Arts et spectacles

  • Frida Kahlo

    Rauda Jamis

    Frida Kahlo (1907-1954) vécut une brève existence déchirée entre de terribles souffrances physiques (à dix-huit ans, un accident de bus la cloue au lit pour deux ans) et une immense force de création (elle commence à peindre, un miroir installé au-dessus d'elle, pendant qu'elle est immobilisée). Par-delà sa beauté célèbre, ses amours, celles de son mari, Diego Rivera, ses voyages, les mille et une anecdotes ponctuant une existence tumultueuse et riche, reste son art, dont André Breton disait que c'est "un ruban autour d'une bombe".

    Ajouter au panier
    En stock
  • Ariane Mnouchkine, une des plus grandes figures de la scène française, se dévoile au travers d'entretiens menés par la rédactrice en chef de Télérama. Ils offrent un aperçu de son travail et de ses combats et proposent un panorama du théâtre au cours de ces cinquante dernières années. Publié en 2005, ce livre est ici mis à jour et comporte deux chapitres inédits.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Seins

    Ramón Gómez De La Serna

    Inventaire fou, baroque et délirant d'un adorateur...

  • Dans Livret de famille et La Trempe, le parolier du groupe Zebda s'est révélé en boxeur littéraire : textes engagés ou enragés voisinent avec souvenirs d'enfance et blessures d'en France.

  • Des premiers spectacles aux grandes créations, la danseuse, chorégraphe et professeur retrace le parcours d'une vie tout entière dédiée à la danse.

    Merveilleux testament que cette autobiographie de Martha Graham, achevée peu de jours avant sa mort, à quatre-vingt-seize ans, le 1er avril 1991. Celle qui révolutionna son art au point que, dans son domaine, on peut la comparer à Picasso, Joyce ou Stravinski, se raconte et retrace le parcours d'une vie tout entière dédiée à la danse. De ses premiers spectacles, avec trois danseurs, jusqu'à ses grandes créations, elle se révèle intensément américaine dans ses obsessions (la frontière vers l'Ouest qui sans cesse recule) et profondément de son temps (les grandes figures mythologiques revisitées par la psychanalyse la hantent).

    Elle a - brisant les moules traditionnels - inventé un nouvel usage du corps, fondé sur la respiration, sur la liberté du geste, et sur la conviction que nous avons hérité de notre mémoire "ancestrale" des impulsions de mouvements. A la fois danseuse, chorégraphe et professeur, Martha Graham n'a cessé de se battre pour un art nouveau.

    Ses souvenirs sont ceux d'une grande dame de notre siècle, véritable "mémoire de la danse" nourrie de ses rencontres avec les artistes et les célébrités de ce monde, de ses confrontations avec ses élèves - dont Madonna, Woody Allen ou Mikhaïl Baryshnikov ne furent pas les moindres. De chacun d'eux elle parle avec tendresse et pertinence, dressant ainsi d'elle-même, en creux, le portrait d'une femme exigeante et pugnace.

  • Autoportrait

    Man Ray

    Duchamp vint en fin d'après-midi et m'emmena dans un café des boulevards oú les jeunes écrivains dadaïstes, se retrouvaient régulièrement avant dîner.
    Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. après les présentations, nous essayâmes de converser. jacques rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. c'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m 'étaient attribués.
    En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. andré breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi; louis aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. le poète paul eluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de baudelaire que j'avais vu dans un livre.

  • "Quand j'ai sauté en marche dans la photographie, elle était en bois. Aujourd'hui, la voici devenue quasiment électronique. Je reste le nez à la portière avec la même curiosité que le premier jour".
    Celui qui a vu défiler le XXe siècle devant son objectif jamais ne se prenait au sérieux, et c'est lui tout entier, sa verve, sa drôlerie, sa tendresse, qu'on retrouve dans ces textes, fruit d'un échange épistolaire de cinq années avec Jean-Luc Mercié, l'éditeur original du livre (chez Belfond, en 1989).
    Ici, souvenirs, anecdotes, portraits s'ordonnent comme autant de prolongements poétiques des images de Doisneau. Et si on voit défiler Cendrars, Braque, Brancusi, Léautaud, Picasso, Léger ou Cavanna, on retourne aussi au temps où le photographe, qui travaillait avec du magnésium en poudre, était reçu à la cuisine avec un verre de rouge...

  • Voici l'histoire du pianoforte, de cette "boîte-à-touches-pour-jouer-fort-et-doucement", comme l'appelait Beethoven.
    En mélomane passionné et érudit, Dieter Hildebrandt érige le piano en héros de roman et relate son évolution au cours des deux derniers siècles. "Totem de la culture bourgeoise", le piano à queue traverse le XIXe siècle avec jubilation : en compagnie des époux Schumann, de Brahms, Liszt, Chopin et tant d'autres, nous découvrons sa gloire, ses histoires de coeur et ses secrets de famille - tant en Europe qu'en Amérique.
    A la fin du XIXe siècle, on le croyait mort. Pourtant, au fil du XXe siècle, de grands interprètes contemporains comme Rubinstein, Glenn Gould ou Horowitz ont majestueusement perpétué son culte. Créatif, le piano a même conquis de nouveaux genres tels que la musique de film, l'improvisation, le ragtime ou encore le jazz. A l'aube du troisième millénaire, le "monstre étrange, poli et vernis" n'a plus le premier rôle, mais beaucoup de nouvelles tâches à accomplir.
    Ce livre amusant, qui foisonne de connaissances et déborde de passion pour son sujet, a enchanté la grande famille des mélomanes à travers l'Europe et les Etats-Unis.

