Demopolis

  • Depuis plusieurs années, les forces nationalistes, d'extrême droite et popu- listes connaissent un essor important dans nombre d'États du continent, et cela se traduit de plus en plus fortement dans les urnes. Lors des pro- chaines élections européennes, obtiendront-elles la majorité au Parlement européen ?
    Cette évolution ne doit rien au hasard. Elle s'enracine dans les diverses réalités nationales - historiques, économiques, sociales, politiques, cultu- relles... Mais elle présente aussi beaucoup de points communs. Il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation néo-libérale et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative véritable. Ce rejet se traduit par une opposition à toute forme de supranationalité à laquelle on oppose un repli sur l'État-nation, qui va de pair avec nationalisme, protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. La dénonciation de la démocratie débouche souvent sur le culte du chef.
    À force de répéter que « nous ne sommes pas dans les années 1930 », on risquerait de sous-estimer le danger représenté par une victoire des natio- nalistes. Il en va de l'avenir de chaque État concerné, qu'il s'agisse du risque de faillite économique et sociale, des atteintes aux libertés, du refus de l'immigration ou de la régression sociétale. Mais il en va aussi de l'avenir de l'Union européenne. Si la construction de l'Europe mérite d'être trans- formée en profondeur, afin de répondre aux besoins des citoyens et non des grandes multinationales, sa destruction constituerait une catastrophe pour un continent si longtemps en guerre.

  • La vie et l'oeuvre de Simone Weil (1909-1943) sont exemplaires à tous points de vue. Intellectuelle accomplie, femme investie dans les grands combats de son temps, n'hésitant pas à mettre sa propre personne en danger pour aller au contact des êtres les plus démunis afin d'éprouver leur condition, sa pensée est en quelque sorte le reflet exact de son engagement dans l'existence. De la mul- tiplicité des thèmes parcourant son oeuvre (la politique, la science, l'art, la reli- gion), mais aussi de la diversité de ses expériences concrètes (militantisme syn- dical, travail dans les champs, expérience de la vie d'usine, enseignement dans des zones industrielles), ressort pourtant une image unitaire ayant pour centre la notion de travail. En effet, de ses jeunes années dans la classe de philosophie d'Alain à ses réflexions spirituelles plus tardives, la singularité de sa pensée peut être saisie dans cet approfondissement du sens du travail en tant qu'il définit notre humaine condition et qu'il oriente notre besoin de grandeur spirituelle.
    Le travail est ainsi chez elle ce thème constant, sujet à d'infinies variations, qui définit son style philosophique comme une manière de « franchir un seuil sans changer de direction ».

  • Le Front National/Rassemblement National dirige depuis mars 2014 onze villes françaises. Contrairement à la première expérience frontiste de gestion municipale (1995-2001 à Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles) où son action était, tant localement que nationalement, observée par de nombreux acteurs sociaux (médias, associations et partis de gauche), on constate qu'il agit aujourd'hui sans contrôle. Or qu'observe-t-on dans les deux villes de notre enquête sociale (Beaucaire dans le Gard et Mantes-la-Ville dans les Yvelines) ? L'emprise de l'idéologie différentialiste avec en arrière-plan une stratégie de gestion de l'espace public nourrie à la préférence nationale, rappelons que la loi interdit cette pratique, a fait de ces deux communes des laboratoires de la haine. Car le frontisme municipal y agit méthodique- ment, sûr de sa force politique - ses opposants sont inaudibles - et de sa pleine capacité à maltraiter impunément tous ceux qu'il cible, de fait, comme indésirables : les arabes, les musulmans, les partisans de la politique de la ville, les militants du social, les journalistes scrupuleux, les défenseurs du vivre-ensemble, etc. À l'échelle locale, le leadership frontiste remet en cause le fonctionnement de la démocratie. Pendant ce temps, l'État, comme sa représentation locale, ferme les yeux, considérant que cette expérience désastreuse qui a pourtant cassé par son fonctionnement toute vitalité dé- mocratique dans ces deux communes, ne serait qu'un mauvais moment à passer.

