Sciences & Techniques

  • Dès les années 70, des voix tentaient de se faire entendre en faveur des " sources d'énergie solaire et dérivées ", dont celle de Jean Rostand. Un des domaines privilégiés de sa réflexion fut celui des relations entre la science, l'éthique et la politique. Bien que spécialiste de la biologie, il ne limita pas ses écrits à cette discipline, mais se pencha sur les implications morales et politiques des découvertes dans d'autres domaines scientifiques, dont singulièrement la physique nucléaire. A partir des années 50, Jean Rostand s'impliqua profondément et passionnément, pendant de nombreuses années, dans un combat sans concession contre la " bombe atomique française ". Il insistait sur le fait que " plus on tardera, plus ce passage sera difficile ". Le présent ouvrage regroupe ses textes et conférences contre la bombe atomique et le nucléaire civil. Ils n'ont rien perdu en actualité. Nous sommes maintenant 35 ans après, et force est de constater que les gouvernements successifs de notre pays, non seulement n'ont pas effectué cette reconversion, mais encore, sous la double pression des lobbies du pétrole et du nucléaire, ont tout fait pour éliminer les énergies concurrentes et limiter le plus possible le développement des économies d'énergie et des énergies renouvelables en France, creusant ainsi le retard de notre pays par rapport à d'autres qui s'y sont résolument engagés.
    Jean Rostand : Jean Rostand (1994-1977), membre de l'Académie Française, eut des activités multiples : chercheur en biologie, vulgarisateur scientifique, historien des sciences, philosophe, et homme engagé. Ses travaux sur la génétique et le développement embryonnaire des amphibiens l'ayant sensibilisé à la gravité des atteintes des radiations nucléaires sur les organismes vivants, il fut un opposant virulent à l'énergie nucléaire.
    Alain Dubois : Né en 1948, Alain Dubois commença ses travaux de recherche sous la direction de Jean Rostand à l'âge de 15 ans. Après une thèse à l'Ecole Normale Supérieure de Paris (1973), il entra au Muséum National d'Histoire Naturelle, où il devint en 1989 le dernier titulaire de la chaire de Zoologie. Ses travaux de recherche ont porté sur les anomalies et la génétique des amphibiens, sur la classification et l'évolution des ces animaux, notamment en Europe et en Asie, et sur divers aspects de la théorie de la biologie.

  • Publié pour la première fois en 1584, L'Infini, l'univers et les mondes est l'oeuvre maîtresse de Giordano Bruno (1548-1600), celle dans laquelle il inaugure véritablement le débat sur l'infinité des mondes, ouvrant ainsi la voie à Kepler, Newton, voire à toute la science moderne.
    Défenseur acharné du divin, il se devait d'aller plus loin que Copernic dont il est un fervent lecteur mais qui se limitait à des considérations astronomiques.
    Posant l'un et le multiple, Dieu et la matière, sa création, comme indissociablement liés, éternels et sans limites, unis par le même désir de susciter la vie, il conçoit un univers sans bornes, peuplé d'innombrables mondes.
    Il fait ainsi voler en éclats le géocentrisme ptoléméen et la cosmogonie d'Aristote que l'Église avait faite sienne. Cela ne lui fut pas pardonné. Livré à l'Inquisition il sera brûlé publiquement.
    Écrit sous la forme d'un monologue et de dialogues truculents avec ses élèves et ses détracteurs, ce livre témoigne de toute la fraîcheur d'esprit et de toute la fougue d'un grand penseur qui pourrait être défini comme un " hérétique de la raison " et qui fut excommunié par les catholiques, les calvinistes et les luthériens.

  • Publié pour la première fois en 1584, L'Infini, l'univers et les mondes est l'oeuvre maîtresse de Giordano Bruno (1548-1600), celle dans laquelle il inaugure véritablement le débat sur l'infinité des mondes, ouvrant ainsi la voie à Kepler, Newton, voire à toute la science moderne.
    Défenseur acharné du divin, il se devait d'aller plus loin que Copernic dont il est un fervent lecteur mais qui se limitait à des considérations astronomiques.
    Posant l'un et le multiple, Dieu et la matière, sa création, comme indissociablement liés, éternels et sans limites, unis par le même désir de susciter la vie, il conçoit un univers sans bornes, peuplé d'innombrables mondes.
    Il fait ainsi voler en éclats le géocentrisme ptoléméen et la cosmogonie d'Aristote que l'Église avait faite sienne. Cela ne lui fut pas pardonné. Livré à l'Inquisition il sera brûlé publiquement après huit années d'emprisonnement.
    Écrit sous la forme d'un monologue et de dialogues truculents avec ses élèves et ses détracteurs, ce livre témoigne de toute la fraîcheur d'esprit et de toute la fougue d'un grand penseur qui pourrait être défini comme un "hérétique de la raison" et qui fut excommunié par les catholiques, les calvinistes et les luthériens.

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