Seuil

  • Mony Elkaïm, auteur consacré et thérapeute familial, s'efforce de répondre dans ce livre aux questions que peuvent se poser les parents ou les enfants. Il ne s'agit pas de troubles graves mais plutôt de problèmes familiaux classiques : mon fils refuse d'étudier; j'ai fait construire une belle maison pour réunir la famille mais personne ne veut y venir; dois-je cacher à mon fils que son père n'est pas son vrai père etc. Même lorsque des cas plus graves sont abordés (l'anorexie par exemple), ils le sont toujours d'une façon qui se veut constructive et porteuse d'espoir. Le livre alterne des évocations de cas précis et des conseils généraux. Il montre la thérapie familiale à l'oeuvre : le trouble de tel ou tel membre de la famille renvoie toujours en dernière analyse à une pathologie du système familial tout entier.

  • Le courant " systémique " et les travaux de l'école de Palo Alto ont des implications psychologiques, philosophiques, voire sociopolitiques qui dépassent de loin le strict cadre thérapeutique.
    C'est bel et bien d'une nouvelle façon d'envisager l'homme qu'il s'agit. Le projet de cet ouvrage est d'en montrer la cohérence et l'originalité. Refusant le dualisme qui sépare l'esprit de la matière, et l'individu de son environnement, cette nouvelle pensée décrit un homme relationnel, façonnés par les liens qui l'unissent à un milieu lui-même fait d'un ensemble de relations et non d'éléments séparés.
    Elle implique des conceptions différentes de la normalité, du changement, des " causes " des troubles et de leur traitement. La façon habituelle de poser les problèmes (psychologiques, sociaux, voire internationaux) est ce qui précisément bloque leur résolution, et c'est souvent par des paradoxes apparents qu'on sortira des paradoxes apparents qu'on sortira des paradoxes apparent qu'on sortira des paradoxes bien réels de la prétendue normalité.

  • Cet ouvrage, co-signé par l'un des membres les plus prestigieux de l'école de Palo-Alto, innove à plus d'un titre. Il montre comment les principes de la thérapie brève peuvent s'appliquer aux problèmes graves tels que l'anorexie, l'alcoolisme ou même la psychose. Il décrit le processus thérapeutique dans sa progression, cas par cas et séance après séance. Le thérapeute se focalise sur le comportement qui fait problème ; il ne se demande pas comment le problème a commencé, mais comment il a persisté ; il tente de faire cesser les comportements qui le maintiennent ; attentif à la nature interactive des comportements, il s'attache à faire cesser ceux qui ont pour effet de maintenir le problème au lieu de contribuer à le dissoudre.

    Ces interventions «paradoxales» révèlent la nature interactionnelle de tout trouble : un symptôme n'est pas seulement le symptôme d'un individu, il est celui d'un système humain.

  • Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème.
    Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.

  • Frances tustin poursuit dans cet ouvrage devenu classique, dont nous présentons ici l'édition définitive considérablement remaniée et augmentée, la recherche psychanalytique engagée dans autisme et psychose de l'enfant.
    Réinterrogeant sa précédente classification, elle l'affine pour donner les critères indispensables à tout traitement possible de l'autisme elle décrit le monde terrifiant de ces enfants qui écrivent avec la main des autres, qui s'entourent d'objets durs et métalliques, qui sont livrés sans cesse à l'angoisse du trou noir, de la séparation, ou à des états extatiques oú ils fusionnent imaginairement avec la mère.
    L'expérience exceptionnelle de frances tustin la conduit à deux constatations : si un enfant devient autiste, ce n'est, le plus souvent, la faute de personne ; la mère n'est pas en cause, contrairement aux idées reçues. cette psychose est un accident de parcours de l'autisme normal propre à, tout nourrisson. enfin, et surtout ces enfants psychotiques sont curables. l'auteur en fournit a preuve par un type de psychothérapie qu'elle illustre par des cas clinique ; il s'agit, en respectant toujours l'enfant comme sujet, de l'aider à supporter enfin l'insupportable la fracture sans nom de la séparation physique d'avec sa mère, d'avec le sein, dont il ne se savait pas distinct.

  • Voici un livre qui veut nous accompagner à travers les différentes étapes de notre vie, en envisageant les difficultés qui sont propres à chacune et en exposant comment un thérapeute peut nous aider à les dépasser. L'enfance, l'adolescence, les études, le moment où les enfants quittent la maison, la retraite, la vieillesse sont autant de périodes ou de moments charnières qui impliquent que quelque chose change dans notre comportement et notre vision du monde, pour que nous puissions nous adapter à la situation nouvelle. Le thérapeute est celui qui lutte contre notre tendance naturelle à continuer à faire néanmoins la même chose. Il dénoue ce qui était bloqué pour permettre au cycle de vie de s'accomplir harmonieusement, Mais, pour Jay Haley, il doit être directif, car c'est paradoxalement en donnant des tâches, elles-mêmes souvent paradoxales, qu'il ouvre pour les patients et la famille de nouveaux possibles.

