• « Monsieur Diop mène dans ce livre un excellent travail de déconstruction et de réappropriation de la notion d'art africain. L'art africain a manqué de critiques et de commentateurs africains et s'est vu dépossédé, dès le départ pourrait-on dire, de sa théorisation au profit de regards étrangers. Le grand mérite de l'auteur est d'avoir abordé un sujet complexe et encore mal étudié, où beaucoup restent prisonniers des catégories coloniales au moment même où la réflexion est aussi mise sous pression par les catégories de l'art contemporain. Monsieur Diop est appelé à devenir un spécialiste de premier plan de l'art africain dans ce qu'il a de contemporain comme dans ce qu'il a de classique. » (Yves Michaud)

  • Lorsque Birima sort de chez lui, il assiste à un dramatique accident : Séga, jeune garçon, est heurté par un camion. Il décédera quelques heures plus tard à lhôpital, « en attendant son tour ». Cette iniquité est le point de départ dune longue réflexion du narrateur sur les dysfonctionnements et les injustices au Sénégal et en Afrique en général, gangrénée par des préjudices sociaux, un système de castes dépassé et une corruption à toute épreuve.

  • Dans sa généreuse préface à l Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française de Senghor (1948) intitulé « Orphée noir », Jean-Paul Sartre déclare que la Négritude est « exil », « racisme antiraciste », qu elle est faite « pour se détruire », «passage et non aboutissement, moyen et non fin dernière. [...]. Un pas de plus .., la Négritude va disparaître tout à fait ». Ainsi, il proclame un « adieu à la Négritude » parce que selon lui, elle est « triomphe du Narcissisme et suicide de Narcisse ». Les intellectuels noirs contesteront dans leur majorité et de diverses manières la vision sartrienne de la Négritude. Senghor lui répondra que la Négritude « ne disparaîtra [...] pas ; elle jouera, de nouveau, son rôle, essentiel, dans l édification d un nouvel humanisme plus humain, parce qu il aura enfin réuni dans leur totalité les apports de tous les continents, de toutes les races, de toutes les nations ». Quelques interrogations sont à l origine de ce livre. Y-a-t-il eu un malentendu entre Sartre et les négrologues ? Comment ces derniers ont-ils défini leur mouvement ? Aujourd hui, plus de soixante ans après la préface de Sartre, peut-on parler de la mort de la Négritude ou plutôt de sa survivance?. Ce présent recueil de contributions, réuni par Babacar Mbaye Diop, tente d y apporter des réponses. Il s agit de dissiper l ambiguïté qui pèse sur la Négritude depuis cette célèbre étude du philosophe. Babacar Mbaye DIOP, Kasereka KAVWAHIREHI, Amadou Lamine SALL, Lilyan KESTELOOT, Cheikh THIAM, Alice Delphine TANG, Laure Clémence CAPO-CHICHI, Biringanine NDAGANO, Patricia ROJAS, Jean-Christophe L. A. KASENDE, Kathleen GYSSELS

  • Cet ouvrage se veut un hommage au 50è anniversaire de la parution du grand ouvrage de Cheikh Anta Diop : Nations nègres et culture. Le parcours exceptionnel de l'homme est retracé et des thèmes très chers à Cheikh Anta Diop comme L'Afrique et l'Occident, les sources égyptiennes de la civilisation africaine et l'apport de la communauté noire et de l'Egypte à la civilisation constituent les différentes parties de cet ouvrage.

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