Jean-Luc Hees

  • Ils sont psychopathes, sociopathes, névropathes... Ils règnent sur les pays du Caucase ou d'Amérique Latine, sur la Corée du Nord ou sur les Philippines. Ils régissent de façon extravagante la vie de la Maison Blanche ou du Kremlin. Ils violentent et massacrent leur propre peuple comme en Syrie. Ils abaissent leur fonction comme en Thaïlande, tourmentent leurs opposants comme aux Maldives.
    Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté. Certains sont catalogués par l'ONU comme « criminels de guerre », ou encore ils sont accusés de « génocide ». Le monde les regarde oeuvrer, souvent sans réagir. Tous n'ont pas commis les mêmes atrocités. Le Président Philippin se vante d'avoir, à plusieurs reprises, tué de ses mains. Donald Trump n'a jamais pointé son revolver sur un passant New Yorkais. Mais tous ces personnages affichent certaines caractéristiques troublantes. Et ils présentent un risque pour la planète. Bachar al-Assad, avec un demi-million de morts sur la conscience, peut mettre le Proche Orient à feu et à sang. Kim un-Jung peut rayer de la carte une ville américaine ou japonaise. Et Donald Trump qui demande souvent à ses conseillers militaires à quoi peut bien être utile une bombe atomique si on ne peut pas s'en servir n'est guère rassurant. En dépit des tragédies du XXe siècle, la longue lignée des monstres se renouvelle dans un monde globalisé, où jamais l'information n'a autant circulé.

  • Aux États-Unis, la politique chaotique menée par la Maison Blanche depuis trois ans a eu un impact sidérant sur les rela0ons interna0onales et sur l'économie mondiale. À ce titre, nous sommes tous concernés par la facture qui s'annonce.

    La France, comme d'autres « alliés » de l'Amérique, est en première ligne des conséquences du mandat de Donald Trump : guerre commerciale et rétorsions ?scales, avenir de l'Otan et de la sécurite´ de l'Europe, absence de doctrine dans la lutte contre le terrorisme, perte de con?ance vertigineuse dans la parole américaine, apathie devant les dangers du réchau?ement climatique... Les perspectives d'avenir sont pour le moins angoissantes dans un monde en régression devenu « apolaire ».
    Avec une gestion incohérente de la pandémie par un président qui tourne le dos à la science et ne se préoccupe que de sa stratégie électorale, et avec le ravivement des tensions raciales en début d'éte´, la situation ne cesse de s'aggraver. Sur toile de fond d'une élection décisive, d'une crise sanitaire et économique sans précédent, et d'un climat social des plus instables, Jean-Luc Hees pose la question des conséquences de tant d'inconséquence.
    Qu'en sera-t-il du pouvoir et du prestige dont jouissait le pays depuis la ?n de la seconde guerre mondiale ? Si l'Amérique abandonne le rôle de leader mondial, qui prendra le relais ? Et, sur le nouvel échiquier géopolitique quelle sera la place de la France, et de l'Europe ?

  • Trump fiction

    Jean-Luc Hees

    Deux ans après l'accession de Donald Trump à la Maison Blanche, on pensait tout connaître du 45e Président des États-Unis. Erreur ! Il fallait encore analyser l'impact de ses déclarations et de ses « pensées » sur l'humeur du monde. De tweet en tweet, de discours en aboiements, il ne laisse personne indiffèrent et il n'a pas contribué à rassurer la planète sur le rôle nouveau qu'il entend faire jouer à son pays.
    Du chaos philosophique au désordre idéologique, en passant par de curieuses dérives comportementales, Trump a alimenté bien des interrogations, bien des colères, bien des indignations et au total une véritable sidération.
    Jean-Luc Hees, grand connaisseur des États-Unis, en a profi té pour imaginer l'impact de « l'effet Trump » sur les grands et les petits de ce monde. De la reine d'Angleterre à Clint Eastwood, du Pape François à Steve Bannon, de Bob Dylan au travailleur mexicain clandestin, de Robert de Niro à un coiffeur dépressif de l Ohio, chacun réagit, avec son coeur, son instinct et ses angoisses.
    À l'évidence, Jean-Luc Hees n'est pas exactement un fan de Donald Trump et les réactions qu'il imagine et « enregistre » au fi l des jours dressent un tableau drolatique et cruel du Commandant en Chef, qui détient entre ses mains l'image et l'avenir de la Grande Amérique.
    Un pamphlet, à charge, aussi décapant qu'hilarant.

