Triartis

  • Mikhaïl Boulgakov est aujourd'hui, sans conteste, le plus grand écrivain russe de la première moitié du XXee siècle. Cette gloire internationale ne doit pas faire oublier qu'il ne put, de son vivant, presque rien publier de ses oeuvres ni montrer sur scène ses productions théâtrales. Réveillon chez les Boulgakovles Boulgakov nous fait pénétrer dans l'intimité de l'écrivain, de sa femme Elena et de leurs amis qui survivent (mais pour combien de temps encore ?) à la terreur stalinienne. Ce moment, le début de 1939, est décisif dans la carrière de Boulgakov, puisqu'il a entrepris un ouvrage qui, cette fois-ci, devrait recueillir l'assentiment du puissant maître du Kremlin. Mais, est-ce si sûr ? L'irréductible Boulgakov, un des rares hommes libres dans ces temps de servitude, de lâcheté et de flagornerie, saura-t-il courber son génie ? Quelle place un véritable créateur peut-il trouver face à un pouvoir totalitaire ? Olga Medvedkova, faisant revivre ce brillant milieu de l'intelligentsia moscovite, nous propose au-delà d'une plongée dans le temps, un voyage plus profond, au coeur de l'oeuvre de Boulgakov, analysé de manière nouvelle, à la façon de son auteur qui se définissait lui même comme mystique et satirique. Ce texte est un « récit véridique », une fiction où tout est vrai. Les mots sont exhumés des archives : leur diablerie dé-passe même les inventions de l'auteur du Maître et Marguerite Maître Marguerite. Ce récit drôle, . émouvant, effrayant, qui rappelle des faits que certains sont peut-être soucieux d'oublier aujourd'hui, parle du courage du vrai créateur, de l'intransigeance de la création et, plus largement, de la liberté de l'homme face à son temps et son destin.

  • Rosa Luxemburg est détenue en février 1915 pour avoir exhorté les prolétaires allemands et français à ne pas prendre part à la grande boucherie que promettait d'être la Première Guerre mondiale... Libérée puis réincarcérée de juillet 1916 à novembre 1918, elle suit la progression de la révolution russe de 1917. Durant ces périodes d'enfermement, elle écrit régulièrement à Sonia, la seconde épouse de Karl Liebknecht, avec lequel elle a fondé le groupe Spartakus. Loin de se limiter au militantisme politique, ses lettres portent en elles l'amour que Rosa a de la vie, sa foi en l'être humain, son émerveillement face à la nature et au monde animal, et ajoutent à sa vérité révolutionnaire et antimilitariste une dimension humaniste. Comme si seules la contemplation et la compréhension du monde et du vivant à travers les barreaux de sa prison pouvaient engendrer la réflexion et produire l'exaltation nécessaire à l'action.

  • Olympe de Gouges jugeait que si la femme avait le droit de monter à l'échafaud, elle devait aussi posséder celui de «?monter à la tribune?». Elle s'insurge contre l'esclavage, lutte en faveur de l'égalité entre hommes et femmes, milite pour le droit au divorce et à l'union libre?; elle soutient la monarchie constitutionnelle dans un premier temps, puis les instances successives de la Révolution, mais craint plus que tout la guerre civile. Révoltée par les excès de Robespierre, elle défend la démocratie menacée par la Terreur. Olympe subira la foudre du Tribunal révolutionnaire et sera guillotinée le 2 novembre 1793. L'adaptation de Virginie Berling propose des textes canoniques (Déclaration des droits de la femme...) et d'autres moins connus, voire non édités, lettres ouvertes, textes d'affiches, documents saisis à son domicile lors de son arrestation... qui témoignent de sa vision politique complexe, si simple cependant dans l'expression de son désir d'égalité, de paix et de justice? !