  • Le tango

    Horacio Salas

    "en un siècle, le tango, né dans des réduits marginaux et douteux, est devenu le symbole du pays qui lui a donné le jour.
    ii est le reflet d'une société qui s'est structurée, comme le remarque ernesto sabato, à partir d'éléments hybrides. la musique portègne est née du croisement de rythmes créoles et de rythmes étrangers. l'argentin est né du métissage entre créoles, italiens, espagnols et juifs, et le tango est son reflet. les crises, les régressions, les enthousiasmes et les défaites du tango sont ceux-là mêmes que son pays a connus et soufferts." (extrait)

  • "Il donnait ses leçons pour vivre et parfois, lorsque ses doigts ne supportaient plus les efforts violents et cruels, il lisait pour se reposer. Tout, à tort et à travers. De nouveau il avait cessé de fréquenter la société, il rencontrait à peine ses amis. Balzac lui aussi était très occupé. Victor Hugo travaillait à un grand roman qui avait pour cadre l'église Notre-Dame. Berlioz n'était pas à Paris, Musset courait constamment le jupon. Et lui, il restait assis pendant des heures interminables au piano et luttait avec lui comme avec un démon. Ce fut un combat effroyable".
    L'itinéraire du jeune Liszt est ici restitué par un biographe attentif et complice qui, de Doborján (Autriche) où naquit le virtuose en 1811, à Vienne où il fit ses classes, en passant par l'Allemagne et Paris où il vint parfaire son éducation musicale et devint le familier du cercle romantique, le suit pour l'accompagner ensuite, compositeur au faîte de sa gloire, à Weimar, Dresde, Budapest, Rome ou Leipzig puis à Bayreuth où il mourut en 1886.

  • De l'intime à l'universel est un essai biographique et thématique de Thierry Delcourt sur la chorégraphe, danseuse, calligraphe, poète et pédagogue Carolyn Carlson. Après quatre ouvrages de l'artiste elle-même parus aux éditions Actes Sud, l'auteur explore l'univers créatif de la chorégraphe et pose un regard extérieur à la fois sur son oeuvre et sur son processus de création, tous deux liés à sa vie et à son environnement.
    Ce premier essai consacré à Carolyn Carlson, mondialement reconnue grâce à cinquante années de création ininterrompue, respecte une chronologie biographique s'appuyant sur les lignes de force qui se dégagent de ses productions ; la plus importante, et peut-être la plus singulière, est la notion de poésie visuelle. Les thèmes traités se rapportent non seulement à la créativité de l'artiste, mais aussi à son existence et à ses sources d'inspiration :
    Artistes favoris, peintres, poètes et philosophes.
    L'auteur nous livre également ses entretiens avec divers collaborateurs présents et passés de Carolyn Carlson, depuis ceux qui ont suivi et accompagné son enseignement jusqu'aux directeurs, producteurs, et administrateurs qui l'ont côtoyée. Le tout s'accompagne de photographies de famille et de documents personnels qui ont guidé la création de la chorégraphe, notamment ses archives déposées depuis peu à la bnf.

  • Un couple, homme et femme - de n'importe quel étiage social -, vient voir ses épreuves d'essai.

    Neuf fois, j'allais dire onze fois sur dix, vous constaterez que la femme s'absorbe sur les portraits du mari pendant que le mari, non moins hypnotisé mais sur sa propre image, semble à cent lieues de seulement penser à l'image de sa moitié.
    [ . ] si bonne est l'opinion de chacun sur ses mérites physiques que la première impression de tout modèle devant les épreuves de son portrait est presque inévitablement désappointement et recul.
    [ . ] quelques-uns ont l'hypocrite pudeur de dissimuler le coup sous une indifférente apparence, mais n'en croyez rien. ils étaient entrés défiants, hargneux dès la porte et beaucoup sortiront furibonds.

  • En interrogeant un large éventail de galeristes sur leur vocation, leurs artistes, leurs clients et leur fonctionnement, Anne Martin-Fugier dresse, à travers ces témoignages d'itinéraires humains, un passionnant panorama du marché de l'art à Paris depuis 1950.