  • J'ai démarré ce livre après avoir « flairé » ce qui attendait la France en mai prochain. J'ai choisi un parti pris que je crois fondamentalement différent des quelques centaines d'ouvrages politiques que vous pourrez lire d'ici à l'élection présidentielle. J'ai décidé de tenir un journal de campagne. Il ne s'agit pas là du travail d'un politologue que je ne suis en aucun cas. C'est plutôt le regard d'un électeur en colère mais aussi vaguement amusé qui regarde une campagne électorale révolutionnaire et finalement assez peu politique. Après douze ans de chiraquisme, que vont faire les prétendants à l'Elysée ? Quel est l'état de la société française qui ressemble à s'y méprendre à un film d'Almodovar : « Pays au bord de la crise de nerfs ». Comment se dégager des séquelles du passé et des vices du présent ? Comment parler politique sur le fond quand tout est artificiel ? Quelle est l'état de notre planète médiatique, ivre comme un bouchon sur des eaux agitées au gré des sondages ? Ce livre n'a qu'une prétention : faire le bilan de ce hasardeux voyage consistant à briguer le suffrage des Français pour accéder au pouvoir. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont des personnages totalement à part dans notre histoire. L'une et l'autre nous promettent de changer ce vieux pays. Tous deux incarnent les manières et les envies d'une nouvelle génération. Les Français les attendent avec impatience, sinon avec anxiété. Mon propos est de ramener le débat au niveau qui, je crois, intéresse réellement l'électeur. Les années Chirac ont anesthésié, voire euthanasié une relation vraie entre le peuple et ses élus. La succession entraînera obligatoirement des modifications importantes dans le pays. Au-delà de ce postulat, j'ai choisi de traiter le omportement politique de manière assez critique, de tenir un journal qui ne soit ni chronologique, ni thématique, mais qui donne plutôt une vue «impressionniste». Je compte garder un regard neutre mais sans complaisance, sans entrer dans les querelles partisanes et surtout m'attacher aux acteurs de cette campagne. Les uns et les autres ont beaucoup à se faire pardonner et vont sûrement beaucoup promettre et le terrain d'observation va continuer à s'enrichir dans les prochaines semaines. Enfin, je revendique, mais c'est quasiment une règle personnelle, l'obligation d'ironie face à ceux qui ont fait profession de régir les affaires de mon pays.
    Jean Luc Hees

  • Le cercle des plumes assassines Nouv.

    Dorothy Parker fut l'une des femmes les plus drôles de l'Amérique. Critique, poète, scénariste, elle fut un pilier de la célèbre Table Ronde de l'hôtel Algonquin, où déjeunaient ensemble les plus fins esprits de New York. Dans ce roman qui nous fait revivre les folles années 20, elle devient malgré elle l'héroïne intrépide d'une enquête criminelle. Un matin, Dorothy découvre sous leur table habituelle un inconnu poignardé en plein coeur.
    Pour compliquer l'affaire, un jeune outsider, venu du Sud, un certain William («Billy») Faulkner, qui rêve de devenir écrivain, va se trouver mêlé à l'histoire. Il est le seul à avoir eu un furtif aperçu du tueur... Mené à un rythme endiablé, ce roman qui allie suspense et humour nous plonge dans l'ambiance de Manhattan à l'époque de la Prohibition. On y croise gangsters notoires, stars de cinéma, légendes littéraires, des personnes réelles côtoyant des êtres de fiction jeux de mots, propos acidulés, insultes à peine voilées : les répliques fusent comme des tirs de mitraillette, le tout dans une joyeuse anarchie.
    J J Murphy, admirateur de longue date de Dorothy Parker, a lancé avec ce premier roman une série autour du «cercle vicieux» de l'hôtel Algonquin. Ce roman et le troisième de la série ont été nominés pour le prestigieux prix du polar «Agatha».

  • Les égéries inspirent : les poètes, les hommes politiques, les sociétés et les nations. Elles nous inspirent également, humbles mortels, et nous fascinent, qu'elles soient bénies ou blâmées.
    D'ailleurs certaines cultures favorisent leur éclosion et leur épanouissement. Que serait l'Amérique sans Jacqueline Kennedy, Marylin Monr?, Michelle Obama, Hillary Clinton ? Ou, à une autre époque, Bette Davis, Zelda Fitzerald, Eleanor Roosevelt, Bonnie Parker, Abigail Adams ? Héroïnes, symboles, mythes, parfois légendes, ces femmes méritent notre hommage. Surtout lorsqu'elles ont inspiré des hommes moins grands qu'elles.
    Leur destin, leurs succès et leurs échecs, leurs tragédies et leur bonheur, nous disent que le monde continue d'avancer.

