Cercle D'art

  • Rubens

    Collectif

    The eclectic art of which the Carracci family dreamed was realised by Rubens with the ease of genius. However, the problem was much more complicated for a man of the north, who wished to add to it a fusion of the Flemish and Latin spirits, of which the rather pedantic attempts of Romanism had illustrated the difficulties. He achieved it without losing anything of his overflowing personality, his questing imagination, and the enchanting discoveries of the greatest colourist known to painting. Rubens, the greatest master of Baroque painting´s exuberance, took from the Italian Renaissance what could be of use to him, and then built upon it a style of his own. It is distinguished by a wonderful mastery of the human form and an amazing wealth of splendidly lighted colour. He was a man of much intellectual poise and was accustomed to court life, travelling from court to court, with pomp, as a trusted envoy. Rubens was one of those rare mortals who do real honour to humanity. He was handsome, good and generous, and he loved virtue. His laborious life was well ordered. The creator of so many delightful pagan feasts went each morning to mass before proceeding to his studio. He was the most illustrious type of happy and perfectly balanced genius, and combined in his personage passion and science, ardour and reflection. Rubens expressed drama as well as joy, since nothing human was foreign to him, and he could command at will the pathos of colour and expression which he required in his religious masterpieces. It might be said that he was as prolific in the representation of the joy and exuberance of life as Michelangelo was in the representation of passionate emotions.

  • Cet ouvrage est centré sur les espaces coloniaux français, du Maghreb à l'Afrique noire et Madagascar, et de « l'Indochine » aux îles du Pacifique du début du XIXe siècle jusqu'aux Indépendances des années 1950-1960.
    Les auteurs ont fait un choix pertinent et varié d'oeuvres satiriques, souvent inédites, qui révèlent les regards contradictoires de la domination de la pensée coloniale.
    Elles pointent la complexité de l'époque coloniale, où l'adhésion aux valeurs dominantes - fortement marquées par un racisme envahissant - s'exprimait ouvertement, que les efforts de ceux qui s'y opposaient par les mêmes moyens artistiques. L'ouvrage soigne la présentation des informations historiques accessibles à tous pour décrypter la propagation et les traits les plus caractéristiques de ce régime visuel.

  • Basquiat

    Collectif

    Depuis la mort de jean-michel basquiat en 1988, l'intérêt suscité par son oeuvre ne s'est jamais démenti, tant du point de vue du marché (il est toujours aujourd'hui l'un des artistes les plus chers du monde) que du point de vue de l'histoire de l'art, et même de l'histoire tout court.
    C est que, au-delà de son aventure personnelle, celle d'un météore qui a traversé et conquis le champ de l'art en huit courtes années, il aura, selon l'heureuse expression de bernard millet, " laissé un signe, une parole, une écriture terrifiante et implacable qui ne cesse de raconter des faits de civilisation [...] " cinquante-sept reproductions en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de basquiat.
    Un texte clair et précis i situe son oeuvre dans le xxe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.

  • Van gogh

    Collectif

    Soixante-deux oeuvres et documents reproduits en grand format invitent à un parcours passionnant dans l'univers de van gogh.
    Un texte clair et précis situe son oeuvre dans le xixe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.

  • Comment la création artistique de Soulages enrichit-elle notre recherche d'un sens, au coeur du visible et du monde sensible ?
    Quel processus de découverte, de connaissance, engage la peinture ?
    L'entretien par Aliocha Wald Lasowski permet de traverser l'ensemble de l'oeuvre de Soulages en dialogue et en miroir avec l'histoire de la peinture, de Manet à Klein, en passant par Rothko, Pollock, de Staël...
    L'objectif ? Montrer la continuité d'une oeuvre élaborée à partir d'une rupture. Comprendre la vitalité, la productivité et l'obstination d'une dialectique entre le noir et la lumière, entre le temps et l'espace, entre la matière et le reflet, entre l'unité et la multiplicité. Ou comment, en huit décennies de travail acharné, un peintre réinvente l'art de créer.

  • Il est aussi intéressant qu'audacieux de rééditer un ouvrage auquel Picasso avait contribué de son vivant. Cette édition soignée révèle à quel point l'artiste, on le sait, aime expérimenter : la gravure sur linoléum est un nouveau terrain de jeu qu'il investit d'emblée avec autorité, même s'il n'a jusque-là utilisé la gravure sur bois que de manière exceptionnelle.
    D'emblée il s'autorise tous les sujets : de la corrida à une interprétation d'un portrait de femme de Cranach, des portraits alternant versions naturalistes et abstraites aux bacchanales à l'atmosphère sereine... Il ne fait aucun doute pour Wilhelm Boeck que « ce qui caractérise ces gravures sur lino, c'est la synthèse de la matière et de la technique avec les métamorphoses d'une oeuvre multiforme qui n'obéit qu'à son créateur ».

