Pinar Selek

  • Avril 2015 marquera le centenaire du génocide arménien. Une page noire de l'Histoire turque, toujours controversée, toujours taboue. Quel regard peut porter sur cette communauté et sur cet épisode une Turque née dans les années 70 ? Pinar Selek répond avec ce récit personnel et engagé, tissé de ses souvenirs, observations et rencontres. Avec elle, nous apprenons de l'intérieur ce que signifie se construire en récitant à l'école des slogans proclamant la supériorité nationale, en étudiant sur des manuels mensongers, en côtoyant des camarades craintifs et silencieux, en sillonnant une ville où les noms arméniens ont été effacés des enseignes, en militant dans des mouvements d'extrême gauche ayant intégré le déni.
    Un témoignage sensible et polémique de la part d'une femme engagée dont la personnalité et les écrits continuent d'être marqués par la question arménienne.

  • Cet ouvrage dit la douleur de l'exil non choisi et, au delà, l'espérance et le courage d'une femme libre qui a fait siens ces mots de Virginia Woolf : "Mon pays à moi, femme, c'est le monde entier". S'étant entraînée dès l'enfance à repousser les murs des espaces, réels et imaginaires, qu'elle habitait, l'auteur explore les tensions entre la nostalgie pour là-bas et l'attirance pour l'ailleurs... Cette nouvelle édition est augmentée d'une lettre adressée par Pinar à ses ami·es de Lyon, lorsqu'elle a quitté cette ville en 2015 pour Nice.
    La "Chronologie" retraçant les grandes étapes de son parcours et le procès fleuve que lui intente l'État turc a été mise à jour, de même que la bibliographie de ses écrits.

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  • À Yedikule, un des plus anciens quartiers d'Istanbul, quatre jeunes épris de liberté cherchent leur place dans une société figée depuis le coup d'État de septembre 1980. La condition des femmes et des minorités, les conventions sociales, l'oppression politique:
    Tout leur pèse. Sema la rêveuse voudrait entrer à l'université. Salih l'apprenti menuisier cherche à perpétuer son art là où il a grandi tandis qu'Hasan le musicien aimerait faire vivre le sien sur les routes du monde. Seule Elif opte pour la voie périlleuse de la révolution. Quatre parcours, mais une même devise : Il nous reste un demi-espoir.
    Hommage à une ville et à ses communautés, réflexion sur l'appartenance, leçon d'humanité, ce premier roman de Pinar Selek est celui de toute une génération qui cherche sa voie entre la Turquie d'hier et celle de demain.

  • A travers 58 entretiens menés avec des hommes de différents âges et milieux socio-géographiques, cet ouvrage vise à saisir les souvenirs qu'il a laissés aux anciennes recrues et les discours qui l'accompagnent. Premier arrachement au milieu familial pour

  • Réédition en poche de ce livre d'entretiens avec cette sociologue, féministe et écrivaine exilée en France, une des plus grandes intellectuelles turques contemporaines avec Asli Erdogan. Elle revient sur son parcours, ses engagements auprès des minorités et son soutien à diverses contestations. Elle témoigne surtout de son désir de décloisonner les luttes et d'élargir les coopérations au-delà des frontières.

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  • Verte et sa grand-mère parlent le langage des oiseaux. Cette faculté extraordinaire inquiète beaucoup les volatiles, qui craignent que les humains n'étendent encore leur empire. Ils décident de se mobiliser. Un conte initiatique sur la liberté et l'amitié.

  • Algue et la sorcière Nouv.

    "« Avez-vous déjà vu une sorcière ?
    Moi oui. Je l'ai même touchée. Sur notre île, on l'appelait la Sorcière à la Cape Noire.
    J'ai peigné les cheveux de celle qui était notre malédiction. Ensuite... » Algue, enfant curieuse et intrépide, ne se laisse pas impressionner par les peurs qui polluent la vie et l'harmonie de son île... Le jour où la Sorcière à la Cape Noire s'attaque à son frère, Algue prend son courage à deux mains et s'en va lui demander des comptes... Qui est donc cette Sorcière à la Cape Noire ?
    Après Verte et les oiseaux, ce deuxième conte de Pinar Selek interroge la peur de l'autre et les préjugés, le courage qu'il faut pour les dépasser."

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