P.o.l

  • Mrs Dalloway

    Virginia Woolf

    Mrs Dalloway est un des romans de Woolf les plus connus. En cette fameuse journée de juin située par déduction en 1923, Clarissa Dalloway a cinquante-deux ans, et, quand elle publie son roman en 1925, Virginia Woolf en a quarante-trois. Clarissa marche dans Londres et se remémore sa jeunesse, ses amitiés, ses amours.
    Elle évoque le poids des années, les rêves meurtris, les amours inégalées, le royaume des morts ou celui de cette vitalité fragile et précieuse dont elle est magnifiquement douée. Le roman s'intitulait d'abord Les Heures parce qu'il est rythmé par le carillon de Big Ben, le temps qui passe et frappe dans la vie d'une femme. Ce continuum romanesque de la pensée, de la mémoire, des actions, des sensations, c'est le fameux « stream of consciousness », le flux de conscience, une des plus grandes réussites de ce roman. « Sa polyphonie va jusque restituer les pensées vocalisées et les paroles intérieures, les voix vives mais aussi les voix éteintes, dans un travail de mixage sonore délicat auquel il a fallu tendre l'oreille », écrit Nathalie Azoulai dans sa préface.
    La nouvelle traduction de Nathalie Azoulai parvient à rendre en français la langue de ce roman culte de la modernité littéraire, vive sans être parlée, conversationnelle sans être relâchée, logique mais peu articulée.
    Saisissant, en français aujourd'hui, ce qu'elle a de lapidaire, d'ironique, de séquencé, de pudique, de snob.

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  • Ellis island

    Georges Perec

    Première édition poche de ce célèbre livre de Georges Perec, qui reprenait déjà le texte publié dans une édition illustrée en octobre 1994. Description scrupuleuse de l'île par où transitèrent, de 1892 à 1924, tout près de la statue de la Liberté à New York, près de seize millions d'émigrants en provenance d'Europe, il permet, dans sa nudité, de comprendre l'importance qu'eut pour Georges Perec cette confrontation avec le lieu même de la dispersion, de la clôture, de l'errance et de l'espoir.

    « Ce que moi, George Perec, je suis venu questionner ici, c'est l'errance, la dispersion, la diaspora. Ellis Island est pour moi le lieu même de l'exil, c'est-à-dire le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part. C'est en ce sens que ces images me concernent, me fascinent, m'impliquent, comme si la recherche de mon identité passait par l'appropriation de ce lieu-dépotoir où des fonctionnaires harassés baptisaient des Américains à la pelle. Ce qui pour moi se trouve ici ce ne sont en rien des repères, des racines ou des traces, mais le contraire : quelque chose d'informe, à la limite du dicible, quelque chose que je peux nommer clôture, ou scission, ou coupure, et qui est pour moi très intimement et très confusément lié au fait même d'être juif. »

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  • Qu'est-ce qu'un bébé ?
    Pourquoi si peu de bébés dans la littérature ?
    Que faire des discours qui les entourent ?
    Pourquoi dit-on « bébé » et pas « le bébé » ?
    Qu'est-ce qu'une mère ? Et pourquoi les femmes plutôt que les hommes ?

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  • Journal Nouv.

    Journal

    Edouard Levé

    La première édition de ce livre date de 2004.
    L'oeuvre d'Edouard Levé, fulgurante mais dense, est partagée entre photographie et littérature. L'influence de l'art contemporain est particulièrement marquée dans ce Journal qui se présente comme une tentative de neutralisation du monde et du sujet par la réécriture de « rubriques ». Edouard Levé présentait lui-même son livre ainsi : « Dans mon prochain livre, Journal, j'ai repris des articles publiés par des quotidiens et des agences, et j'en ai effacé les référents historiques, géographiques, et patronymiques. J'ai mis l'ensemble au présent de l'indicatif. J'ai récrit certains passages, j'en ai supprimé d'autres, de manière à blanchir une écriture déjà anonyme et collective, celle du journalisme mainstream. Cette réécriture produit un effet de soudain éclaircissement, non pas sur l'événement, mais sur la manière dont on le traite. Lorsqu'on lit le journal, on cherche à être informé :
    Qui, quand, où ? En lisant Journal, on est informé sur la manière d'informer. La mise à distance produit un effet d'inquiétante étrangeté. En lisant telle information de la rubrique « International », j'ai un sentiment de déjà-vu, de proximité et de distance simultanées. » Tout y passe et demeure très actuel plus de 15 ans plus tard : terrorisme, guerre civile, guerre, dictature, catastrophe, diplomatie, politique, économie politique, agriculture, manifestation, religion, people, vie sociale, vie locale, transport, accident, médias, justice, suicide, viol, pédophilie, drogue, vol, folie, science, technologie, annonce immobilière, annonce de décès, annonce de naissance, offre d'emploi, météo, sport, littérature, art, musique, théâtre, danse, cinéma, télévision.

