Bnf Editions

  • Alice au pays des merveilles illustré par Arthur Rackham Nouv.

    Passage initiatique de l'enfance à l'âge adulte, réflexion sur l'identité et le temps, le mythe d'Alice touche à des questionnements humains universels et continue de captiver toutes les générations.
    Les illustrations d'Arthur Rackham, d'une grande beauté formelle et symbolique, répondent aux différents niveaux de lecture du texte et à ses univers multiples : surréaliste, dramatique, fantastique.

  • Méditations : miniatures indiennes Nouv.

    40 miniatures indiennes d'une éblouissante beauté, sélectionnées pour leur harmonie esthétique autant que la puissance d'évocation des sujets, invitent à la méditation et à la contemplation picturale. Ces oeuvres, superbement reproduites, restituent tout le raffinement et la portée mystique de l'art indien. Ce livre rassemble quarante miniatures indiennes du XVIIe au XIXe siècle, proposant ainsi une découverte de l'art indien dans une diversité de sujets et de styles (école moghole, ateliers rajputs...).
    Portraits, scènes de guerre, planches de botaniques, dessins d'architecture ou illustration de textes littéraires figurent parmi les thématiques privilégiées des miniaturistes. La dimension spirituelle imprègne l'ensemble du corpus à travers la représentation de sages, de méditants, de divinités ou encore de personnages en proie au sentiment amoureux. La flamboyance des couleurs et des ors, la délicatesse des traits, l'expressivité des personnages offrent un voyage au coeur d'une civilisation imprégnée de spiritualité et de sagesse.

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  • Agenda 2022 Nouv.

    Agenda 2022

    Collectif

    « Nous allons reprendre des forces nouvelles au contact de la nature », écrivait Eugène Grasset dans la préface de son célèbre ouvrage La Plante et ses applications ornementales, publié en 1896. Une ambition soutenue par l'édition 2022 de l'agenda de la Bibliothèque nationale de France qui s'inspire, pour les réinventer, de ses compositions florales et de celles de ses élèves, comme Maurice Verneuil. Leur réinterprétation en trois tons directs (bleu, orange et vert) apportera une note résolument moderne aux illustrations. Place aux couleurs !

  • Au début des années 1970, à la demande de ses amis et collectionneurs John et Dominique Menil, Henri Cartier-Bresson passe en revue les milliers de tirages de ses archives à la recherche des oeuvres les plus importantes et les plus significatives de sa carrière. 385 photographies ainsi choisies sont imprimées dans son laboratoire de confiance, à Paris, entre 1972 et 1973.Pour mettre en valeur ce « Master Set »,la photographe Annie Leibovitz, le réalisateur Wim Wenders, l'écrivain Javier Cercas, la directrice du Département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France, Sylvie Aubenas, et le collectionneur François Pinault ont choisi chacun une cinquantaine d'images issues de cet ensemble unique, qui jusqu'à présent n'avait jamais été publié dans son intégralité. À travers cette sélection, chacun partage sa vision personnelle de l'oeuvre de l'un des plus grands photographes du XXe siècle.
    Le Grand Jeu est divisé en deux parties : la première présente la sélection de chaque commissaire, accompagnée d'un texte rédigé pour l'occasion ; la seconde, l'ensemble du Master Set tel qu'il a été conçu par Cartier-Bresson.

  • Petits monstres : fantastique Moyen Âge Nouv.

    Les monstres, ou monstra, "ceux que l'on montre", désignent au Moyen Age des êtres prodigieux, tour à tour effrayants, drôles ou parodiques. Figures majeures de l'imaginaire médiéval, ces créatures fantastiques sont largement représentées dans les pages des manuscrits qui témoignent de l'inventivité des enlumineurs de l'époque et permettent au lecteur de découvrir un univers insolite, fortement incarné.
    Du Léviathan à la bête de la mer dans l'Apocalypse, la Bible regorge de créatures terrifiantes, liées au péché, qui inspirent largement l'imaginaire médiéval. On les retrouve dans les romans arthuriens, où les chevaliers sont souvent aux prises avec des monstres d'une laideur repoussante. Au Moyen Age, les monstres évoquent ainsi tour à tour des êtres aux confins de l'humain et de l'animal, des créatures fantastiques, à la marge.
    C'est tout un univers d'êtres composites, d'animaux à visage humain et d'humains dépourvus de tête, d'animaux hybrides, de dragons, griffons et autres licornes qui inspirent les enlumineurs et peuplent les marges des manuscrits enluminés. Ces petits monstres ont parfois une portée symbolique. A valeur satirique, à l'encontre du clergé, du médecin ou des vices humains, ils donnent alors lieu à des figurations très cocasses.

