• Depuis son enfance, Renée tombe en admiration comme d'autres entrent en religion.
    Contrastant avec la grisaille de son milieu, les êtres qui la font rêver sont pour elle comme des astres solaires : il y a d'abord l'éclat de Solène, brillante jeune comédienne qui lui apprend l'insolence de la joie de vivre, puis la beauté de Louis, le quadragénaire fantasque qui l'entraîne sur les chemins ambigus du désir. Enfin la faconde de Riton, le gourou manipulateur d'un groupuscule maoïste, qui lui fera croire, dans la foulée d'un certain mois de mai, qu'un monde meilleur est au bout des slogans révolutionnaires.
    Racontée avec ironie par Renée devenue adulte, cette histoire va et vient du passé au présent, parcourant les méandres du labyrinthe de l'existence où, malgré les détours, l'on ne repasse jamais exactement par les mêmes émois.


  • la mort brutale de nicole, son amie d'enfance, frappe florence de plein fouet.
    tandis que la télévision montre la chute du mur de berlin, un mur cède à l'intérieur d'elle-même, livrant passage aux monstres jusque-là tenus en respect par la vitalité de nicole. elle se décide alors à consulter ida, une thérapeute un peu suspecte qui habite mer, petite ville terne et envoûtante. assise au coin du feu et munie d'un pendule, ida entreprend alors de détricoter le passé de florence jusqu'à la maille défectueuse.
    dans ce troisième roman, celui de la maturité, françoise baqué raconte avec finesse ce moment difficile de la quarantaine oú les femmes se retournent sur leur vie pour interroger leur avenir. son regard lucide met à nu les amères jouissances de la résignation, la tentation de vivre à travers autrui et le réveil brutal qu'inflige parfois la vie.

  • Alentour, ville et campagne déshabitées sont investies par la végétation et ne retentissent que de cris d'animaux. A l'abri des remparts du château, Arthur Vergobret attend le retour du Paradis perdu et anime pour d'improbables touristes une étrange visite guidée, une "post-visite". Un souffle de folie traverse ces pages érudites et cocasses, poétiques et terrifiantes, qui prêteraient à sourire si elles ne faisaient pas froid dans le dos.
    Un roman gothique et apocalyptique de "mauvais genre".

  • Deux frères, fils d'un savant parti travailler en URSS en 1958, ont vécu séparés depuis l'enfance, Basile à Paris, Victor à Leningrad. Le premier, autrefois peintre, est devenu réparateur d'objets chers au coeur des gens ; l'autre a été recruté pour un mystérieux « projet Almaz » qui devait faire de lui un « homme augmenté » par la neurotechnologie. Au début des années 2000, Basile doit se préparer au retour de Victor.

  • Darius, dix ans, ne sait rien de son prénom.

    Un jour, il visite le musée du Louvre en famille et s'attarde devant une statue d'Alexandre le Grand qui l'intrigue puis l'interpelle...

    Alors, commence pour Darius une visite extraordinaire.

    Tout doucement, la voix d'Alexandre reprend :

    « Mais tu es en train de me délivrer Darius, petit Darius...

    Sais-tu que tu portes le nom de Darius le Grand, roi de Perse ?

    Il était le descendant le Cyrus, fondateur de l'Empire perse... »

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