  • Il s'agit du premier livre d'art consacré à la mémoire des artistes, célèbres ou anonymes, qui ont mis leur créativité au service de l'abolition de la traite et de l'esclavage des êtres humains. Plus d'une centaine d'oeuvres reproduites témoignent de l'âpreté du combat autant que de la force d'engagement de ces écrivains et artistes tout au long des cinq siècles écoulés et jusqu'à la période la plus contemporaine.

  • Erró 2015-2018

    Stephane Correard

    Le jeune Erró, 87 ans en 2019 s'amuse de la verve des grands maîtres et plus spécialement, ces trois dernières années, de celle Picasso. Car Erró aime visiter galeries et expositions du monde entier, dont « Picasso.mania » à laquelle il a lui-même participé au Grand Palais en 2015 : il s'est réapproprié l'artiste luimême et son entourage, ses références mêmes, devenus sujets d'Erró, en les bousculant à sa manière dans des séries dont les titres - « Face Framing » ; « Blue Manga Framing », « For Men » - suffisent à annoncer «les couleurs» !
    Les multiples déclinaisons du format carré très présent sont bien décrites par l'auteur qui, connaissant son Erró par coeur saisit les réminiscences à l'oeuvre... dans l'oeuvre, tout en débusquant simultanément des allusions aux mangas ou au Street Art.

  • Skate art

    Romain Hurdequint

    T out comme le street art s'est popularisé et imposé, de la rue aux salles des ventes puis même dans les musées pour devenir un mouvement artistique reconnu, le skate art tend à faire de même. Aujourd'hui la planche se montre sur les cimaises des galeries et l'objet dépasse sa pratique. De plus en plus prisés par les artistes et les créateurs, la planche de skateboard est devenue un support artistique, et une source d'inspiration intarissable. Devenu le reflet des différents mouvements de notre société, cet objet usuel ordinaire est en constante évolution, passant de jeux de matières, de formes, de graphismes soignés et d'oeuvres délirantes. Le skate art n'a pas fini de nous surprendre et de faire parler de lui !

  • Surrealisme

    Collectif

    " Un dada, vous savez cette engeance qui n'a que l'injure à la bouche, pour laquelle tout ce qui est sacré est vaut de vivre (ou bien la mort) n'est que dérision, imposture, hypocrisie.

    Cette engeance, André Breton, Paul Eluard, Philippe Soupault, Robert Desnos, Roger Vitrac, Picabia, se déplaçant par bande comme des poissons de proie, au milieu des gens qui comme les sardines vont par bancs, par chars à bancs, par banquettes entières, bien préssées, confortables, au chaud. Cette clique multipliant les claques et les scandales, cette troupe, toujours attroupée, ameutant, gesticulant. Les surréalistes enfin." Claude Roy, extrait de Aragon, Seghers, 1946

  • Peintre français contemporain, Olivier Masmonteil produit une oeuvre particulièrement singulière, à contre-courant du minimalisme. Diplômé de l'École des beaux-arts de Bordeaux, il crée aussi bien paysages, natures mortes, scènes de genre, nus et vanités, très souvent prétextes à revisiter les oeuvres des grands maîtres de l'histoire de l'art. La peinture est morte ? Vive Olivier Masmonteil !

  • Cet ouvrage particulier est le fruit d'une rencontre inattendue entre Tahar Ben Jelloun, célèbre écrivain, poète et calligraphe, et Thomas Dhellemmes, photographe aussi élégant que discret. Lorsque le premier découvre les photos du second, son enthousiasme se manifeste par la création spontanée et simultanée de textes pour accompagner les photographies et de dessins évocateurs à la fois de la calligraphie et de l'enluminure traditionnelle

  • Zao Wou-Ki

    Collectif

    Cinquante reproductions en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de zao wou-ki.
    Un texte clair et précis situe ses oeuvres dans le xxe siècle, montre ses découvertes et raconte l'histoire de sa vie.
    Zao wou-ki est un peintre tout à fait universel et profondément chinois : il est permis de parler à son propos d'une " tentation de l'occident " - en particulier pour avoir choisi la voie de la peinture à l'huile qui n'est pas une technique chinoise. mais il reste essentiellement un peintre oriental puisque son oeuvre révèle tout ce qui atteste le caractère sacré de l'art chinois.

