes moyennes françaises. Un livre bien peu consensuel, et qui donnera matière à débats, loin de l'unanimisme ambiant.

    Emmanuel Todd est historien et démographe, chercheur à l'INED. Il a notamment publié Le Rendez-vous des civilisations (Seuil, 2007, avec Youssef Courbage), Après la démocratie (Gallimard, 2008) et, avec Hervé Le Bras, deux ouvrages qui ont fait date, L'Invention de la France. Atlas anthropologique et politique (Hachette, 1981, rééd. Gallimard, 2012) et Le Mystère français (Seuil, La République des idées, 2013).

  • La chute des taux de croissance, la montée des inégalités et de la pauvreté, l'incohérence des évolutions monétaires sont des phénomènes bien réels, et de nature économique.
    Ils ne font cependant que refléter des déterminants culturels et anthropologiques beaucoup plus profonds. le déclin éducatif américain, le choc malthusien produit en europe par l'arrivée des classes creuses à l'âge adulte, l'émergence d'une stratification culturelle inégalitaire, l'affaissement des croyances collectives - parmi lesquelles la nation - définissent ensemble bien plus qu'une crise économique : une crise de civilisation.
    C'est dans ce contexte que s'épanouissent la " pensée zéro " des classes dirigeantes françaises et le projet d'une impossible monnaie unique européenne. mais l'idée d'une contrainte économique agissant " de l'extérieur " sur les etats-unis, le japon, l'allemagne ou la france, baptisée mondialisation, n'est qu'une illusion. le sentiment d'impuissance qui paralyse les gouvernements ne sera surmonté que si renaît l'idée de nation.

  • Ou en sont-elles ? . une esquisse de l'histoire des femmes Nouv.

  • Emmanuel Todd annonce la chute de l'Union soviétique en 1976.
    Visionnaire, il explique la stagnation économique de l'URSS, le pourrissement de l'idéologie communiste, et enfin le délitement de l'appareil d'Etat. Un ouvrage de référence.

  • Ce livre est né d'une émission sur le site internet Arrêt sur images.
    Emmanuel Todd y était invité pour parler des révolutions qui secouent le monde arabe et plus particulièrement du rôle joué par la démographie. Son analyse était si originale et sa pensée si libre, que nous avons eu aussitôt envie de lui poser d'autres questions et d'en faire un livre. Todd dépasse par le haut le lancinant débat sur l'islam qui serait incompatible avec la modernité et la démocratie.
    Il le dépasse par l'histoire millénaire saisie dans ses permanences : la manière dont les êtres humains s'aiment, s'unissent et se perpétuent, leur éducation, leur durée de vie. Les statistiques existent et sont disponibles mais demeurent silencieuses, aussi longtemps que n'arrive pas un Todd pour les faire parler. Ce livre bref apporte un regard indispensable pour comprendre ce qui se passe de l'autre côté de la méditerranée, ce monde si proche auquel nous unissent tant de liens, passés comme présents.
    L'actualité en Tunisie, en Egypte, en Libye et en Syrie et le prochain sommet de Deauville consacré aux conséquences économiques du printemps arabe donneront à cet ouvrage et à son auteur une exposition médiatique importante.

  • Au début des années 80, emmanuel todd fut frappé par la coïncidence presque parfaite entre la carte du communisme achevé et celle d'un type particulier de structure familiale paysanne, autoritaire et égalitaire.
    Il émit alors l'hypothèse d'un lien nécessaire entre fond anthropologique et superstructure idéologique des sociétés. une nouvelle description des systèmes familiaux - intégrant niveau d'autoritarisme de la relation parent-enfant, degré d'égalité dans la relation entre frères, échange matrimonial et statut de la femme - lui permettait d'expliquer, dans deux ouvrages fondateurs, la diversité des destins idéologiques et économiques régionaux ou nationaux.
    Empiriquement vérifiée, cette hypothèse n'a pas été réfutée.
    La troisième planète et l'enfance du monde sont ici rééditées, augmentées d'une préface résumant les conditions et les résultats d'un débat qui opposa, d'une manière très classique, une hypothèse scientifique au conservatisme des savants et aux préjugés des politiques.
    L'implosion des grandes idéologies - communisme, socialisme, libéralisme classique, de type anglo-saxon ou français - confère à ces livres une nouvelle et paradoxale actualité.
    Le modèle anthropologique permet en effet d'expliquer la persistante diversité culturelle et politique d'un monde qui se croit unifié par la disparition temporaire des croyances collectives et par la globalisation économique.

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