  • Obama, what else ?

    Jean-Luc Hees

    " Au fond, tout de qu'on lui demande à Barack Obama, c'est d'avoir la carrure de Roosevelt, l'intelligence et le courage politique de Lincoln, l'humour de Coolidge, la droiture de John Adams, l'honnêteté de Washington, la virilité d'Andrew Jackson, le charme de Kennedy, la bonhomie de Reagan et l'appétit pour les bonnes choses de Clinton. Facile ! " Jean-Luc Hees est un amoureux des Etats-Unis. Mais ces dernières années, elle ne faisait plus tellement rêver, l'Amérique. Jusqu'à ce qu'un jeune sénateur, parfait inconnu, noir par-dessus le marché, entre en scène. Orateur virtuose, entre Fred Astaire et Martin Luther King, il a rendu l'Amérique à ceux qui l'aiment. Jean-Luc Hees nous fait revivre les mois d'attente, d'espoir, d'émotion, qui ont fait de Barack Obama le 44e président des etats-Unis d'Amérique. Correspondant de France Inter en Amérique sous Reagan, Jean-Luc Hees a suivi pour Charlie-Hebdo la campagne présidentielle américaine de 2008, accompagné du dessinateur Riss. Il est l'auteur, aux presses de la Renaissance, de La Saga de la Maison-Blanche, paru en 2006. Il anime la tranche matinale de Radio Classique.

  • La Maison-Blanche. Un monument universellement connu, une image de puissance et de démocratie, un des rares symboles historiques des États-Unis. Qui furent vraiment ses occupants ? Quels secrets recèle le Bureau Ovale ? Quelle empreinte ont laissée les First Ladies dans cette fameuse bâtisse ? À travers mille anecdotes amusantes ou tragiques, Jean-Luc Hees dresse un passionnant portrait de la présidence américaine.

  • Voyage

    Jean-Luc Hees

    La mémoire n'obéit qu'à ses caprices. Il n'y a aucune chronologie ni logique à attendre d'elle. Jean-Luc Hees n'a donc pas cherché à ordonner ses souvenirs de bourlingueur des ondes. Il nous les offre en vrac, restituant ainsi une émotion intacte. Ce diable d'homme aurait bien du mal à se conjuguer au passé.
    Jean-Luc Hees semble éprouver, à l'instar d'un Jacques Brel, la nostalgie du Far West, d'où peut-être une fascination juvénile, que les ans n'ont pas entamée, pour l'Amérique, les États-Unis bien sûr, mais aussi les pays d'Amérique centrale et du Sud, sans oublier Haïti, son jardin secret.
    Il ne joue pas au héros, au journaliste sans peur et sans reproche. Bien au contraire, il raconte, non sans un sens certain de l'autodérision, ses frousses, ses égarements. Il se livre aussi à de magnifiques exercices d'admiration dès lors qu'il évoque des amis dont la seule indélicatesse fut de déserter la planète.
    Un livre d'aventures à hauteur d'homme.

  • Un portrait de la candidate démocrate, à la veille de l'élection présidentielle américaine de 2016, mis en perspective avec celui de son rival républicain Donald Trump. Ce sont deux visions du monde qui s'affrontent et qui sont ici analysées.

  • Auteur fécond, Éric-Emmanuel Schmitt tient une place prédominante dans le paysage littéraire depuis plus de vingt ans. Romans (Ulysse from Bagdad), récits (Oscar et la dame rose), nouvelles (Odette Toulemonde), pièces de théâtre (Le Visiteur)... il s'est essayé à de nombreuses formes artistiques - y compris la musique - pour raconter le monde et l'être humain, à travers des personnages toujours emblématiques, profonds et attachants. Fasciné par les questions spirituelles et mystiques, cet écrivain-philosophe n'hésite pas, souvent avec humour, à bousculer les codes de la religion et de la littérature, ou même à revisiter l'Histoire. Comment est-il venu à l'écriture et l'a-t-il fait évoluer au fi l des années et des succès ? Pourquoi déploie-t-il autant d'audace dans son oeuvre ? Un échange riche en anecdotes et un regard précieux sur l'écriture. « Mon modèle d'écrivain, c'est Mozart.... » Éric-Emmanuel Schmitt