  • Contrairement aux promesses de fin de l'histoire et des idéologies, nous observons une montée spectaculaire des nationalismes religieux. Le but du livre est d'expliquer ce phénomène dangereux pour la démocratie et la paix.
    Nés après la première guerre mondiale, en réaction à la révolution russe de 1917, ils réécrivent volontiers l'histoire et redessinent la géographie. Ils mobilisent les émotions, les sentiments, d'appartenance, d'amour d'un côté et d'exclusion de l'autre, de rejet ou de haine. Liés à la bourgeoisie com- merçante (le Bazar de Téhéran en Iran), ils cherchent à enrôler les classes populaires et la bourgeoisie dans la collaboration de classe au sein de Com- munautés imaginées. La pauvreté, le chômage, l'absence de services publics et la corruption seraient la faute des étrangers, des infidèles, et des ennemis de l'extérieur. Ils imposent un protectionnisme à poigne vis à vis des voisins menaçants, du libre-échange, de la mondialisation et de la décadence des moeurs. Ils prescrivent une relecture des textes religieux et de nouvelles pra- tiques du culte autour de personnalités charismatiques.
    La place des femmes et des minorités sexuelles est souvent dramatique, les droits sociaux et la démocratie sont souvent bafoués. Le rôle important des organisations paramilitaires et militaires débouche sur des guerres civiles, d'extermination et de conquêtes. Le contrôle des médias et de l'enseigne- ment est décisif pour cristalliser des Communautés imaginées, conquérir puis conserver le pouvoir politique, religieux et militaire.

  • La question qui taraude Spinoza est le fruit d'une observation qui est à l'origine de toute sa philosophie : les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut. Pourquoi cette conduite insensée ?
    Spinoza montre que les hommes vivent d'abord la politique de manière passionnelle. Il ne s'agira pas de chercher à supprimer ces passions car elles font partie de leur nature, mais de les connaître et les comprendre. La politique conduite selon la raison est alors un moyen de se débarrasser des idéologies serves qui les entre- tiennent ; et le régime de cette politique est la démocratie. En elle, et par elle, chacun est l'égal de chacun ; elle préserve le droit natu- rel de persévérer dans l'être, et de vivre et penser librement. En faisant de chacun le législateur, c'est-à-dire le politique par excel- lence, elle définit les cadres de la liberté de pensée et d'expression, la séparation légale du domaine privé et du domaine public.

  • Né au XVIe siècle, le concept d'universalisme européen a servi à justifier le colonialisme. Sous la forme du droit à l'ingérence, il légitime aujourd'hui les interventions des Etats et des ONG dans le monde. Pour Immannuel Wallerstein, la défense des droits de l'homme, la notion de choc de civilisations, l'absence d'alternative au néolibéralisme sont trois formes contemporaines de l'universalisme européen. Il appelle ici à un véritable universalisme au service du bien commun.

  • La scène politique britannique a vu réapparaître, au milieu des années 2010, une gauche socialiste de combat donnée pour morte depuis Tony Blair. L'objet du livre est d'analyser les circonstances politiques et sociales singulières de l'apparition intempestive de Jeremy Corbyn et d'identifier les causes de son incroyable succès.
    La crise de 2008 et la recapitalisation massive des banques britanniques suivies d'une austérité brutale sur fond de scandales concernant les frais parlemen- taires, l'évasion fiscale et la pédophilie à la BBC ont engendré un niveau élevé de turbulences et deux bifurcations chaotiques : le succès électoral des indé- pendantistes en Écosse et le referendum sur le Brexit.
    Les élections législatives de 2017 sont un succès éclatant pour les travaillistes avec 40% des voix, un taux de participation de 70% des 18-24 ans dont plus des deux tiers votent travailliste. La plus forte progression électorale des travaillistes depuis Clement Atlee en 1945 est l'acte fondateur d'un nouvel âge de l'histoire politique et sociale de la Grande Bretagne : L'hypothèse Jeremy Corbyn.

  • Cet ouvrage s'attache à reconstituer la chaîne conceptuelle de la philosophie sartrienne depuis l'intuition inspiratrice d'un anti-naturalisme exigeant, et écarte l'interprétation qui présente un Sartre resté prisonnier de la philosophie du sujet alors qu'il annonce, dès La transcendance de l'ego (1936), le programme d'un matérialisme comme philosophie de la liberté. La liberté sartrienne est une liberté à la fois absolue et située : absolue, elle se confond avec l'être même de l'être humain qui n'est pas mais a à être, située, elle a à être dans le mouvement de se projeter dans le monde.
    Cette liberté est alors distinguée de la volonté. En autorisant la critique du volontarisme, Sartre ouvre sur une pensée renouvelée de la démocratie.

