Entreprise, économie & droit

  • Le trafic et la consommation de drogue ont explosé en France depuis dix ans. Une enquête exclusive au coeur du système et des secrets de la lutte anti-drogue. Le livre révèle l'ampleur inédite du trafic de drogue en France et décrit les coulisses de la guerre contre les organisations criminelles. Il s'appuie sur des rapports officiels mais surtout sur des témoignages exceptionnels de policiers, douaniers, magistrats, informateurs, trafiquants et consommateurs.
    L'auteure remonte toute la chaîne du trafic, depuis la production au Maroc et en Colombie jusqu'à l'acheminement et la revente en France. Elle décrit aussi les opérations "très spéciales" et les saisies record par les forces de l'ordre. Son enquête, remarquable par son exhaustivité et la qualité de ses informations, démontre que la drogue demeure le plus grand fléau français.

  • La crise, qui n'est pas seulement économique et financière, a mis à nu ces mécanismes pervers qui régissent aujourd'hui le fonctionnement de la Cité.
    S'il faut s'empresser de les révéler, c'est parce qu'il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant. Entre-temps, nous aurons mesuré l'ampleur des dégâts. Nous vivons dans un univers qui a fait de l'égoïsme, de l'intérêt personnel, du self love, son principe premier. Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l'" hyperbourgeoisie " ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires.
    Destructeur de l'être-ensemble et de l'être-soi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre : notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l'alliance d'Adam Smith et du marquis de Sade. A l'ancien ordre moral qui commandait à chacun de réprimer ses pulsions, s'est substitué un nouvel ordre incitant à les exhiber, quelles qu'en soient les conséquences.
    Revisitant l'histoire de la pensée, jusqu'à saint Augustin et Pascal, Dany-Robert Dufour éclaire notre parcours. Afin de mieux savoir comment sortir de ce nouveau piège (a) moral.

  • En 1909, Helena Rubinstein ouvre son premier salon de beauté à Paris, l'année même où Eugène Schueller fonde L'Oréal. C'est l'acte de naissance de l'industrie cosmétique qu'ils incarneront l'un et l'autre, dans ses contradictions, tout au long du XXe siècle. Car si pour Helena Rubinstein les produits de beauté permettaient aux femmes de s'imposer dans un monde d'hommes, en revanche, aux yeux d'Eugène Schueller, ils devaient lui permettre de gagner suffisamment d'argent, et il en a gagné énormément, pour défendre des idées ultra-conservatrices. Qu'importe ce que faisaient les femmes de ses onguents, l'essentiel était qu'elles se consacrent à leur foyer. La Guerre de la beauté raconte les destins si dissemblables de cette jeune Juive qui fuit le ghetto de Cracovie pour tenter l'aventure, devenant ta première femme millionnaire, et d'un chimiste qui se pense en politicien avant de sombrer dans la collaboration et de léguer un empire à sa fille unique, Liliane Bettencourt. Le rachat par L'Oréal en 1988 de la marque Helena Rubinstein semble marquer la victoire posthume d'Eugène Schueller, mais ce sera au prix de la réputation de son entreprise : très vite le passé trouble des principaux dirigeants de la multinationale refait surface, déclenchant un scandale mondial. A travers cette saga passionnante, Ruth Brandon s'interroge sur notre attachement aux produits cosmétiques devenus réellement efficaces. Aujourd'hui, sur fond de nouveaux scandales et alors que la chirurgie et la possibilité de retoucher les photographies ont changé notre approche de la beauté, la guerre continue. Mais ce sont nos corps qui servent de champ de bataille. A travers ses publicités où des êtres humains parfaits vantent des articles miraculeux, les mêmes dans le monde entier, L'Oréal nous impose des idéaux inatteignables. Serait-il désormais interdit de vieillir ?

  • Suspect. Les petits Thaïlandais, eux, font l'apprentissage d'une longue liste de règles de politesse, indispensables à la vie au "pays du Sourire". Les Grecs, eux, ont la politesse plutôt rustique, et à géométrie variable : des mots comme malaka (connard) ou pousti (pédé) servent, selon le contexte, d'insulte ou de formule amicale.
    Ce Tour du Monde de la politesse, voyage riche en informations et plein d'humour parmi les rituels du monde entier, reprend une série d'articles publiés pendant l'été 2011 par le quotidien Le Monde. Les correspondants étrangers du journal y portent un regard aigu et souvent cocasse sur les pays qu'ils observent au quotidien. Le savoir-vivre, que les Français ont tendance à considérer comme leur patrimoine national, se décline en réalité sur les cinq continents de façon singulière et parfois surprenante.
    Les habitudes des uns peuvent être des injures pour les autres, et certaines règles intangibles ici n'ont aucun sens ailleurs. L'ouvrage est préfacé par Didier Pourquery, directeur adjoint des rédactions du journal Le Monde, et assorti d'un panorama général et de commentaires par Laurence Caracalla, experte en bonnes manières.