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  • L'excès-l'usine

    Leslie Kaplan

    La première édition de ce livre culte, premier livre de Leslie Kaplan en 1982, a d'abord été publié dans la collection Hachette/P.O.L et repris en 1987 par P.O.L. L'excès-l'usine montre de face l'usine, le travail à l'usine et le devenir de ceux qui y vivent, leur enfermement dans cet espace immense, dans « la grande usine univers », infini en morceaux. L'usine est vécue au féminin, ce qui rend son impersonnalité d'autant plus impersonnelle (le « je » cède la place au « on ») et le « cela » vécu dans l'usine dépasse, excède tous les mots qui pourraient le décrire, ces mots sont en trop.
    Cette nouvelle édition est augmentée de la préface originale de la première édition : un entretien avec Marguerite Duras réalisé en janvier 1982 ; ainsi que du texte de Maurice Blanchot paru dans le journal Libération du 24 février 1987.

    « Je crois qu'on n'a jamais parlé de l'usine comme vous le faites. Elle est complètement autre chose, elle est comme à l'origine d'un autre temps. On la reconnaît. C'est très impressionnant. Comme une donnée commune. Même à tous ceux qui n'ont jamais abordé ça. » (Marguerite Duras).

    « Des mots simples, des phrases courtes, pas de discours, et au contraire la discontinuité d'une langue qui s'interrompt parce qu'elle touche à l'extrémité. C'est peut-être la poésie, c'est peut-être plus que la poésie. » (Maurice Blanchot).

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  • 2086. Les derniers êtres humains contemplent les ruines de l'humanité. Les guerres ont cessé. La soif et la faim ont disparu. Les monstres que l'homme avait créés ont peu à peu déserté la surface du globe.
    Fallait-il une si grande destruction pour que l'on puisse de nouveau s'émouvoir devant la simple beauté d'une rose?
    Faudra-t-il que l'homme meure pour qu'il mesure la grandeur de ce qu'il a été?

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  • Une anthologie, illustrée, de la littérature japonaise sur la cuisine, et proposée par Ryoko Sekiguchi. Si le Japon est connu comme un pays de fine gastronomie, sa littérature porte elle aussi très haut l'acte de manger et de boire. Qu'est-ce qu'on mange dans les romans japonais !
    Parfois merveilleusement, parfois terriblement, et ainsi font leurs auteurs : Kôzaburô Arashiyama, Osamu Dazai, Rosanjin Kitaôji, Shiki Masaoka, Kenji Miyazawa, Kafû Nagai, Kanoko Okamoto, Jun'ichirô Tanizaki...

    Ryoko Sekiguchi a rassemblé, du 12e siècle à nos jours, dix gourmets littéraires qui racontent leurs histoires de goût et de cuisine. Le titre du recueil, Le Club des Gourmets, est emprunté à l'oeuvre de Jun'ichirô Tanizaki. Ryoko Sekiguchi a également écrit toutes les présentations des textes et réalisé les traductions des oeuvres citées en collaboration avec Patrick Honnoré.

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  • Beaucoup d'écrivantes - et vous en faites partie - rencontrent, au cours de leurs projets, obstacles et chausse-trapes. Ces deux ateliers ont pour but de vous aider à les contourner ou à les franchir plus vite que si vous deviez le faire seule.
    Dans l'«atelier de poche», je propose une dizaine d'exercices d'écriture accompagnés de suggestions, précisions et conseils, réflexions et titres d'ouvrages qui vous aideront à «construire le labyrinthe» - une nouvelle, une autofiction, un roman - que vous désirez écrire.
    Dans l'«atelier en solo», je partage des textes courts : contes, nouvelles, projets ou amorces de livres écrits ou en écriture. J'espère que vous trouverez dans ces deux ateliers de quoi concevoir et fabriquer vos propres outils et vos propres textes.