  • Vingt-trois péripéties drolatiques ou bouleversantes dévoilent les méfaits, lâchetés et compromis actuels des humains à l'égard des animaux libres ou asservis. Avec Théo, son héros facétieux, jeune éco activiste en colère, inventeur d'actions éclatantes et cocasses, Philippe Guerlet mène une lutte inédite sans jamais recourir à la violence. L'objectif : ridiculiser souvent, mais contrer toujours. Soit la chasse aux trophées en terre africaine, soit les trafics illicites de singes et d'oiseaux exotiques... Alerter sur les traditions sanglantes, comme celles des dauphins massacrés aux Féroé, et bien d'autres ! Révéler les mille et une exactions dévastant la faune sauvage à travers la planète. En complément de ces récits qui, selon Allain Bougrain-Dubourg, offrent « une manière judicieuse de servir la cause » se manifestent des responsables d'associations de sauvegarde du monde animal, et des ONG, soutenus par l'humour de dessinateurs tout aussi combatifs.

  • Edmond Rostand (1868 - 1918), le glorieux auteur de Cyrano de Bergerac, composa aussi des centaines de poèmes dont le lyrisme, la portée et la modernité n'ont rien à envier à ceux de son théâtre. A l'exception de son tout premier recueil, Les Musardises (paru en 1890, puis en 1911), lequel connut plusieurs rééditions après sa mort, Le Cantique de l'Aile? regroupant en 1922 les textes non publiés du vivant de l'auteur et Le Vol de La Marseillaise (poèmes sur la guerre) n'étaient plus disponibles depuis presque un siècle ! Une injustice littéraire que TriArtis, à l'occasion du centenaire de la mort d'Edmond Rostand, a voulu réparer, ressuscitant l'oeuvre du poète injustement oubliée.

  • Une mère, une famille. Ils vivent dans un village en Bourgogne. à cinq ans, le petit Baptiste commence à jouer de la guitare. Il a de qui tenir, avec sa célèbre grand-mère... à dix-neuf ans, il tombe amoureux de Clara. Ils s'installent à Paris. Elle s'inscrit aux Beaux-Arts. Lui poursuit des études musicales. Sans jamais vraiment quitter les siens, les copains, fidèle aux lieux de son enfance. La guitare toujours au bout des doigts. à vingt-quatre ans, Baptiste Chevreau assiste au concert des Eagles of Death Metal. Au Bataclan. Une mère se souvient des jours heureux, scandés par les heures poignantes de la nuit du 13 novembre 2015.

  • Entre 1610 et 1616, quelque 20 ans, donc, avant son célèbre procès et sa plus célèbre encore abjuration, Galilée écrit une série de lettres où il soutient les nouvelles théories héliocentriques de Copernic et prend position sur la question du rapport entre foi et science.
    Dans ces écrits Galilée défend la liberté de la pensée contre ceux qui voudraient lui fixer des limites au nom des Écritures et prétendent que tout ce qui, dans le monde, est connaissable est déjà entièrement connu.
    Les extraits présentés ici viennent des lettres que Galilée adresse à son collègue Kepler, à son disciple Benedetto Castelli, moine et professeur de mathématiques, au doge de Venise Leonardo Donati et à la Grande Duchesse de Toscane, Marie Christine de Lorraine, qui apprécie et soutient le travail du savant.
    Cette dernière lettre, est un écrit de combat, un vrai manifeste contre toutes les formes d'obscurantisme.

  • Quatre femmes en prise avec l'histoire contemporaine russe, à 80 ans de distance.
    Quatre femmes engagées, résistant, luttant, se révoltant, chacune à sa manière.
    Quatre femmes bien décidées à aller au bout de leurs convictions et de leurs combats, au prix parfois de leurs propres vies et de celles des autres.
    Et pourtant tout avait si bien commencé: une révolutionnaire dirigeant une usine de parfums, des amitiés fragiles tissées au hasard des correspondances et des rencontres, sur lettres de papier ou clavier électronique, des vies entières à dérouler devant soi.

  • « Quelle ville j'ai conçue ! Quel lieu de perfection ! » s'exclame Le Blond devant son plan de Saint-Pétersbourg. « Tracer la ville est une affaire de Prince », lui répond Pierre le Grand. Tout Prince veut être architecte... Tout architecte se croit Prince...