  • Pour son 11e numéro, la Revue ah! a composé un dictionnaire (amoureux) autour du Féminin : Femmes, je vous aime. Elle a invité plus de 60 auteurs pour dire le féminin aujourd'hui. La façon dont il détourne le genre dictionnaire puisque chaque définition correspond à une personne, à une vision, à un style. Il est écrit par des artistes, des écrivains, des philosophes, des psychanalystes...
    Par ailleurs, la Revue ah! a associé l'atelier de typographie de l'Ecole supérieure des arts visuels de la Cambre (Bruxelles) pour la conception graphique de l'ouvrage. Plus de 200 mots constituent les entrées de ce dictionnaire.

  • La tauromachie dans l'oeuvre de Picasso.Toros...Le mot seul possède une magie. Il ouvre à l'imagination les portes d'un monde. L'accent espagnol le rend encore plus évocateur, la première syllabe fichée avec violence comme pieu en terre, la seconde soufflée, rauque, se prolongeant en écho, comme l'appel et le défi que l'homme jette au fauve.
    De tels mots sont les sésames d'un merveilleux moderne. Ils ont résisté à l'inflation de la publicité touristique et aux interprétations littéraires.
    Aucun écrivain n'a su cependant transcender de sujet comme le plasticien qu'est Picasso. Sans renoncer à la représentation du sujet, Picasso sélectionne ses aspects les plus significatifs et son art confère à la corrida une valeur symbolique qui dépasse singulièrement le spectacle folklorique auquel l'ignorance de ses détracteurs la réduit arbitrairement.
    La tauromachie tient une place considérable dans tout l'oeuvre de Picasso.
    Dès 1890, il dessinait des scènes de corrida.

    On partage le goût passionné de Picasso pour la tauromachie, on communie avec lui dans l'enthousiasme de la grande fête populaire, on croit comprendre soudain ce qu'il voit, ce qu'il sent, ce qu'il retient et, comme pour le public, le drame se situe bien au-dessus du duel qui oppose la bête énorme à l'homme vulnérable « chaussé de bs roses » pour reprendre l'expression de Dominguin.

    A travers Picasso, la corrida signifie pour nous autant que pour lui.

    La corrida, c'est la poésie profonde du pays natal, un des visages éternels de l'Espagne, des règles strictes et inhumaines comme l'inquisition, mais aussi un lyrisme à la Lorca.

    La corrida, c'est un motif artistique d'une richesse merveilleuse et déconcertante, c'est les courbes impressionnantes de l'arène, c'est le soleil éblouissant qui blanchit le sable, c'est des jeux d'ombres et de lumières infinis, c'est un répertoire de formes étranges, tantôt figées comme des statues, tantôt filant comme des astéroïdes, et si notre oeil ne parvient plus à les saisir, le crayon de Picasso, lui, le peut.

    La corrida, c'est un thème humain éternel, un symbole vivant. Je n'ose la comparer au combat renouvelé du bien et du mal...

    C'est un mythe qui date des origines de l'humanité, une figuration où chaque spectateur se débarrasse de ses terreurs et de son agressivité, c'est Thésée mettant un terme à l'odieux sacrifice exigé par le Minotaure, et depuis des siècles se rejoue, comme une cérémonie expiatoire, la mort du monstre divin affamé de chair.
    Le torero répétant le geste de Thésée trace de sa cape un dédale mouvant autour de la bête avant de l'affronter, le dos au soleil, en un hallucinant tête- à- tête auquel il ne peut échapper qu'en plongeant son fer à l'emplacement le moins accessible.

    Mais tout est dans Picasso.

    Déjà avec ses dessins de 1933, Picasso mettait dans le regard du taureau une férocité consciente symbolisant un destin implacable. En 1936, une composition à l'encre de Chine humanise la bête, tandis que des personnages antiques nous transportent loin en Crête.

    D'où ces allures d'officiants que prennent le torero et ses assistants.
    On n'est pas au cirque, on incarne une légende. Et on ne saurait dire sans abus où va la sympathie de Picasso, si son héros favori est l'homme ou la bête.

    La corrida pour lui est une entité indissociable, chacun des combattants ne peut justifier son existence que par la présence de son adversaire. Cette confrontation se répète pour faire de la corrida une part essentielle de l'oeuvre de Picasso et le thème dominant des dessins de cet album.

    (Extrait du texte de Georges Boudaille) Identité du livre Le fondateur du Cercle d'Art, Charles Feld, travaillait en étroite collaboration avec Picasso. Plus de vingt livres sur la création du démiurge furent ainsi le fruit de cette amitié.