  • Pourquoi les auteurs d'attentats suicides devraient-ils souscrire des assurances-vie ?
    Les hommes aiment-ils l'argent autant que les femmes aiment les enfants ?
    En quoi une prostituée ressemble-t-elle à un père Noël de grand magasin ?
    Qui rend visite aux pensionnaires des maisons de retraite ?
    Pourquoi les mesures de protection des espèces en voie de disparition menacent-elles les espèces en voie de disparition ?
    Pourquoi est-il plus dangereux de marcher en étant ivre que de prendre le volant en état d'ébriété ?
    Menant depuis des années une réflexion originale sur les comportements humains, Steven Levitt nous offre ici un antidote salutaire à l'idiotie économique ambiante. Farfelues par la forme, ces questions sont on ne peut plus sérieuses sur le fond. Par leur biais, ce sont les fondements mêmes de l'économie qui sont passés à la loupe. Une analyse serrée des chiffres ainsi qu'une certaine ouverture d'esprit permettent à Steven Levitt de montrer que bien des idées ne sont que des idées reçues.
    Pour lui, la méthode économique n'est ni une simple discipline universitaire ni une stricte explication mathématique de l'« Économie ». C'est un instrument dont il faut se servir pour décrire comment nous prenons des décisions et changeons d'avis, pour expliquer pourquoi nous pouvons craindre une chose et espérer une autre semblable, et pour décrypter les raisons qui nous poussent à punir tel comportement et à récompenser tel autre, similaire. Voilà ce qu'est la freakonomics, le mariage de la méthode économique et d'une curiosité iconoclaste et anticonformiste.
    Avec Steven Levitt, l'économie devient enfin passionnante. En éclaircissant le désordre des événements, en démontant les a priori, il parvient à transformer notre regard sur le monde moderne. Car finalement notre époque n'est pas si impénétrable et incompréhensible. Elle est peut-être même plus fascinante que nous ne le pensons.
    Depuis sa publication en février 2006, Freakonomics s'est vendu en France à plus de 30 000 exemplaires (grand format et poche confondus) et à 4 millions d'exemplaires dans le monde. Traduit en trente-cinq langues, il figure encore sur la liste des meilleures ventes du New York Times. Aujourd'hui, Steven Levitt compte des millions d'aficionados à travers le monde, un phénomène rare pour un professeur d'économie.

  • Quand il entend le mot culture, Jean-Marie Massier sort son chéquier ! D'un revers de la main, le 17 décembre 2001, Jean-Marie Messier Moi-Même Maure du Monde alias J6M a enterré l'exception culturelle en la proclamant " franco-française et archaïque ".
    Beaucoup ont cru alors à une bourde du patron de Vivendi Universal. À tort. La charge à l'encontre du système d'aide européen au cinéma était minutieusement préparée. Et en qualifiant la France de " petit pays exotique ", Citizen Messier s'est montré plus américain que les Américains. Mais aujourd'hui, Vivendi, deuxième groupe mondial de communication, est au coeur d'un vrai séisme : chute brutale du cours des actions, rumeurs et coups tordus en tous genres, démission spectaculaire de Denis Olivennes, éviction brutale de Pierre Lescure, spéculations sur le nom du futur propriétaire de Canal + et interrogations sur le sort de Vivendi Environnement.
    Voire sur celui de Vivendi Universal... La maison Messier prend l'eau.

  • En philosophe, Dany-Robert Dufour poursuit ici ses interrogations sur les évolutions radicales de notre société. En présentant les « dix commandements » inqui&eacu te;tants qui résultent de la morale néolibérale aujourd'hui dominante, il analyse les ébranlements qu'elle provoque dans tous les domaines.