    Les rapports ne furent pas faciles entre cet architecte savant et le tsar. L'un, pétri et imbu de culture française, refuse le rôle de courtisan ; l'autre, à l'aube de l'entrée de la Russie sur la scène européenne, veut construire une nouvelle ville à l'image des cités modernes.

    Mais les politiques ne commandent des cités idéales aux artistes que pour mieux abandonner ces utopies et servir leur seule gloire ; éternelle divergence entre le pouvoir et l'art, illustrée avec humour dans ce dialogue à fleurets mouchetés entre Le Blond et Pierre Le Grand.

  • Peu de mortels eurent la chance ou le courage de pénétrer dans le royaume de Baâb.
    C'est ce voyage qui vous est offert aujourd'hui, dans les réalités du Watermill Center près de New York et l'imaginaire de son créateur et maitre suprême, Bob Wilson.
    Ce pastiche hilarant et onirique - dans le goût des voyages initiatiques des temps passés - nous introduit dans l'univers de l'artiste, emblème des avant-gardes, qui a révolutionné, au passage, le théâtre européen.

  • Porté par une musique et une voix inimitable, L'Aigle noir demeure, vingt ans après la disparition de Barbara, l'une des chansons les plus fascinantes de tout le répertoire francophone. De révélations symboliques en évocations mythologiques, Pierre Landete lève le voile sur les secrets de ce grand poème et, pour la première fois, en propose une analyse complète. «Comment écrire à tout le monde ce que l'on ne peut dire à personne » La formule répond aux mystères allégoriques de Barbara. Avec L'Aigle, la longue dame brune offre au public, du plus profond de son âme, un chant devenu mythique. Que le rêve commence:«Un beau jour ou peut-être une nuit...»

  • Cette pièce est née de rencontres avec des femmes victimes de violences conjugales, et de cette réalité impensable : une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint, compagnon, amant. Chez nous, dans une démocratie que l'on dit éclairée, des hommes tuent encore leur femme avec pour seule raison, qu'elle risque de lui échapper, de vouloir vivre comme tout être humain en femme libre. Une ronde de couples et de situations où la femme est brisée, et parfois tuée par l'homme qu'elle aime. Les mortes reviennent nous parler non sans humour et poésie, de la cruauté mais aussi du ridicule de l'homme violent, du prédateur, du pervers narcissique qui déstabilise sa femme et la fait passer pour une folle. Difficile de faire admettre à ces victimes que ce n'est pas leur faute, qu'elles n'y sont pour rien.
    Nicole Sigal parvient à faire de la vérité crue et cruelle de ces témoignages une tragédie grotesque qui révèle et établit mieux qu'une critique l'horrible réalité des faits.

  • En 1951, Jean Vilar, créateur partagé entre l'État dont il dépend et le peuple qu'il sert, donne au Festival d'Avignon toute son ampleur. Il se lance aussi dans l'aventure risquée du Théâtre National Populaire.
    Artiste au faîte de sa gloire, Gérard Philipe le rejoint. Tous deux sont bien décidés à faire vivre les grands textes d'un répertoire « élitaire pour tous », selon la formule d'Antoine Vitez.
    Ils évoquent les questions de théâtre qui les tourmentent, les imbroglios pratiques du métier, leur conception commune de cet art du jeu qui claque au vent. Leurs plumes, non dénuées d'humour, montrent le dense travail réalisé souvent dans l'urgence.
    Au-delà des engagements partagés, ils dévoilent leurs doutes et révèlent l'indéfectible respect qu'ils se portent.
    La mort brutale de Gérard Philipe en 1959 devait mettre un coup d'arrêt à cette entente si profonde, à la fois professionnelle et humaine.

  • La musique de Schumann tente d'exprimer l'indicible : l'angoisse profonde de l'artiste romantique qui pense que personne ne l'entend. Seule Clara, l'amour absolu de Robert, parvient à recueillir cette voix fragile. Mais elle ne pourra longtemps retenir l'âme inquiète du compositeur et demeurera impuissante face au désespoir du créateur qui se laissera engloutir par le silence. Chanter puis se taire, lui dira-t-il, avant de sombrer dans la folie.