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  • Giuseppe Penone : sève et pensée Nouv.

    Né en 1947 à Garessio en Italie, Penone est associé au mouvement de l'arte povera. Son oeuvre développe depuis ses débuts une réflexion sur la relation entre nature et culture.
    L'exposition conçue par la BnF et le catalogue qui l'accompagne restituent la richesse de ses explorations conceptuelles - notamment autour de la mémoire, l'empreinte et le livre - comme la diversité des techniques utilisées : sculpture, installations, peinture, poésie...

    Sève et pensée.
    Oeuvre inédite et magistrale, Sève et pensée est une spectaculaire installation formée des deux segments du frottage, sur fine toile de lin, du tronc d'un acacia de trente mètres de long. Inscrit de part et d'autre du frottage se déploie un texte poétique, véritable « flux de conscience » de l'artiste, réflexions sur l'art, la nature, le temps, la mémoire, le cycle de la vie et de la mort.
    À partir de Sève et pensée se dévoile un réseau de filiations avec des oeuvres chronologiquement éloignées de Giuseppe Penone, des Alberi libro (Arbres-livre), poutres écorcées et creusées jusqu'à la révélation de l'arbre originel, à la série inédite Leaves of grass, grandes peintures qui seraient comme la « fossilisation » des premières empreintes laissées sur la couverture du livre par l'auteur et les lecteurs successifs.
    L'exposition présentera également au public la formidable donation de gravures faite par l'artiste à la BnF. Ces oeuvres récentes, réalisées pour certaines pendant le confinement du printemps 2020, se présentent comme des notes intimes qui accompagnent le travail de création.

    Empreinte et lecture tactile.
    L'historien de l'art Francesco Guzzetti explore dans son essai la notion d'identité dans l'oeuvre de Penone à travers le motif de l'empreinte, qu'elle soit humaine, végétale ou écrite.
    Le livre, en tant qu'objet est « empreinte » : ses pages portent celles des mains qui les ont écrites, celles des lecteurs qui les ont touchées, parcourues.

  • Sorciers et sorcières existent depuis l'aube des temps, mais la sorcellerie présente un caractère particulier dans l'Europe chrétienne, où elle est étudiée et théorisée à la fois par l'Église et par les pouvoirs temporels. En témoignent un grand nombre de livres, de procès, de condamnations et d'exécutions au cours de la Renaissance.
    Se détournant de Dieu et de son Église, sorciers et sorcières se laissent séduire par les ruses du démon, auquel ils vouent un culte idolâtre dont la manifestation suprême est l'hommage rituel qu'ils lui rendent lors de certaines cérémonies nocturnes qu'on appelle leur sabbat.

    Pour les artistes, le thème de la sorcellerie constitue une inépuisable source d'inspiration. Bruegel l'Ancien ou Frans II Francken font étalage d'érudition maléfique. D'autres, comme Dürer, sont plus intéressés par l'opposition entre le corps potelé d'une jeune sorcière débutante et celui boucané d'une vieille opiniâtre. Tandis que Hans Baldung « Grien » (c'est-à-dire vert comme le diable) montre des sorcières nues en train de se couvrir d'onguent pour se rendre au sabbat par la voie des airs.

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  • Le roman de renart

    Anonyme

    Ce beau livre reprend les passages les plus emblématiques du Roman de Renart, adaptés de l'édition de 1861 de Paulin Paris et richement illustrés à partir de différents manuscrits médiévaux conservés au département des Manuscrits de la BnF, rarement ou jamais reproduits. Le goupil surmonte tous les coups du sort grâce à sa ruse et à sa verve, des armes redoutables pour piéger les sots. Le comique du Roman de Renart repose sur une satire implacable et jubilatoire de la société médiévale : mépris des vilains et des curés de campagne, méfiance envers l'ordre féodal et la justice royale. Le coupable en réchappe toujours. Le lecteur qui s'amuse du ridicule des dupes devient complice du scélérat. Les miniatures qui viennent illustrer le texte évoquent, par leur abondance, leur trait volontairement naïf et leurs personnages stylisés à l'extrême, l'univers de la bande dessinée.