  • « Je crois beaucoup à la nécessité d'avoir de temps en temps de sérieux échecs », disait Antoine Riboud, le fondateur de Danone. « Ça fait rebondir et ça permet d'aller plus loin.
    » Les fondateurs de start-up américains sont fiers de leurs loupés et les arborent comme des tatouages de guerre. Car un patron, comme disait le baron Bich, l'inventeur du stylo- bille. et du parfum pas cher qui ne marcha jamais, ça prend « sept bonnes décisions pour deux mauvaises et une carrément foireuse ». Voici l'histoire de ces décisions « foireuses » ou « carrément mauvaises » qu'il eût mieux valu ne jamais prendre.
    Des ratés de Bill Gates à ceux de Jean-Marie Messier, de Kodak qui ne croyait pas à la photo numérique à Mamie Nova qui préférait les mamies dans le réfrigérateur, de l'échec de Barbie en Chine à celui de Renault en Inde, des déboires de Bernard Madoff et Jérôme Kerviel à l'explosion « programmée » de la navette Challenger, de Danone à Orange, Google ou Abercrombie, personne n'est épargné. Près de cent cinquante erreurs ou échecs très récents ou qui ont marqué l'histoire font l'objet d'une enquête minutieuse. D'autres encore sont plus rapidement cités. Certains de ces cas sont célèbres, d'autres n'ont jamais été révélés, mais tous sont revisités dans un récit qui fourmille d'anecdotes savoureuses et de révélations.
    Loin d'être un simple bêtisier des erreurs des dirigeants, Ils se croyaient les meilleurs analyse au fil de ses douze chapitres les grandes catégories d'échecs et en tire les leçons en matière de stratégie, de marketing, de communication ou de gestion de l'humain. Tant il est vrai que le succès n'apprend rien, que seuls les échecs permettent de progresser. et qu'on n'a jamais bâti des Apple et des Microsoft avec des premiers de la classe.
    Cette reprise du Prix de l'incompétence , qui, il y a une quinzaine d'années, s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires et est depuis longtemps indisponible, est un livre totalement nouveau : le titre et la couverture, bien sûr, mais aussi le contenu sont totalement inédits.
    Seul le « concept » reste inchangé, ainsi que le sous-titre qui indique qu'il s'agit non seulement d'un ouvrage facile à lire mais aussi d'un ouvrage de référence.

  • Pour juger les crimes commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont constitué à Nuremberg un tribunal international. Deux expériences inédites ont accompagné cette innovation majeure : présenter des images animées comme preuves à l'audience ; filmer les sessions du procès pour le constituer en archive historique.
    Dès le début des débats, l'Accusation a fait projeter des actualités tournées par les Britanniques et les Américains lors de leur découverte des camps. Pourvues du double statut de preuve et de témoignage, ces images ont permis de prendre la première mesure des « atrocités nazies », dont la trace, ainsi prélevées, devait être incontestable. En filmant le procès, les Alliés souhaitaient d'autre part que la mémoire de ce moment unique demeure vive pour les générations futures.
    L'héritage de Nuremberg conditionnera largement l'organisation du procès Eichmann puis, en France, des procès Barbie, Touvier et Papon, et enfin, à La Haye, du procès Milosevic.
    Menée à partir d'archives inédites, cette enquête historique explore les conditions et les conséquences de cette utilisation de l'image à des fins de justice et de mémoire.

  • Pourfendeur des théories ultralibérales, George Soros a montré qu'il pouvait avoir raison avant tout le monde en prédisant dans La vérité sur la crise financière, paru en septembre 2008, l'ampleur qu'allait prendre la crise des subprimes. Dans ce petit livre, recueil de cinq conférences données il y a quelques mois à la Central European University de Budapest, il déploie tout son talent de pédagogue pour exposer les mécanismes de l'économie et leurs dérives. Lisibles par tous, ces cinq textes développent et complètent les pistes que George Soros avait tracées dans son précédent ouvrage. Pour lui, les racines du mal remontent aux années 1980 et aux théories économiques ultralibérales des « fondamentalistes », qui considéraient que les marchés étaient efficaces et pouvaient corriger d'eux-mêmes leurs propres excès. En prenant le contre-pied de cette vulgate, George Soros décrit l'influence des anticipations et des présupposés des acteurs financiers sur l'évolution des marchés, s'interroge sur la régulation de l'économie et examine la notion de société ouverte à l'aune de l'héritage des Lumières, tout en appelant à une restauration du politique.

  • Le volcan chinois

    Ursula Gauthier

    • Denoel
    • 5 Mars 1998

    Le miracle chinois fait rêver.
    La mutation capitaliste de pékin fascine le monde entier. la chine a fait son entrée dans le siècle, avec faste et autorité. pourtant, l'empire légué par deng xiaoping ressemble à un volcan en ébullition. sous la main de fer du pouvoir, la société s'agite en turbulences explosives : guerre des campagnes contre les villes, de la base contre le parti-etat, des femmes contres les hommes, de la religion contre l'idéologie, des minorités ethniques contre la majorité chinoise.
    Géant du xxie siècle, " future première puissance ", l'empire rouge demeure aussi opaque et méconnu qu'il l'était à l'époque maoïste.
    Le volcan chinois est le récit vivant d'une plongée dans les entrailles du grand dragon. l'auteur, qui a vécu dix ans en chine, nous fait comprendre - de l'intérieur - cette chine bouillonnante qui risque, un jour, d'entrer en éruption.