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  • Giacometti

    Charles Juliet

    Giacometti est l'exemple type de l'artiste aux prises avec les difficultés de la création.
    À la fois dessinateur, peintre et sculpteur, il a édifié l'essentiel de son oeuvre au cours des vingt dernières années de son existence.
    Bien que tragique, sa vision de l'homme n'a rien de désespérée. Ses portraits aux regards effarés et qui interrogent, ses sculptures filiformes expriment certes notre solitude, la douleur d'être, la précarité de notre condition, mais ils affirment aussi avec autorité que la vie est finalement plus forte que tout ce qui la ronge et cherche à l'abattre.

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  • «C'est par la misère que j'ai approché la vie.
    La toile est liée à un drame fondamental.
    La peinture, c'est un oeil, un oeil aveuglé, qui continue de voir, qui voit ce qui l'aveugle.
    N'être rien. Simplement rien. C'est une expérience qui fait peur. Il faut tout lâcher.
    Pour être vrai, il faut plonger, toucher le fond.
    La toile ne vient pas de la tête, mais de la vie. Je ne fais que chercher la vie. Tout ça échappe à la pensée, à la volonté.».
    Bram Van Velde.

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  • C'était la nuit et je pensais à Jim-Courage, je pensais que je l'aimais, bien sûr je l'aimais, et je ne savais pas si j'étais triste ou joyeux : j'étais ému.

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  • Ce livre, paru en 2016, est constitué de micro-textes qui racontent l'enfance de l'auteur, sa carrière de policier, profession qu'il a longtemps exercée. Il décrit sa découverte de la littérature à partir d'un livre trouvé sur la plage où il travaillait comme maître-nageur-sauveteur des CRS. Ses souvenirs professionnels, parfois durs, souvent insolites, côtoient des constats, tendres et amusés, sur les enfants et sur nombre de situations du quotidien. Des figures récurrentes traversent ce récit éclaté (les parents, une soeur aînée d'une rare beauté) et une même langue simple et précise, doucement ironique, s'y fait entendre, lui donnant son unité et sa force. Une existence est ainsi reconstituée au fil des pages, dans un livre où l'expérience particulière rejoint le destin commun, un peu comme l'étaient les Je me souviens de Georges Perec.

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  • L'exposition

    Nathalie Léger

    À l'occasion d'un projet d'exposition sur La Ruine, la narratrice relate sa rencontre inopinée avec une héroïne oubliée du second Empire, la comtesse de Castiglione, dont elle tente de retracer l'existence à partir d'un recueil de photographies retrouvées dans sa bibliothèque. Cette femme, célèbre pour sa grande beauté, sa fatuité, sa fin lamentable, a entretenu un rapport très étrange avec son image : plus encore qu'aucun de ses contemporains, plus encore que Montesquiou, le modèle du Charlus de Proust.
    La Castiglione a confié le sens de son existence à la photographie. Ancêtre des héros modernes de l'autoportrait, cette beauté fatale se rendait chez le photographe comme certains vont au coffre y placer leur bien. Et pourtant, la beauté semble avoir déserté ces clichés ; ne subsiste qu'une tristesse et une solitude effroyables. Croyant exposer sa seule beauté, elle demanda à la photographie de l'accompagner dans le ravissement comme dans l'abjection et surexposa l'effondrement de son existence.
    Sous les bibelots d'un Empire à son apogée, la narratrice croise quelques questions toutes contem- poraines : l'effroi de son propre corps, la peur du regard de l'autre, l'attachement à quelques vestiges qui rassurent. Une image en fait surgir une autre, une femme en rappelle d'autres : l'autre femme, cruelle ou désirable. L'écriture, comme la photographie, permet de s'avancer au seuil de l'ombre, à la recherche de la mère tant aimée et de l'enfant qu'elle fut.