    La préface a été dessinée par Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou, auteurs de la série De Cape et de Crocs publiée chez Delcourt (qui reprend les aventures d'un goupil, Armand de Maupertuis, et d'un loup, Don Lope de Villalobos y Sangrin).

  • La plupart des mythologies, mésopotamienne, égyptienne ou grecque, déclinent l'image du dragon sous d'innombrables appellations, à la fois dieux des ténèbres, déesses des océans ou serpents à plusieurs têtes, gardiens d'un trésor...
    Ces représentations ont souvent été confortées par les témoignages de voyageurs ou d'érudits européens découvrant des sauriens inconnus. Marco Polo parle lui-même de serpents terrifiants au large du Yunnan...
    Au Japon, le dragon veille sur les richesses et les demeures tandis qu'en Chine, il véhicule une symbolique fédératrice qui fait de lui l'emblème sacré du pouvoir impérial.
    Les peuples occidentaux, à l'inverse, voient dans le dragon une figure du chaos, Le livre de l'Apocalypse décrit par exemple un immense dragon rouge feu, doté de sept têtes et de dix cornes, qui menace l'Église et égare les hommes.
    Mais le dragon peut aussi se libérer d'une représentation univoquement maléfique. Mélusine, parée de sa queue de serpent, ne se révèle-t-elle pas épouse vertueuse et mère protectrice ?

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  • Sève et pensée Nouv.

    Sève et pensée

    Giuseppe Penone

    Oeuvre inédite et magistrale, Pensieri e linfa (Sève et pensée) est à l'origine une installation spectaculaire de l'artiste Giuseppe Penone formée des deux segments du frottage du tronc d'un acacia. Sur une fine toile de lin de 30 m de long se déploie un texte poétique, véritable « flux de conscience » qui rappelle la circulation de la sève des racines à la cime de l'arbre. Confiée à Jean-Christophe Bailly, la traduction de ce texte mêlant images poétiques, évocations biographiques et réflexions philosophiques, permet d'entrer de plain-pied dans l'univers de l'artiste italien.
    Parcourant l'ensemble de sa carrière, Penone entremêle les références aux règnes humain et végétal, évoquant aussi bien le « jardin des existences » que ce « jardin d'idées qu'est l'art », dans lequel il est beau de se perdre, « de laisser tomber tout rapport à une nature humanisée et contrôlée »... Ces pensées tracées à la main le long de la silhouette verte du tronc d'acacia, révélée par un frottage de feuilles de sureau, condensent les réflexions de l'artiste sur la question primordiale de « la sculpture conçue comme une véritable façon d'être au monde » : « montés sur la souche et regardant le ciel nous imitons la présence de l'arbre, et la lumière nous envahit, nous devenons sculpture, secoués uniquement par le frémissement du sang courant dans nos bras et nos pieds... » Point de départ et aboutissement de la déambulation dans l'univers de Giuseppe Penone à laquelle invite l'exposition que lui consacre la Bibliothèque nationale de France, cet essai poétique constitue ainsi la synthèse de cinquante années de création nourries de recherches incessantes, à la quête d'« une pensée horizontale dans laquelle nous nous sentons comme faisant partie de la nature et retrouvons le respect envers ce qui nous environne en accordant vie et capacité de penser à la matière ».

  • « Nous marchions sans but, six heures par jour, sans manger ni boire. Marche, marche sur la route jusqu'à ce que tu en finisses avec ta vie [...] ».

    Le 25 octobre 1915, une jeune Arménienne de vingt-deux ans échappée d'un convoi de déportés arrive dans le port de Giresun sur la mer Noire dans des conditions dramatiques. Le génocide orchestré par les Jeunes-Turcs contre les Arméniens de l'Empire ottoman fait rage depuis le mois d'avril. Comme beaucoup de ses compagnes d'infortune, Serpouhi Hovaghian a dû abandonner son fils de quatre ans en cours de route, et demeurera cachée plusieurs années, au prix de fréquents changements de domicile. Au cours de sa longue clandestinité, elle utilise un carnet pour consigner par écrit avec plus ou moins de régularité son expérience et les événements dont elle a vent dans une sorte de journal intime, tenu en arménien, puis en français, avec quelques passages en grec. Dans ce récit fragmentaire, elle relate son périple à travers l'Anatolie, depuis son départ en déportation de Trébizonde où elle vivait avec sa famille en juin 1915, et sa vie recluse à Giresun.
    Pour comprendre et décrypter ce document fragile, bouleversant, les éditions de la BnF ont fait appel à l'historien Raymond Kévorkian, spécialiste de l'histoire arménienne, qui livre ici une édition critique indispensable.