  • La crise des subprimes et l'éclatement de la bulle immobilière sont-ils les premiers symptômes de la plus grave crise économique que le monde ait connue depuis 1930 ? george soros en est persuadé.
    C'est donc l'urgence de réagir qui a dicté ce livre, véritable bréviaire anticrise. les racines du mal remontent aux années 80 et au triomphe du fondamentalisme de marché. la vérité sur la crise financière démontre combien ce modèle est dangereux et trompeur. en détaillant point par point le déroulement de la crise, george soros rend enfin compréhensible l'enchaînement d'erreurs qui a abouti à la situation actuelle.
    Fort de son expérience des marchés et avec un vrai talent de pédagogue, il donne une explication limpide du mécanisme de la crise et de ses implications. dans la lignée des tendances les plus novatrices de la théorie économique, il accorde ainsi une place fondamentale à l'influence des anticipations et des présupposés des acteurs financiers sur l'évolution des marchés. bien souvent, les modèles économiques négligent presque entièrement la faillibilité des spéculateurs mais aussi des régulateurs, d'oú les errements actuels.
    Analyse clairvoyante et incisive de la crise actuelle, regard à la fois profond et critique sur les fondements mêmes du système capitaliste : c'est bien l'un des meilleurs connaisseurs du système financier international qui nous explique ici de quoi demain sera fait.

  • Manifestants de Gênes et chômeurs de Danone dénoncent la mondialisation de la loi du marché.
    A l'inverse, business angels et gouvernants libéraux ne jurent que par le marché. Au sein de ce brouhaha contradictoire, sommes-nous sûrs de savoir de quoi on parle ? Quel sens a donc ce concept omniprésent " marché " ? Sa généalogie réserve des surprises. Loin d'être une aire de liberté créée par le commerce, le marché est à l'origine conçu par le pouvoir politique pour contenir et encadrer l'économie.
    Depuis, il n'a cessé de se développer en complémentarité avec l'Etat, et non pas dans l'opposition que décrivent les libéraux. De plus, il n'est pas autorégulateur et ne conduit pas vers les eaux calmes de l'équilibre. Le marché est une machine autoréférentielle, il édicte des croyances convenues et acceptées. Loin de traduire les fondements d'une économie réelle, il dit le prix, il dit son prix, et c'est tout ! Ce nouvel éclairage bouleverse l'analyse et les politiques qui s'en inspirent.
    Le grand choix du XXIe siècle n'est pas entre marché ou Etat : il se trouve dans la délimitation de l'économie elle-même. Peut-on endiguer le cynisme économique ? Fustiger le marché, c'est s'attaquer à la seule partie émergée de l'iceberg. C'est le confondre avec l'économie. Il est donc vital de définir la place du marché.

  • «Un patron, ça prend sept bonnes décisions pour deux foireuses et une carrément mauvaise», disait le baron Bich, le roi du stylo-bille... et l'inventeur du parfum jetable qui ne marcha jamais. Voici l'histoire de ces décisions «foireuses» ou «carrément mauvaises» qu'il eût mieux valu ne jamais prendre.
    De Renault qui, au lieu d'améliorer ses voitures, voulait apprendre à conduire aux Américains, à Peugeot qui refusa l'Espace ou Kodak qui ne crut pas au Polaroïd, en passant par IBM, Coca-Cola ou Danone, personne n'est épargné. Plus de cent vingt erreurs ou échecs font l'objet d'une enquête minutieuse. Certaines de ces histoires sont célèbres, d'autres n'ont jamais été révélées, mais toutes sont revisitées et analysées dans un récit qui fourmille de révélations et d'anecdotes savoureuses.
    Loin d'être un simple bêtisier du management, Le prix de l'incompétence analyse les grandes catégories d'échecs et en tire des leçons en matière de stratégie, de marketing ou de communication. Tant il est vrai qu'«on n'apprend que de ses erreurs»... et que les meilleures entreprises sont parfois celles qui se sont le plus lourdement trompées.