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  • C'était un des poètes les plus importants de sa génération : « Tarkos en poche, c'est pour que vous le lisiez » (Nathalie Quintane dans sa présentation).
    Voici en format poche la première anthologie originale pour (re)découvrir l'oeuvre poé- tique de Christophe Tarkos (1963 - 2004) et rendre accessible à tous, ses poèmes et ses textes les plus connus. « Ma langue, écrivait Tarkos, est poétique par tous ses pores, par tous ses membres, le long de toute sa sublime sensibilité révélée par ses mots magiques, tous ses mots, le moindre de ses mots... » Nathalie Quintane et Valérie Tarkos ont rassemblé les principaux textes et poèmes qui ont fait la notoriété du poète comme Le Petit bidon, Le bonhomme de Merde, Je gonfle ou Manifeste Chou... Mais aussi plusieurs textes extraits des recueils L'argent, Caisses, Pan.
    Nathalie Quintane a rédigé pour ce volume une présentation inédite du poète et de son oeuvre.

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  • La princesse de Nouv.

    Daniel a été adopté très jeune par une immigrée polonaise et son petit mari français. Fasciné par cette mère et sa plantureuse beauté rousse, il s'efforce à la fois de lui obéir et de lui ressembler : or si obéir à sa mère signifie être un homme, lui ressembler signifie être une vamp en guêpière. Pris entre ces exigences contradictoires, il relègue ses avatars féminins dans ses abysses personnels. Avec l'entrée dans l'âge adulte, les choses s'arrangent un peu : il rencontre un homme qui devient à la fois son amant, son mentor et son employeur. Grâce à lui, il va se produire sur scène, travesti en femme, ce qui permet à sa vérité intime de sortir un peu, au moins à la nuit tombée. Parallèlement, il s 'éprend d'un détenu auquel il rend visite tous les dimanches, ce qui l'amène à côtoyer des femmes dont l'homme est en prison. Et s'il y a beaucoup de « perdants » dans cette histoire, à commencer par le narrateur ; beaucoup de filles perdues, beaucoup de créatures entre deux sexes, beaucoup d'amoureux de la défonce, c'est parce que les héros d'Emmanuelle Bayamack-Tam sont du genre à cumuler les disgrâces ; ils n'arrivent à rien, ils tirent systématiquement le mauvais numéro. Parce que leurs vies sont inimaginables, ou insupportables à imaginer, il y a de la place ici pour l'imagination, et pour l'humanité.
    À la sortie de la première édition du livre en 2010, Philippe Lançon écrivait : « Bayamack-tam est un réjouissant écrivain dégénéré. Elle défait les catégories et les meilleurs sentiments. Elle le fait en écrivant des zones où les femmes sont aussi des hommes, les hommes des femmes, les Noirs des Blancs, les Blancs des Noirs, les enfants des adultes et vice-versa, les humains des animaux, bref, des lieux où ce qu'on prenait pour acquis, sous les termes génériques de nature ou de morale, est remis en cause par la vie. »

  • Dans la lumière des saisons : lettres à une amie lointaine Nouv.

    La première édition de ce livre date de 1991.
    Quatre lettres adressées à une amie lointaine (installée aux U.S.A), à chacune des quatre saisons.
    À cette amie, « harcelée par les brûlures de la soif », Charles Juliet confie ses propres instants d'abandon, ses dérives et ses questions. Ces quatre textes portent sur l'aventure intérieure de chacun, au gré des saisons, des paysages, que traverse une existence. Ils évoquent les aléas, les angoisses, les découvertes que nous sommes appelés à faire. Une simple promenade dans les vignes, au printemps, qui ravive le sentiment de l'attente, ou le souvenir d'avoir pénétré, enfant, une nuit d'été torride, dans la forêt à la recherche d'arbres immenses, contempler la lumière douce des collines en automne, ou se laisser gagner par la totale passivité du monde en hiver.
    « Hier soir, étendu sur la pelouse, je regardais les étoiles et pensais à vous. Où en êtes-vous de votre traversée de la forêt ? Ne cédez pas au découragement qui parfois vous saisit. Ne refusez pas ce qui vous êtes imposé. Ne craignez pas d'aller au-devant de l'inconnu. »

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