Jean Echenoz

  • Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé.

    Autour de l'enlèvement de Constance, son héroïne, l'écrivain tisse un dispositif romanesque complexe et génial. Voyage entre Paris, Pyongyang et la Creuse.

    Mélange indistinct de modestie et d'aristocratique désinvolture, Jean Echenoz aime à définir ses romans comme des « machines à fiction », des « mécaniques bricolées ». Soit, mais pas si bricolées que ça, disons plutôt des mécanismes de haute précision, divinement conçus, réglés avec une minutie d'horloger suisse et huilés par un humour hautement métaphysique à la Chaplin. La pièce centrale du nouveau dispositif échenozien, de la radieuse « machine à fiction » qui sous-tend Envoyée spéciale, se nomme Constance.
    Reste que l'intrigue d'Envoyée spéciale est résolument rétive à tout résumé. Ce n'est pas qu'on s'en moque, loin de là, au contraire, des aventures de Constance, qui la mèneront jusqu'à Pyongyang - cela, on peut le révéler sans déflorer le suspense. On est même captivé, littéralement fasciné par le génial dispositif romanesque dont Jean Echenoz tire ici les ficelles. On croirait entendre l'écrivain soudain prendre la parole lorsque au coeur du livre un agent des services secrets (car, oui, la DGSE, ou quelque officine de ce genre, est mêlée à toute cette affaire, et Envoyée spéciale est un roman d'espionnage) se félicite : « Tout est en place et chacun joue sa partie. Ils n'ont aucune idée de ce qu'ils font, mais ils font tout comme je l'avais prévu. » Plus sophistiquée, plus maîtrisée que jamais, la « machine à fiction » de Jean Echenoz est une incomparable fabrique de sortilèges...
    Nathalie Crom, Télérama

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  • La carrière de Gérard Fulmard n'a pas assez retenu l'attention du public. Peut-être était-il temps qu'on en dresse les grandes lignes.
    Après des expériences diverses et peu couronnées de succès, Fulmard s'est retrouvé enrôlé au titre d'homme de main dans un parti politique mineur où s'aiguisent, comme partout, les complots et les passions.
    Autant dire qu'il a mis les pieds dans un drame. Et croire, comme il l'a fait, qu'il est tombé là par hasard, c'est oublier que le hasard est souvent l'ignorance des causes.

  • Je m'en vais

    Jean Echenoz

    " je m'en vais ", ce sont les premiers mots prononcés par le héros du roman d'echenoz, qui vient de décider de quitter sa femme.
    Ce sont également les derniers mots du livre, émis par ce même héros lorsque, après une année d'errance et d'aventure, le coeur brisé, il revient hanter ce qui fut le domicile conjugal. la boucle est bouclée, la révolution est terminée, la parenthèse se ferme, le héros a simplement un peu vieilli. il a connu des aventures qu'on dirait palpitantes à cause des dérèglements de son muscle cardiaque, il est allé jusqu'au pôle nord pour récupérer un trésor d'ancien art esquimau, il a été volé et voleur, escroc et escroqué, séducteur et séduit, il a vécu.
    Il ne lui en reste qu'un vague malaise et un essoufflement. de livre en livre, depuis le méridien de greenwich, paru il y a vingt ans, jean echenoz s'est fait le cartographe de son temps. de ses séismes, de ses catastrophes, de son imaginaire, de ses objets, de ses rêves et de sa longue glissade hors du réel : dans les images, dans les fantasmes, dans les rêveries de conquête, dans l'éloignement de soi et des autres.
    Je m'en vais, c'est aussi la formule d'adieu d'un siècle bien incapable de savoir où il va et qui oublie même de se poser la question. il s'en va, c'est tout. pierre lepape, le monde

  • Au piano

    Jean Echenoz

    A pratique professionnelle du piano suppose une discipline stricte. Elle exclut tout divertissement susceptible d'éloigner l'artiste de son clavier. Pourtant il aimerait, lui aussi, jouir de la lumière du monde, de la douceur de vivre, de la tiédeur de l'air et de l'amour des femmes.
    Eh bien non : mort ou vif, le pianiste se doit d'abord à son public.

    TOUT Y EST. Il y a le noir de son costume et le blanc de ses cheveux, les boutons de son imperméable prêts à se détacher un par un, son visage livide et ses yeux vides à force de peur. Max Delmarc, pianiste d'une cinquantaine d'années, va bientôt mourir. Jean Echenoz, dès les premières lignes, campe le décor.
    La lutte entre la vie et la mort symbolisée par le contraste des couleurs, les traits du visage comme coulés dans du marbre, le compte à rebours égrené par la perte des boutons. Au piano, qui commence et se termine aux alentours de la rue de Rome dans le 17 e arrondissement de Paris, raconte un voyage. On y retrouve les thèmes de la fuite, de l'aller-retour, de l'ennui. Une impression de cataclysme maîtrisée par la tenue d'une langue infrangible.
    Au piano n'est pas seulement le plus beau livre de Jean Echenoz. C'est le plus personnel. Le plus risque- tout. On y parle de l'approche de la mort, de la vie mal pesée, de la fuite en avant, de la femme inaccessible. Du non-sens perpétuel dans lequel il faut quand même trouver ses marques. On y voit un homme croiser le fer avec son destin.
    Marie-Laure Delorme (Le J.D.D., 12 janvier 2003)

  • Courir

    Jean Echenoz

    On a dû insister pour qu'Émile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre.