  • Les Essais de Montaigne décrivent et examinent une multitude d'expé- riences, une diversité dans laquelle les différences excèdent toujours les ressemblances. Ni logique, ni antilogique leur consistance, notamment entre le texte, la pensée et la vie, est oblique et paralogique, à l'épreuve de changements incessants, de « commerces » multiples, toujours dans un souci de réalisation effective.
    Les Essais ne constituent pas un discours continûment philosophique.
    Ils sont parsemés d'éclaircissements médités, à la fois pertinents (s'ins- crivant dans les contextes d'expériences particulières et singulières dont ils procèdent) et conceptuels (de portée universelle), susceptibles d'inspi- rer et d'éclairer d'autres expériences particulières et singulières.
    Ainsi, la philosophie de Montaigne ne s'arrête à aucune expérience par- ticulière. Rompue au réel indistinct de l'apparaître, elle mobilise et tra- verse le scepticisme en s'ouvrant à tout ce qui le précède et l'excède ;
    C'est en ce sens qu'elle est une philosophie de l'expérience.

  • Sont ici rassemblés les articles d'histoire politique les plus significatifs de l'oeuvre de madeleine rebérioux, emblématiques de nos enjeux contemporains.
    Ce livre dessine le portrait d'une france des droits de l'homme et du socialisme de jaurès : conquêtes des libertés fondamentales, combats pour la justice et les droits sociaux, engagement des intellectuels, fidélité à l'histoire de la révolution de 1789, à celle de la commune et de l'affaire dreyfus, à la lutte contre le colonialisme. vive la république ! se veut une contribution à la connaissance de la france républicaine aussi bien que la démonstration de l'importance de l'histoire face aux périls qui menacent les libertés civiques.

  • La mort de Jésus peut-elle être considérée comme un accident du travail ?
    Gérard Mordillat a collaboré à l'ouvrage collectif Jésus : de quoi est-on sûr ? Jérome Prieur a préfacé l'édition française de Jésus lave plus blanc.
    C'est dire que le tandem Mordillat et Prieur - les Rivoires et Carret de l 'exégèse - était le plus qualifié pour nous livrer enfin, après d'innombrables travaux sur le Nouveau testament, la quintessence de plusieurs années de recherche.
    N'en déplaise à la Sorbonne : jamais leur ligne directrice n'a été plus scientifique ! Jamais la crucifixion n'a été éclairée d'une lumière aussi surprenante.

  • Qu'est ce que le fascisme ? Pour le savoir, il est indispensable de revenir au texte de Mussolini. Le fascisme est une forme particulière de nationalisme. Un nationalisme antilibéral et antimarxiste qui prétend offrir une troisième voie : ni droite ni gauche. Un nationalisme étatiste pour qui l'État est central, omniprésent. Une idéologie sociale de la petite bourgeoisie unissant les travailleurs et les patrons, offrant aux classes populaires de vrais avantages sociaux en éliminant les syn- dicalistes et les militants des partis de gauche. Le fascisme vise à acheter la collaboration des classes populaires pour en f nir avec la lutte des classes par la limitation des libertés démocratiques et obtenir en retour de nouveaux sacrif ces des travailleurs dans l'intérêt supérieur de la patrie.

  • L'économie du partage ou économie collaborative, désigne de nouveaux services tels que Uber, Airbnb, Deliveroo, BlaBlaCar ou Amazon Mecha- nical Turk. Ces nouvelles formes de production, de consommation et d'échange multiplient les interconnexions par l'intermédiaire de plate- formes sur le web. La « révolution du coût marginal zéro » annoncerait la fin du capitalisme, une société plus juste, plus protectrice de l'environ- nement et la réduction des inégalités.
    Le livre, nourri des expériences personnelles de l'auteur, passe au crible les discours et dévoile la sombre réalité de l'Ubérisation : la Révolution de la servitude des consommateurs et des producteurs. Une infime mino- rité obtient des profits record de l'exploitation incontrôlée des données des consommateurs et de la précarité des producteurs autoentrepre- neurs. Les résistances se multiplient : Freelancers Union regroupe 225 000 membres aux États-Unis et le syndicat SCP/VTC (UNSA) joue un rôle clé dans le conflit Deliveroo en France.