  • Depuis la création du monde, les poissons habitent le royaume de Neptune entre silence et beauté.
    Leur profusion magnifique que l'on croyait infinie est-elle inépuisable ?
    Ce livre pose la question tout en montrant combien la diversité de ce monde aquatique émerveille.

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  • Tour à tour monstres sanguinaires, divinités secourables, entités cosmiques, ou prostituées, les Sirènes suscitent dès l'Antiquité une mythologie paradoxale et sont parées d'ambivalence.
    La Bible les désigne comme des êtres essentiellement démoniaques, mus par la séduction et la luxure. Au Moyen Âge, la sirène continue d'incarner le vice et l'inquiétante féminité, quand elle n'est pas reléguée à une simple fonction ornementale.
    Mais les hommes du passé croyaient-ils vraiment à l'existence de ces êtres dont la voix pouvait tout aussi bien guider les âmes errantes à travers les cieux, ou ensorceler ? Pour les philosophes et les théologiens, les sirènes semblent avoir surtout constitué un symbole. Pour les artistes, elles étaient un motif dont la plasticité se prêtait à toutes les fantaisies formelles.
    Mais c'est la littérature populaire qui offrit aux sirènes leur plus belle postérité, à travers romans, légendes et contes merveilleux, avant que Théophile Gautier ou Apollinaire ne viennent rappeler que le destin de ces femmes insaisissables s'achève souvent... en queue de poisson.

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  • De sa première composition à l'âge de trois ans et demi jusqu'à son dernier concert à la veille de sa mort en 1921, Saint-Saëns aura été un compositeur prolifique. Enfant prodige, il se produit au piano dès l'âge de onze ans, avant d'être nommé organiste à la paroisse de Saint-Merri, puis à La Madeleine. Ses talents de virtuose et d'improvisateur suscitent très tôt l'admiration de ses contemporains, au premier rang desquels Liszt et Berlioz. Avec bonheur, Saint-Saëns aura enrichi tous les répertoires, et contribué à promouvoir la musique française à l'étranger. La sienne comme celles des autres - Fauré, Messager, Franck... Véritable globe-trotter, il aura conquis son public à Ceylan, New York, aux Îles Canaries, mais aussi en Allemagne, en Égypte et en Algérie, en Amérique du Sud...
    Assurément, Saint-Saëns est un esprit libre. Et il l'aura fait savoir : de son vivant, il passe pour un original au caractère bien trempé, redouté pour ses prises de parole dans la presse, et ce dans les nombreux domaines qui attisent sa curiosité - politique, beaux-arts, littérature, sciences... Mais ses amis, qui comptent les plus grands artistes de son temps, dévoilent aussi un homme à l'humour irrésistible et à la conversation éblouissante...
    À travers ce catalogue richement illustré, écrit par les meilleurs spécialistes, laissons-nous charmer par cet inclassable génie, ce « Roi des esprits de la musique et du chant qui, comme l'écrit Marcel Proust, possède tous les secrets ».

  • « Au fond d'un trou vivait un hobbit. » Lorsqu'en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l'honorable professeur d'Oxford est loin d'imaginer le succès mondial et l'impact de son oeuvre sur la culture populaire.
    La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l'accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d'arpenter le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d'un parcours dévoilant les secrets de la création de cette oeuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l'oeuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les oeuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l'histoire de la Terre du Milieu.