  • Moi, Caravage

    Cesare Capitani

    • Triartis
    • 27 Janvier 2017

    Mon corps on ne l'a jamais retrouvé. Brûlé sur la plage ? Jeté dans la mer ? Oublié comme un chien ? Un autre à ma place, se lamenterait. Moi non ! J'ai de la chance : ni tombeau, ni dalle funéraire. Pas de commémorations pour moi. Ce serait hypocrite, après avoir été persécuté de mon vivant ! On ne peut pas mettre sens dessus dessous la peinture et vouloir mourir comme le Titien à quatre-vingt-six ans, couvert de lauriers et riche à millions! Non! De mon existence j'ai fait un précipice, une course à l'abîme. Après quelques avant-premières dans les Instituts Culturels Italiens de Paris, Rabat et Marseille, un extraordinaire concours de circonstances a fait que le spectacle Moi, Caravage - Io, Caravaggio soit créé au Festival Off d'Avignon (Théâtre des Amants) exactement le 18 juillet 2010, quatre-cents ans jour par jour après la morte de Michelangelo Merisi, dit Caravage. Présenté à nouveau au Festival Off d'Avignon en 2011 (Théâtre Buffon), Moi, Caravage a dépassé les 430 représentations entre tournée, en France et à l'étranger, outre les passages parisiens (Théâtre Lucernaire, Théâtre de la Gaîté, Théâtre des Mathurins).

  • Vingt-deux auteurs d'aujourd'hui (académiciens, écrivains, journalistes, artistes...) se retrouvent, l'espace d'un échange épistolaire, en amants ou maîtresses, parents ou moraliste, amis ou ennemis, de vingt-deux personnages illustres. Des échanges surprenants, souvent très drôle, parfois émouvants, qui se jouent sur toute la gamme des sentiments, du plus tendre à la colère, de l'amitié à la passion.

    Par exemple, dans cette " folie... pas du tout " l'académicienne Florence Delay devient l'un des fils de Racine, très impressionné par Papa. L'écrivain Harry Mathews se prend soudain pour la gouvernante d'un ami peu séduisant de Mallarmé. Le romancier Philippe Delerm qui aime pourtant " son " Jules Renard lui envoie un joli coup de patte (de velours). La journaliste Ariane Massenet, glissée dans la peau de la Pompadour se révèle une garce très convaincante.

    De même Apollinaire, Arbouville, Colette, Du Deffand, Dumas, Jouhandeau, Labiche, Malherbe, Maupassant, Musset, Nerval, Noailles, Restif de la Bretone, Rousseau, Saint-Saëns, Scudéry, Sévigné et Staël n'ont rien à perdre dans l'imaginaire intempestif de Jean-Claude Carrière, de Robert Ménard, d'Anne Sylvestre, d'Yves Navarre, de Dominique Fernandez, de Remo Forlani, de Françoise Dorin, d'Erna Hürli-Colins, d'Irène Frain, de Marie Chaix, de Jean-Pierre Thomas, de Pierre-Alexandre Murena, de Catherine Lara, de Marie-Catherine Girod, de Léa Verdy, de Didier Decoin et de Nancy Huston.

    La nature de la lettre ancienne dans ces Correspondances Intempestives a bien évidemment déterminé le choix du destinataire contemporain. Les lettres manuscrites des uns et des autres, possèdent leur version typographiée pour en faciliter la lecture. L'ensemble est illustré de portraits et de mises en images impertinentes.

  • Déplu à Staline. En haut de l'affiche du Théâtre d'Art de Moscou?: Angelina Stepanova (1905-2000), la comédienne préférée du maître Stanislavski. Ils sont jeunes, beaux, talentueux. Exacerbé par la distance, leur amour fou, secret, et... doublement illicite, s'exprime dans leurs lettres soumises aux aléas de la poste et de la censure.
    La correspondance inédite de ces deux êtres d'exception raconte une passion contrariée par les rigueurs de la politique soviétique des années 30.