  • Après la Grèce, l'Espagne, l'Italie ou les États-Unis, la France connaît à son tour un puissant séisme de son système politique. La société ne se reconnait plus dans les partis qui ont gouverné alternativement depuis un demi-siècle. La droite est dé- faite, le Front national est aux portes du pouvoir et les tout nouveaux mouvements d'Emmnuel Macron et Jean-Luc Mélenchon font des percées percutantes. Le PS est coupé en deux, et le PCF est complètement marginalisé. Nous entrons dans une nouvelle période politique dont les auteurs, tous deux anciens dirigeants du Parti communiste, explorent dans ce livre-manifeste les risques, mais aussi les possibilités.
    Ce paysage politique éclaté est à l'image de la société et des classes populaires elles-mêmes. Elles rejettent violemment un système politique nécrosé, incapable de répondre aux graves problèmes du pays autrement que par une fuite en avant dans l'austérité néolibérale et l'autoritarisme. Mais elles sont divisées et traversées de contradictions. Dans leur immense majorité, elles votent par défaut et ne font confiance à aucun parti. Il est urgent que se reconstruise en leur sein une force poli- tique qui incarne leurs exigences et en laquelle elles puissent se reconnaître.
    Le Front de gauche a été une tentative dans ce sens. Il s'est brisé sur des oppositions d'appareils, et sur les hésitations permanentes du PCF à rompre franchement avec un PS à la dérive. Des dizaines de milliers de militant-e-s de toutes les sensibilités de la gauche d'alternative sont aujourd'hui en recherche de formes d'engagements adaptées à notre temps. Les mois et années qui viennent vont être déterminants.
    Le « populisme de gauche » de Jean-Luc Mélenchon est-il une solution ? Que nous apprennent les plateformes électroniques de mobilisation, le mouvement « Nuit debout », le « zadisme » ? Quels enseignements tirer des expériences étrangères comme Podemos ou Syriza ? Comment articuler actions concrètes et projet d'ensemble, diversité et unité, initiatives citoyennes et décisions collectives, consultation électronique et délibération démocratique, déprofessionnalisation et incarnation de la politique ? Faut-il créer une force de plus ou chercher à faire vivre un cadre de rassemblement ouvert aux citoyen-ne-s comme aux organisa- tions qui se reconnaissent dans une transformation sociale, démocratique et éco- logiste ? Examinant ces différentes questions, les auteurs proposent une nouvelle façon de « prendre parti » ?

  • Le long de la route de la soie

    Yu Xin

    C'est à travers quelques exemples particulièrement révélateurs que l'on appré- hende le mieux la circulation des objets culturels d'un bout à l'autre de ce que l'on appelait autrefois le Turkestan oriental. Un humble légume, le « zhujun- da », recèle des mystères. La physiognomonie du cheval est un domaine majeur de l'art divinatoire sur lequel nous éclairent des ouvrages sur lattes de bambou de la dynastie des Han. Des poupées retrouvées le long de la route de la soie conservent la mémoire de pratiques d'exorcisme. Des objets exhumés à Kucha sont autant de signes de l'imaginaire culturel sur l'étranger.
    Mais l'archéologie de la Chine médiévale est intimement liée à la question de la transmission de l'écrit. On a retrouvé à Turfan des fragments initiant à l'astro- météorologie et des versions différentes de textes aussi fondamentaux que le Livre des Han ouvrent des perspectives sur la philologie des Classiques qui s'y trouvent cités. Par touches successives, par éclairages successifs de ce qu'on aurait tort de considérer comme des détails hétérogènes on peut dégager les caractéristiques d'un vaste domaine d'investigation, l'archéologie particulière- ment prometteuse des territoires désertiques du nord ouest de la Chine qui relient le pays au reste de l'Eurasie et ont été à des périodes de civilisation aussi brillantes que la dynastie des Tang inlassablement parcourus.

  • L'écrivain libanais Elias Khoury est considéré comme l'une des figures les plus importantes et les mieux connues sur la scène culturelle arabe aujourd'hui. Romancier, journaliste (il a dirigé le supplément cultu- rel hebdomadaire de deux prestigieux quotidiens libanais, Assafir et Annahar, et est actuellement rédacteur en chef de la Revue d'études palestiniennes), professeur invité dans plusieurs universités améri- caines prestigieuses, il est une figure marquante d'intellectuel engagé à gauche.
    Il est l'auteur de treize romans et de plusieurs ouvrages de critique littéraire. Huit de ses romans sont traduits chez Actes Sud, et figurent parmi les meilleures ventes de cette maison d'édition.
    Le présent ouvrage propose une approche originale de l'univers de Khouri ; il interroge les dynamiques internes de son oeuvre littéraire au vu des transformations du monde contemporain. L'analyse tente de répondre à plusieurs interrogations : quel est l'impact de la vio- lence engendrée par les guerres et les conflits politiques sur l'écriture romanesque au Liban ? Qu'en est-il de l'engagement et de la fiction historique après la fin des grandes idéologies ? L'oeuvre de Khoury parvient-elle à se libérer de l'autorité narrative ? Sa démarche dé- constructionniste peut-elle être considérée comme postmoderne ?
    Cette dernière notion a-t-elle droit de cité au sein de la critique litté- raire arabe ?
    Ces interrogations permettent, plus largement, de jeter une lumière sur des questions que le roman arabe contemporain se pose à lui-même, à travers des tentatives variées de renouvellement et de positionnement, aussi bien par rapport à sa propre histoire que par rapport à la litté- rature occidentale.