  • Pourquoi, docteur, notre fille ne réussit-elle pas à l'école ? Pourquoi notre fils nous rend-il la vie impossible par son comportement violent ? Pourquoi notre fille ne parle-t-elle pas ? Pourquoi notre fils souffre-t-il d'un eczéma qui résiste à tous les traitements ? Ces questions, et bien d'autres, Anny Cordié les a entendues quand, après sa pratique de médecin généraliste, elle est devenue psychanalyste.
    C'est là le questionnement des parents, ce deviendra celui de l'enfant qui va dire son malaise à l'analyste à travers ses récits, ses dessins, ses modelages ; l'analyste est là pour l'entendre et lui restituer le sens de son symptôme afin qu'il puisse s'en libérer. L'auteur met l'accent sur l'implication des parents dans le malaise de leur enfant et sur le rôle qu'ils ont à jouer dans sa guérison. Ce livre s'adresse à eux mais aussi à tous les professionnels de l'enfance et de l'adolescence ; il permet de suivre au plus près le déroulement d'une psychanalyse d'enfant et d'en saisir toute la singularité.

  • Pour devenir fou il faut d'abord penser logiquement.
    Qui cherche à dépasser l'ambiguïté risque de sombrer dans le délire. Mais qu'est-ce que penser logiquement ? Qui donne les critères de la communication recevable, sinon le consensus social ? Le fou non seulement se sépare de ce consensus, mais aussi montre que la poursuite obstinée d'une communication dépourvue d'ambiguïté est ce qui en fait sortir. Les symptômes dits psychotiques ne sont pas des déficits ; ce sont des tentatives, certes déroutantes mais pleines d'enseignement, pour donner vie à un certain type de communication et de relations humaines.
    Intégrant la systémique, la théorie de la communication et les réflexions actuelles sur l'auto-organisation, l'approche de Fritz Simon montre que la pensée folle est systémique et systématique. La suivre dans sa cohérence en essayant de la comprendre sans la rejeter implique de donner congé à certaines fausses alternatives qui organisent la pensée dite normale : famille ou patient, biologique ou psychologique, psychotique ou normal.
    Mais une telle description, pour être adéquate, doit elle-même se déployer dans la fantaisie et l'humour... tant il est vrai qu'à trop suivre la logique on risque de mettre en péril sa santé mentale !

  • Christiane Berthelet Lorelle est psychanalyste d'orientation lacanienne. Conférencière à l'École Française de Yoga, elle anime un séminaire sur « le yoga et la question du symptôme ». Ses formations de psychomotricienne et de psychologue clinicienne lui ont permis d'adapter la pratique du yoga à des adolescents en difficulté dans le cadre d'une institution spécialisée. Même si la cure analytique demeure à ses yeux le seul dispositif capable de produire un changement subjectif radical, le yoga lui est apparu alors comme bien plus qu'une simple gymnastique du bien-être. S'alléger de ce que Patanjali appelle, dans son traité des Yoga-Sûtra , les klesha (les causes de la souffrance) c'est se livrer à un travail psychique authentique et profond, dont Freud 25 siècles plus tard s'est appliqué à décrire la logique inconsciente. D'où l'intérêt de décrire la pratique du yoga à partir de la théorie freudienne.

  • L'EMDR (Eye Movement Desensitization & Reprocessing) est la nouvelle thérapie qu'a introduite en France David Servan-Schreiber dans son best-seller Guérir. Elle consiste, pour l'essentiel, à replonger le patient victime d'un événement traumatique dans la scène qui est à l'origine de sa souffrance, tout en lui faisant faire des mouvements oculaires qui provoquent une diminution du stress et une réévaluation de l'image de soi. Les résultats
    sont incontestables et sont d'ailleurs de moins en moins discutés, mais la raison des progrès enregistrés reste énigmatique. Il s'agit probablement d'une reconstruction de la mémoire profonde du même ordre que celle qui se produit dans le sommeil paradoxal (où le dormeur connaît des mouvements oculaires analogues).Dans ce livre fondateur, Francine Shapiro raconte l'origine de cette thérapie, donne des interprétations possibles et décrit de façon poignante de nombreux cas exemplaires où cette thérapie s'est révélée efficace.

  • Ce livre s'attaque à un problème très répandu et particulièrement difficile à résoudre par les parents : celui de l'enfant qui est systématiquement désobéissant. Il essaie de faire sortir les parents et l'enfant du cercle vicieux dans lequel ils sont pris : plus l'enfant désobéit, plus on lui donne des ordres ; plus on lui donne des ordres, plus il désobéit. L'approche systémique seule permet de dénouer ces configurations circulaires. Elle pose des questions aux deux parties à la fois : que mettent les parents derrière leur exigence d'obéissance ? N'est-ce pas en fait une demande déguisée de soumission et de sujétion ? Et du côté de l'enfant, à quoi se veut-il secrètement se conformer en désobéissant aux parents ? En faisant bouger les catégories trop figées d'obéissance et de désobéissance, les auteurs parviennent à indiquer comment sortir d'une situation bloquée. L'exposé est toujours clair, pratique, utilisable.

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