  • " Cela va vite une séparation. Il suffit d'un mot pour défaire des mois, des années d'amour, c'est comme dynamiter sa maison, on craque une allumette et tout s'effondre. Etrange que ce soit si simple de se quitter. Etrange qu'il n'y ait de procédure que pour les gens mariés. "

  • 1858-1859. Alexandre Dumas et Théophile Gautier voyagent en Russie.
    Dumas, l'homme des Mousquetaires, véritable gloire nationale, chevauche de place en place et met sa plume au service de l'action, racontant ses aventures et ses rencontres, s'étonnant de tout. Il fêtera ses 57 ans entre Saint-Pétersbourg et Moscou avant d'affronter les dangers du Caucase. Gautier, écrivain renommé et critique influent, regarde en poète et en artiste, s'attache à décrire les paysages, les architectures et les costumes qui le fascinent et s'émerveille de la neige étincelante.
    Un pays, vu et ressenti au même moment mais de manières résolument distinctes par ces deux grands de la littérature française qui se côtoient à Paris, mais ne se rencontreront jamais en Russie.

    Cette " correspondance intempestive " est une fiction, librement adaptée de leurs récits de voyage, biographies et lettres à leurs proches, dont elle extrait, synthétise et parfois détourne des instants. Elle n'a d'autre prétention que de refléter la curiosité et l'admiration que nous avons éprouvées face aux témoignages de ces grands auteurs, d'inciter le lecteur à lire ou à les relire leurs écrits dans leur intégralité et leur intégrité.

  • "C'est ici", au Grenier du 7 rue des Grands-Augustins, que l'enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610.
    "C'est ici" que Balzac, dans sa nouvelle Le Chef d'oeuvre inconnu, situe la rencontre entre les peintres Pourbus, Poussin et Frenhofer, sous les poutres monumentales du Grenier.
    "C'est ici" au Grenier que Jean-Louis Barrault installa sa première compagnie en 1934.
    "C'est ici" que Pablo Picasso, occupant du Grenier entre 1936 et 1955, réalisa Guernica.

  • 1943-1944. George Orwell est à sa table d'écrivain, en pleine rédaction de son roman. Il a décidé de relier l'art à la politique. Son texte n'est pas une simple fable animalière, bien qu'il adore ce genre, mais une virulente critique de la révolution russe, de ses grandes figures historiques et des déviances de la société soviétique après les espoirs de 1917. Dans la verte campagne anglaise, les animaux de la ferme, cochons, poules, moutons, ânes, volatiles... décident de se révolter contre le joug de leurs maîtres, les humains. Ainsi, le cochon Sage l'Ancien (inspiré de Lénine) théorise la République des animaux. L'égalité pour tous. Les cochons Boule de Neige (inspiré de Trotski) et Napoléon le terrible (inspiré de Staline) mènent la danse. Leur joyeux chant de ralliement Bêtes d'Angleterre et d'Irlande fait espérer un âge d'or. Mais peu à peu tout se dégrade, les cochons en chef se métamorphosent en dictateurs criminels qui imposent un travail forcené et non récompensé. Les animaux n'ont même plus le droit de s'appeler camarades. L'heure est aux règlements de comptes et aux compromissions. Un constat politique terrible mais toujours avec la rigueur morale, la poésie et la cocasserie de George Orwell.

  • Fantaisie sur les exploits du célèbre baron.

  • Pièce d'une cruauté comique : on y rit à chaque réplique avant de pleurer à la dernière scène avec l'enfant dépositaire de toutes les passions contradictoires de ses parents.

    Un adolescent, né d'une relation extraconjugale, revit devant le juge ses souvenirs à l'âge de cinq ans : sa mère, cherchant désespérément à se venger du père marié vivant ailleurs, prend à témoin l'enfant, le rend complice de ses tourments, ses ambiguïtés et ses obsessions, jusqu'au jour où l'enfant, devenu adolescent, commettra un délit.

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