  • Il est devenu banal de dire que le monde n'est pas une marchandise, qu'il faut refuser la «marchandisation» de la vie. Mais plus personne n'ose affronter le problème central : où réside exactement ce mensonge, cette inversion de la réalité que nous attribuons à l'argent et à la consommation ? Marx y avait répondu il y a plus d'un siècle : les humains fétichisent la «valeur», ils fabriquent un concept tout-puissant, un nouveau dieu qui n'a plus rien à voir avec la réalité de leur vie et de leurs besoins.
    Philosophe, Anselm Jappe reprend à la source le projet de Marx et de nombreux auteurs qui s'y réfèrent. Il analyse les phénomènes récents de la mondialisation, des crises monétaires et boursières, du délabrement social. Il tente d'expliquer en quoi nous sommes prisonniers de faux concepts et toujours aliénés par cette souveraine «valeur marchande», qui n'a guère bougé depuis les débuts du capitalisme. Avec une véritable profondeur, mais en restant toujours accessible, Jappe apporte ses fondements à la critique contemporaine du néolibéralisme.

  • Vous possédez un téléphone portable ? Vous effectuez vos achats au moyen d'une carte de crédit ? Vous demandez un prêt à votre banque ? Vous répondez à des sondages ? Vous envoyez des e-mails ? Bienvenue au club des espionnés ! A force de vouloir gagner du temps et de nous simplifier la vie, profitant du progrès des technologies de l'information, nous sommes devenus des proies faciles.
    Chaque jour, à des fins politiques ou lucratives, sociétés et gouvernements détournent les secrets de notre vie privée. Dans ce livre nourri d'exemples surprenants, Reg Whitaker décline le large spectre des techniques modernes de surveillance (militaires, publicitaires ou même domestiques, telle cette " nannycam " censée surveiller les baby-sitters). Car le danger ne vient plus aujourd'hui d'un Big Brother tout-puissant, mais d'une multitude de " Little Brothers ".
    Qui sont les bénéficiaires de cet immense système de surveillance. Et quels sont nos moyens de résistance ?

  • La Vérité : voilà ce que les juges recherchent. Ils mettent leur vie professionnelle au service de cette vaste et noble quête. Sauf que... Ancien juge d'instruction, Laurent Lèguevaque a vu les coulisses. Il connaît ces croisés de la Transparence, trop en accord avec les aspirations de l'époque. Sa conclusion est sans appel : il faut chérir le mensonge. Car le mensonge, confortable, indétectable, est une parole à entendre, préférable au silence. Et parfois plus crédible que la vérité.
    La justice se porterait sans doute mieux si elle écoutait enfin la voix du mensonge éternel...

  • « Pense à l'économie, idiot ! » Cette phrase que Bill Clinton avait affichée au-dessus de son bureau pour souligner la place prépondérante de l'économie dans la politique est restée dans les mémoires. Mais qu'y a-t-il de plus ennuyeux à première vue que l'économie, avec son jargon, ses chiffres et ses problèmes abscons ?
    Heureusement, Steven Levitt n'est pas un économiste comme les autres. Il nous offre ici un antidote salutaire à l'idiotie économique ambiante. Au lieu de s'interroger sur les conséquences de la croissance de la masse monétaire ou la dérive des déficits, Steven Levitt nous invite à considérer des sujets un peu moins conventionnels comme le lien entre légalisation de l'avortement et baisse de la criminalité aux États-Unis, ou les vraies motivations des agents immobiliers... Cette nouvelle approche, la « Freakonomics » ou économie saugrenue, commence à faire son chemin dans les esprits.
    Avec Steven Levitt, l'économie devient enfin passionnante. En éclaircissant le désordre des événements, en démontant les a priori, il parvient à transformer notre regard sur le monde moderne. Car finalement notre époque n'est pas si impénétrable et incompréhensible. Elle est peut-être même plus fascinante que nous ne le pensons.

  • Tous les grands procès d'assises connaissent un point de bascule, un moment précis qui résume l'audience et, parfois, en détermine l'issue. Revirement spectaculaire d'un témoin, aveux inattendus d'un accusé, plaidoirie d'un avocat, ces instants constituent un condensé d'émotion et de tragédie. Ils font de la cour d'assises un théâtre du réel.
    Guy Georges, Michel Fourniret, Yvan Colonna, Jacques Viguier, Jean-Michel Bissonnet, Outreau... Les procès importants de ces dix dernières années ont donné lieu à des scènes d'anthologie judiciaires, racontées dans ce livre par un journaliste qui les a vécues. Témoin privilégié de ces procès, toujours très informé du dossier d'instruction, Stéphane Durand-Souffland sait en reconstituer l'histoire, les personnages et l'atmosphère. Au-delà de son métier de chroniqueur, il parvient à en restituer le ressort dramatique, la finesse souvent diabolique des rouages et surtout l'intense émotion.

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