  • Né à Haïti, Dany Laferrière est désormais de nationalité Québécoise, bien qu'il ait longtemps vécu à Miami et qu'il siège à l'Académie française. Cette richesse multiculturelle fait de lui un auteur à part, inimitable. En 1985, son premier roman au titre provocateur - Comment faire l'amour avec un nègre - lui vaut immédiatement une reconnaissance littéraire d'envergure. En trente ans, il publie des dizaines de romans et récits, réunis principalement en deux mouvements : Une autobiographie américaine (oeuvres écrites pendant ses années à Miami) et le cycle haïtien (L'odeur du café, Le Cri des oiseaux fous...). En quoi le petit garçon haïtien était-il déjà en puissance le grand auteur que l'on sait ? Comment articule-t-il dans son oeuvre la diversité culturelle qu'il incarne ? Dany Laferrière revient sur son enfance, son exil et nous entraîne dans une promenade littéraire et onirique. « J'ai cru que mes livres venaient de moi, maintenant je crois que je viens de mes livres » Dany Laferrière

  • Sorj Chalandon associe son métier de journaliste, de reporter et celui d'écrivain avec un talent remarquable. Lecteurs et critiques ne s'y sont pas trompés et ont plébiscité chacun de ses ouvrages, tout comme les jurés des prix littéraires. Ses livres, romans ou récits, sont tous empreints d'une profondeur historique, sociale mais aussi personnelle et autobiographique, qui fait toute la singularité de son oeuvre. Comment dissocier la littérature du journalisme ? L'écriture permet-elle de formuler ce qu'on ne peut pas dire ? Quelle est l'importance du style ? Cet entretien affirrme avec brio et émotion la nécessité absolue des livres, « ces armes de dignité massive ». « J'ai pactisé avec les mots et je les respecte » Sorj Chalandon

  • C'est par la bande-dessinée que Jean Teulé investit le monde des livres : d'abord publié dans la revue L'Écho des Savanes, il publie son premier album, Virus, dès 1980, âgé alors de 27 ans. Encore très prolixe dans ce domaine (il a signé ou co-signé près de 20 albums), il est aujourd'hui davantage connu du grand public pour ses romans : Darling, Je, François Villon, Le Magasin des Suicides, Le Montespan, Fleur de tonnerre... Dans ces textes, bien souvent construits sur une réalité historique, il sait à la fois parler d'amour et d'humanité, tout en maniant une plume cynique, parfois très crue, ce qui lui procure une vraie singularité d'écriture.
    D'où tire-t-il cette originalité ? Sa passion pour l'histoire porte-t-elle son métier d'écrivain ? Quels ponts fait-il entre sa pratique de dessinateur et celle de romancier ? Il revient, auprès de Jean-Luc Hees, sur plus de 30 ans de création.

  • Entretien avec Tahar Ben Jelloun

    ,

    lu par Tahar Ben Jelloun; Jean-Luc Hees

    Entre le Maroc et la France, Tahar Ben Jelloun a connu mille et un vies. Philosophe, poète, professeur, opposant politique, journaliste, psychothérapeute, écrivain, juré littéraire... Devenu auteur sans le vouloir, cette grande figure de la littérature nous raconte son parcours, ses engagements, les hasards qui l'ont menés au-devant la scène littéraire. Depuis 1971, il a publié une cinquantaine d'oeuvres, dont Les amandiers sont morts de leurs blessures (recueil de poèmes qui lui a valu le prix de l'amitié franco-arabe en 1976), La Nuit sacrée (Prix Goncourt 1987), ou plus récemment Le Mariage de plaisir (Gallimard).
    Comment cet intellectuel multiculturel est-il arrivé à l'écriture ? Comment son parcours a-t-il façonné son oeuvre ? Quel regard porte-t-il sur la littérature ? Il aborde tout cela, et bien plus, au cours de ce passionnant entretien.

  • Pierre Lemaitre a en premier lieu excellé dans l'art du roman policier. Travail soigné, Robe de mariée... les enquêtes du commandant Verhoeven ont conquis un public de polars exigeant. Et pourtant, en 2013, il signe un roman magistral qui n'a rien du thriller, Au revoir là-haut, une fresque historique bouleversante qui décroche le Prix Goncourt. Chacun de ses textes, y compris son dernier roman, Trois jours et une vie, brille par la justesse de ses personnages.
    D'où lui vient l'envie d'être romancier ? Écrit-il pareillement ses polars et ses romans ? Comment construit-il ses personnages ? Autant de questions que Jean-Luc Hees aborde avec lui pendant cette heure d'échange.

empty