  • L'année 2020 marque le centenaire de la publication des Champs magnétiques, « première oeuvre purement surréaliste » et moment de rupture majeur dans le domaine de la création littéraire. Ce texte d'André Breton et Philippe Soupault marque en effet la naissance de l'écriture automatique.
    Cette première exposition consacrée au surréalisme organisée à la BnF est centrée sur les années de jeunesse du mouvement, au moment où, sur les décombres de la Première Guerre mondiale, émerge un besoin radical de liquidation des valeurs passées et de renouvellement des formes d'expression.
    Le catalogue édité à cette occasion propose des éclairages inédits de ces pages fascinantes et révèle au grand public, avec des analyses neuves, certains des « trésors » de la BnF, comme le manuscrit de travail des Champs magnétiques (1919) ou celui de Nadja, réputé perdu, tout récemment retrouvé (l'une des plus importantes acquisitions patrimoniales de ces dernières années, jamais encore exposé).
    Si l'accent est mis sur le traitement novateur apporté par le surréalisme à l'écrit et au langage, la place est aussi faite à une grande diversité de supports, afin de rendre compte de la poétique surréaliste dans sa globalité. Les quatre sections - Guerre et esprit nouveau, Rêve et automatisme Manifestes et provocations, Amour et folie : Nadja, l'âme errante - qui rythment l'exposition structurent l'ouvrage, chacune organisée autour d'un document littéraire exceptionnel, auquel répondent tableaux, dessins, photographies, films, costumes, objets.
    Une vision kaléidoscopique pour restituer l'aventure de cette génération de poètes qui, au lendemain d'une expérience barbare, cria son dégoût pour le monde dans des éclats de rire sauvages.

  • Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.

    C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes moeurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée « Enfer ». Il en alla de même des estampes.

    Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.

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  • Après le succès des Contes de Perrault illustrés par Doré, des Contes du Nord illustrés par Kay Nielsen, des Contes d'Andersen illustrés par Edmund Dulac, des Contes de Grimm illustrés par Arthur Rackham et des Plus beaux contes de notre enfance choisis et présentés par Boris Cyrulnik, les Voyages de Sindbad le marin et autres contes des Mille et une nuits illustrés par Edmund Dulac explorent l'univers des contes merveilleux d'origine arabe, persane et indienne (IXe siècle).

    A la suite de Sindbad ou d'Aladin, le lecteur est entraîné dans des aventures qui plongent le lecteur au coeur d'un Orient captivant et haut en couleur. Ce que nous disent aussi, en filigrane, ces récits de voyages et d'aventures, c'est l'importance des histoires. Ainsi se souvient-on que les Contes des Mille et une nuits, récités chaque nuit sans relâche, permettent à Shéhérazade, la fille du vizir, d'avoir la vie sauve...

    Dans cet ouvrage inspiré d'une édition « de luxe » de 1919 conservé à la réserve des Livres rares de la BnF, les contes sont servis par l'oeuvre magistrale de l'artiste Edmund Dulac (1882-1953), dont les illustrations inspirées des miniatures islamiques et indiennes, mais aussi de l'art tibétain et japonais, contribuent à magnifier l'univers orientalisant dans lequel ils se déploient.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" vous donne rendez-vous dans le quartier des plaisirs de l'époque d'Edo, ce Tokyo du XVIIe au XIXe siècle où les beautés - hôtesses de maisons de thé, geishas et courtisanes - offrent les divertissements les plus raffinés et les plus fastueux. Un univers secret. A travers une quarantaine d'estampes exceptionnelles, le monde secret et voluptueux des geishas s'ouvre au lecteur et révèle les codes de la séduction et du libertinage.
    Une esthétique du plaisir. Le livre montre une époque où les artistes rivalisent d'imagination pour imposer leur idéal de beauté, mythifier la beauté féminine, créatrice du désir. Des portraits-énigmes. Regarder le portrait de ces beautés japonaises, c'est apprendre à déchiffrer une énigme. A travers l'ouvrage, l'oeil s'exerce et repère peu à peu le jeu subtil qui distingue chacune de ces belles...
    La grâce singulière d'une main, un éventail, un bouquet d'iris ou une coupe de saké deviennent autant d'indices... Au-delà des idées reçues. Le livre nous fait découvrir, aussi, que les beautés japonaises d'alors n'étaient pas seulement des courtisanes ou des "top modèles", mais également des jeunes femmes cultivées, danseuses et musiciennes de talent, créatrices de parfums, auteurs de poèmes et peintres à leurs heures.

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  • Cet opus de « L'oeil curieux » met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862.
    L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes.
    Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode.
    Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.

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  • Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » rassemble une quarantaine d'images de personnalités : Colette, Zola, Sacha Guitry, Brassens, Picasso, Léo Ferré... posant avec leur animal de compagnie. Choisies dans les collections de la BnF, ces photographies prises entre 1850 et 1960 révèlent une forme inattendue, drôle, touchante, du portrait animalier.