  • «La musique baroque a désormais conquis son public, un public étonnamment large et divers : et c'est un autre aspect, non moins curieux, et non moins inexplicable, de sa résurrection, où se croisent psychologie, sociologie, et quelques autres domaines des sciences humaines. Pourquoi aime-t-on tellement cette musique ? Pourquoi une telle demande ?» Philippe Beaussant, dans cette nouvelle édition de son livre paru chez Actes Sud en 1988, complète sa réflexion sur le renouveau du baroque, dont il fut l'un des principaux artisans, par une analyse de son succès... En atteste, avec Tous les matins du monde, «l'intrusion de la viole de gambe dans le paysage audiovisuel français». Mais loin de crier triomphe, l'auteur interroge l'avenir, ouvre des perspectives, pose de nouvelles questions. D'où il ressort que le «baroque» pourrait bien cesser d'être une mode pour continuer de gagner la place qui lui revient dans le patrimoine musical et artistique.

  • La fabuleuse histoire de la chanteuse disparue en 2011, grande interprète de la morna cap-verdienne, et celle d'un succès mondial qui a tardé à venir. A travers ce portrait se dessine également l'histoire d'une ville, d'un pays et d'un genre musical.

  • Genêt à Chatila

    Jean Genet

    La rencontre de Jean Genet avec les Palestiniens fut déterminante : le texte publié ici sous le titre les Palestiniens, retrouvé et traduit de l'anglais, rend compte de quelques-unes des réflexions - sur la religion, les femmes, l'art ou la révolution - que lui inspira son séjour dans les bases de guérilla, en Jordanie, dès 1970. Mais c'est en septembre 1982 que tout bascula : au moment des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, l'écrivain est à Beyrouth. Bouleversé, il écrit Quatre Heures à Chatila, texte d'une violence inouïe, publié par Gallimard dans l'Ennemi déclaré (1991) et mis en scène par Alain Milianti en 1991, au Volcan du Havre.
    Le présent ouvrage, prolongement du spectacle, rassemble des interventions qui toutes mettent en lumière, dans la trajectoire de l'écrivain, l'importance de ce moment où se lient de manière indissoluble quête esthétique et action politique.

  • Mémoires dans lesquels la grande cantatrice française raconte sa carrière internationale, ses rencontres avec des personnalités et des anonymes, son amour de la vie, etc.

  • Le patrimoine culturel immatériel se manifeste dans des domaines très différents, et c'est précisément ce qui fonde sa richesse. Mais comment la Convention de l'Unesco pour sa sauvegarde parviendra-t-elle à protéger ce patrimoine contre les dangers qui le menacent ? Chérif Khaznadar, expert gouvernemental de la France pour cette Convention dont il a présidé l'Assemblée générale des états parties, fait part de son témoignage, de son analyse et de ses mises en garde.

  • Bien entendu, il prit l'habitude d'aller quatre ou cinq fois par an en italie.
    Il entreprit de l'explorer région par région, province par province. il mettait des mois à préparer ses itinéraires. il détestait l'imprévu. il écrivait aux aziende di turismo de chaque ville, il se faisait adresser tous les prospectus imaginables, il notait les horaires des cars, retenait des chambres dans les hôtels les plus modestes, non pas tant par économie que parce qu'il se moquait de l'intendance, de son confort ou du qu'en-dira-t-on.
    Il mit à découvrir l'italie le même acharnement, la même inépuisable érudition, le même souci du détail, le même bonheur enfin qu'il éprouvait, critique de cinéma, à tout savoir et tout retenir de la filmographie d'henry king ou d'humphrey bogart.

  • Né en 1739 à basse-terre d'une esclave d'origine sénégalaise et d'un planteur noble, saint-george apparaît aujourd'hui comme l'une des figures les plus romanesques du xviiie siècle.

    Après une enfance en guadeloupe et à saint-domingue, il est vite adopté par l'aristocratie parisienne pour ses multiples talents : escrimeur, danseur, séducteur, et surtout musicien. violoniste virtuose et compositeur, considéré comme le meilleur chef d'orchestre d'europe, il passe pour le rival de mozart et aurait dirigé l'opéra royal sans l'hostilité déclenchée par la nomination d'un mulâtre à une si haute distinction.
    Trois ans après sa mort, en 1799, napoléon rétablit l'esclavage et le nègre des lumières s'enfonce dans une nuit de deux siècles.
    C'est le destin exceptionnel de ce répudié de l'histoire que retrace ici alain guédé, avec une allégresse et un brio qui rendent hommage à la vitalité et à la prééminence dans son siècle du grand saint-george.

  • Yonder

    Siri Hustvedt

    "Un jour mon père, écrit Siri Hustvedt, m'a demandé si je savais ce que signifie yonder. J'ai répondu qu'à mon idée yonder était synonyme de there, là. Il a souri et m'a dit : "Non, yonder, c'est entre ici et là." Cette petite histoire me reste présente, depuis des années, comme un exemple de magie linguistique elle identifie un nouvel espace - une région médiane qui n'est ni ici ni là -, un lieu qui tout simplement n'existait pas pour moi avant d'être nommé." Et c'est dans cet espace-là, entre représentation et réalité, que Siri Hustvedt, à propos de La Femme au collier de perles de Vermeer, de L'Ami commun de Dickens, ou encore de Gatsby le Magnifique de Fitzgerald, révèle une pensée à la fois élégante, délicatement discursive et pénétrante, qui montre à quel point nous dépendons du langage par lequel nous relions à l'art les choses de la vie.

empty