    Dès que l'on ouvre le livre Toros y toreros la participation directe de Picasso à la réalisation est immédiatement perçue : la couverture, les pages de faux-titre et de titre ont été dessinés par lui-même.

    L'ouvrage est le fac-similé de trois carnets de dessins, avec leurs repentirs et leurs annotations, et une série de seize dessins en sépia sur des feuilles séparées, tous unis par le thème dominant de la corrida.

  • Peter Stämfli est né en Suisse en 1937. Il est proche du Pop Art et compagnon de route, en France, des artistes de la Figuration Narrative, crée en 1964. Il a représenté la Suisse à la biennale de Venise en 1970. En 1985, pour la Biennale de Middelheim, à Anvers, il réalise le prototype d'une sculpture de 30 m de long - empreinte de pneu enfoncée dans le sol - dont la version définitive sera acquise par le Fonds départemental d'art contemporain du Val-de-Marne. En 2008, il crée avec sa femme Anna-Maria, la Fundaciò Stämpfli à Sitges (Espagne), un centre d'art contemporain réunissant les oeuvres d'artistes contemporains des années 60 à nos jours.

  • Christian Ruhaut

    Bernard Noël

    Le tableau dit Christian Ruhaut, est une fenêtre ouverte sur quelque chose...
    Cette chose, bien sûr n'est pas là avant que le tableau existe, mais le tableau une fois terminé, la " chose " demeure en instance d'apparition. " Je ne vois pas l'intérêt de reproduire ce qui existe déjà. L'important pour moi est de faire apparaître ce qui n'existe pas, y compris dans ma propre pensée. C'est réellement une aventure, dont à l'avance, je ne connais ni le déroulement, ni l'issue. S'il y a forme, ce n'est pas l'aspect essentiel. Je ne donne pas d'importance à la forme. La forme fige, encadre. " " Si elle existe, elle n'est pas définie préalablement : aucun trait de crayon sur la toile blanche qui va déterminer un projet. C'est à l'opposé de ma première période où tout était pensé, défini et dessiné au préalable. A présent, je traduis plutôt un état d'être, une aspiration, un ensemble de sentiments et d'émotions qui m'habitent dans l'instant où je peins. Un sentiment, une émotion, l'aspiration n'ont pas de forme. Nous pouvons représenter la paix par une colombe blanche. Cela n'est qu'un code qui limite. Je ne pense pas que cette représentation réveillera ou révèlera chez le spectateur le sentiment qui s'y rapporte. " " A présent, le tableau se compose au fur et à mesure, un geste en appelle un autre, telle couleur en appelle une autre. L'essentiel est de rester ouvert aux multiples possibilités présentes, de se laisser guider. " " Mes tableaux n'ont d'ailleurs pas de titres. Trois raisons à cela. La première : le titre induit une idée, il oriente, il fige. Il fait obstacle à l'aventure. Il détermine ce que le spectateur doit voir. Le voyage devient difficile. Le titre ramènera toujours à ce qui doit être, à ce qui a été défini au préalable.
    " Deuxième raison : je ne mets pas de titre parce que je ne connais pas ce que je peins. Je ne connais pas les lieux. Tout ce que je sais, c'est que les tableaux sont peints dans mon atelier, dans un espace temps particulier. C'est l'Atelier." " Troisième raison : pas de titre parce que pas de forme à préciser, pas d'intention préalable. " Christian Ruhaut Les tableaux témoins ou les oeuvres sur papier que Christian Ruhaut a conservées indiquent diverses périodes.
    La première peut être qualifiée de " surréaliste ", terme un peu trop facile car s'il y a bien là un certain fantastique onirique, l'intérêt est dans la création d'un espace où l'on sent que l'imaginaire respire en soufflant des figures aux postures étranges.
    La période suivante est d'apparence plus abstraite. Elle est composée d'une marqueterie de petits aplats informels ou d'empreintes dont l'assemblage séduit l'oeil et le satisfait esthétiquement.
    Deux tableaux exceptionnels d'allure expressionniste Chaos et La Guerre des Trois dont on ne saurait dire qu'ils constituent une période puisqu'ils sont sans suite et sans précédents. Leur puissance expressive est telle qu'elle emporte toute réserve.
    Mais l'oeuvre de Christian Ruhaut est chargée d'une force qu'il qualifie " d'émotionnelle ". Ce qu'elle est de toute évidence tout en étant pensive et musicale. Ce qu'elle ne saurait être si elle n'était pas avant tout l'émanation - ou l'empreinte - de celui qui dépose en elle sa réflexion, sa pensée, sa vie .
    Bernard Noël

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