  • Depuis quelques années, l'image des etats-unis dans l'opinion publique mondiale s'est dégradée.
    Stephen walt explique dans ce livre les causes de l'effondrement de la popularité américaine et notamment l'effet négatif de la politique unilatérale de george w. bush. il analyse les stratégies adoptées par les différents pays - chine, iran, russie... - face à la puissance dominante, des oppositions les plus virulentes aux stratégies d'alignement. selon lui, il est urgent qu'une autre politique étrangère américaine soit mise en place.
    Elle ouvrirait des négociations sur la prolifération des armes nucléaires et donnerait la priorité à la paix

  • L'homosexualité est taboue dans le monde arabe. Gays et lesbiennes, condamnés à se taire, sont victimes d'exclusion dès qu'ils brisent le silence. Emmenés de force en consultation psychiatrique, chassés par leur famille, ils vivent dans la peur et la solitude. Quelles issues s'offrent à eux ? Clandestinité, mariage blanc, émigration, suicide. D'un pays à l'autre, la diversité des situations est parfois porteuse d'espoir. Mais l'homosexualité reste absente des médias. Elle subit le poids de la religion et des traditions. Elle est encore punie d'amendes ou de peine de prison. Ce livre appelle à une prise de conscience indispensable pour que soient reconnus les droits des gays et des lesbiennes dans le monde arabe.

  • Cette enquête de terrain permet de mieux comprendre la dynamique des événements en Tunisie depuis la chute du président Ben Ali.

  • Wittgenstein

    Alain Chauve

    L'ouvrage se propose de donner les éclaircissements indispensables à un lecteur sur le texte obscur du Tractatus, son thème, ses points principaux et son sens.
    Son thème est qu'il n'y a pas d'autre langage que celui du discours propositionnel de la logique et que le discours métaphysique est un non-sens. La logique ne peut être fondée ni interprétée métaphysiquement.
    Pour bien comprendre ce thème, il faut avant tout expliquer ce qu'est la logique propositionnelle moderne. On peut ensuite passer au texte lui-même et donner les indications nécessaires pour en faciliter la lecture avant d'en dégager les points principaux qui sont ceux des constantes logiques, de la théorie des types, des tautologies et de l'image logique de la réalité. En n, le sens du Tractatus est examiné à la lumière de la question de l'éthique.
    Des Annexes donnent des précisions sur l'élaboration et la publication du Tractatus, ainsi que sur ce qui serait une erreur d'interprétation qui en ferait soit le manifeste d'un empirisme logique, soit la consécration métaphysique d'une forme de logos.

  • L'étude de Machiavel a contribué à élucider certains problèmes comme ceux du totalitarisme, de la division sociale et de la conf ictualité, de l'inégalité des conditions, du pouvoir et de la liberté, il convient aujourd'hui de penser les temps présents à par- tir d'une compréhension approfondie et renouvelée des grandes thèses machiavéliennes.
    Il s'agit de saisir la façon dont la pensée machiavélienne, sui- vant le f l directeur de la « vérité effective de la chose », jette aujourd'hui une lumière crue sur l'importance de la pluralité des forces et des identités sociales hétérogènes au sein d'une même société, la pluralité des régimes légitimes, la fonction incontour- nable de l'autorité et son antagonisme avec la tyrannie, la néces- sité de l'extension du régime républicain et de sa corruption, les relations de correspondance et de non-correspondance entre les lois et les moeurs, l'épaisseur du vivre civil et la consistance du lien social, les relations entre la religion et la politique, la distinction à opérer entre les «politiques» de destruction et les politiques de domination, les liens conf ictuels entre sécurité et liberté.

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