    Réalisé par des professionnels ou des amateurs, en studio ou en extérieur, le portrait photographique répond, tout comme le portrait peint depuis la Renaissance, à des codes bien établis. La mise en scène ou l'absence de mise en scène concourent à mettre en valeur un univers ou une personne ; le décor, l'habillement, l'attitude sont évidemment cruciaux, mais aussi les accessoires qui évoquent le statut social, la profession ou les loisirs. À ce titre, l'animal est présent dans la longue tradition du portrait peint, mais son image est moins fréquente qu'on ne le pense dans celle du portrait photographique.

    Pour notre plus grande délectation, cet ouvrage permet de découvrir divers portraits d'animaux de compagnie qui, tous, révèlent la personnalité du modèle photographié au point de lui ressembler parfois physiquement ! Dociles ou rétifs, simples accessoires, vrais faire-valoir ou formidables vecteurs de complicité, d'humour et de tendresse, chiens, chats et singes forment ici un tel couple avec l'humain qu'on en vient à se demander au gré des images qui, de l'animal ou du modèle a pu se lasser le premier des cabotinages de l'autre !

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  • Cet opus de l'oeil curieux présente une quarantaine de marines choisies au sein de l'oeuvre de Victor Hugo conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.
    Poète, dramaturge, romancier, homme politique, humaniste, Victor Hugo fut aussi un immense artiste. En témoignent les encres issues de ses années d'exil à Guernesey, seul face à l'océan ? miroir et métaphore de l'immensité de l'oeuvre en cours ?, ou celles de son retour.
    À travers ces marines, c'est ainsi tout à tour le désir de gloire et de postérité du poète qui s'exprime, son invincible courage, sa foi en la géniale démesure de son oeuvre et de son esprit. En bref, sa destinée.
    En outre ? intuition magistrale du poète ou légitime évidence ?, l'entrée des manuscrits et des dessins de Victor Hugo à la Bibliothèque, explicitement appelée de ses voeux et couchée en 1881 par testament, fit date et sut infléchir la politique d'enrichissement des collections du département, qui, dès lors, fut ouverte à la littérature moderne et contemporaine.

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" offre au lecteur un regard croisé sur deux univers, les sciences naturelles et les beaux-arts, l'un et l'autre au service d'une description poétique de la nature. Une collaboration spectaculaire. Conçue à l'origine comme un simple catalogue des collections royales, l'Histoire naturelle des oiseaux du naturaliste Georges-Louis Buffon s'inscrit au coeur de son immense Histoire naturelle, aussi importante XVIIIe siècle que l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
    Cette fresque scientifique majeure est ici magnifiée par le talent du dessinateur et graveur François-Nicolas Martinet, qui apporte à chacun de ses dessins d'oiseaux une talentueuse crédibilité. Des dessins éblouissants. 40 images sélectionnées entre mille restituent ainsi la richesse chromatique inouïe des plumages grâce à la virtuosité d'aquarellistes virtuoses, chargés de rehausser chaque dessin.
    Ces images nous montrent également l'immense diversité des oiseaux, des plus familiers aux plus exotiques, voire aux plus cocasses : pluviers, sternes, pies, faucons, hiboux et autres aigrettes de Cayenne... Un succès immédiat. Parce qu'ils révélèrent d'emblée un grand sérieux scientifique et d'admirables qualités esthétiques, les oiseaux de Buffon interprétés par Martinet connurent d'emblée un large succès, source d'inspiration au XIXe siècle et bien au-delà.

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  • Symboles de l'âme et de la résurrection, les papillons apparaissent fréquemment dans les peintures de Vanités au XVIe siècle, tandis que leurs représentations naturalistes l'emportent au XVIIIe siècle français.

    Pour les Amérindiens, les papillons sont un symbole du changement, de la joie et de la couleur, miracle de la transformation et de la résurrection.

    Dans la Grèce antique, ils représentent la psyché ou l'âme et son attribut, l'immortalité, alors qu'au Japon, le papillon est un emblème de la femme et que deux papillons figurent le bonheur conjugal.

    En Orient, ils conservent leur intensité de figuration du désir lorsqu'ils s'approchent de la pivoine, ou, plus étrangement, deviennent l'élément insaisissable qui permet de représenter le vide, et nous aspire dans une vision spirituelle du monde épuré de représentations symboliques.

    Exquise et parfois inquiétante, la forme insaisissable des papillons que les artistes ont, universellement, tenté de capter est une image de notre propre intériorité.

    Messagers éphémères, ils révèlent la volatilité de nos états d'âmes, diurnes ou nocturnes, la beauté fugace du monde sensible dont la représentation est à la fois le signe d'une gageure et celui d'une grâce.

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