    « Comme l'éblouissant Ravel, le non moins merveilleux, non moins métaphysique Courir est un roman où rien n'est inventé, mais qui n'est cependant en aucun cas une biographie. Un roman pur et simple, vif, elliptique, ironique. Où l'écrivain cueille Zatopek à l'adolescence, au début des années 40, dans une petite ville de Moravie, pour suivre son parcours glorieux sur tous les stades du monde. Un parcours pourtant initié par le hasard. » (Nathalie Crom, Télérama) « Instrumentalisation d'un athlète à des fins de propagande, censure et contrôle des informations derrière la façade d'une médiatisation à outrance : la lecture de Courir entre en résonance avec le succès en trompe-l'oeil des dernières olympiades à Pékin, capitale d'un régime qui, à l'instar des Soviétiques, n'a pas hésité à employer les chars pour écraser toute velléité de liberté. L'histoire ne se répète pas, mais il lui arrive de bégayer, semble nous murmurer ce roman à triple fond qui déploie tous les paradoxes propres aux grandes oeuvres. Complexe dans sa structure mais aérien d'allure, mêlant l'allégresse de la victoire sur soi-même à la mélancolie de l'impuissance face à un État tentaculaire, Courir décrit merveilleusement la montée, aussi irrésistible que sa chute fut brutale, d'un homme qui trouva la gloire sans la chercher ni même la désirer, un homme qui, en digne personnage d'Echenoz, connut la lumière de manière illusoire et disparut littéralement dans l'ombre, comme effacé du monde. » (Minh Tran Huy, Le Magazine littéraire)

  • Ravel

    Jean Echenoz

    Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner. Son corps était si léger qu'en 1914, désireux de s'engager, il tenta de persuader les autorités militaires qu'un pareil poids serait justement idéal pour l'aviation. Cette incorporation lui fut refusée, d'ailleurs on l'exempta de toute obligation mais, comme il insistait, on l'affecta sans rire à la conduite des poids lourds. C'est ainsi qu'on put voir un jour, descendant les Champs-Elysées, un énorme camion militaire contenant une petite forme en capote bleue trop grande agrippée tant bien que mal à un volant trop gros.

  • 14

    Jean Echenoz

    Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d'entre eux. Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

  • Voilà déjà longtemps qu'on s'acharne à « détruire le roman », à écrire des «anti-romans». Il est même probable que, pour l'essentiel, le meilleur, le plus vivant du roman depuis un demi-siècle soit sorti de cette volonté de suicide. Echenoz renverse la vapeur. Il croit au roman, même si cette foi n'est pas celle du charbonnier et qu'elle s'accompagne d'un regard critique et d'une bonne dose d'humour. A lire Les grandes blondes, il apparaît même que le romanesque, cette mise en présence de l'aléatoire, du libre-arbitre et de la nécessité, soit un des derniers espaces qui résistent à la vitrification de notre univers, une des dernières chances de l'irrégularité. Les grandes blondes
    ressemble à une machine (...) qu'un ingénieur aurait savamment déréglée tout en la construisant. (...) La machine ainsi clandestinement sabotée n'en ferait plus qu'à sa tête. Elle aurait encore l'apparence d'un mécanisme, brillant, nickelé, impassible, rationnel et abstrait, mais elle serait, en fait, vivante et soumise au hasard. (...) Elle serait même tendre, et parfois mélancolique.
    Juste retour des choses quand, ailleurs, c'est le vivant qui prend l'allure du machinal, que «le monde est taillé ton sur ton dans la même fibre synthétique». (...)° Revanche de l'écriture : il n'y a pas un chapitre, pas un paragraphe, pas une phrase dans Les grandes blondes qui puisse servir au cinéma.

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  • Cherokee

    Jean Echenoz

    Georges Chave, né à Ivry-sur-Seine le jour de la bataille d'Okinawa, domicilié à Paris dans le 11e arrondissement. Vit de peu. Meuble son existence d'une activité de bars, de cinémas, de voyages en banlieue, de sommeils imprévus, d'aventures provisoires. Écoute souvent des disques américains ; l'un de ces disques lui manque, une version rare de Cherokee, qu'on lui a dérobé il y a dix ans. Tout cela n'est rien, mais il s'en contente jusqu'à ce que Véronique surgisse dans sa vie. Dès lors Georges s'agite un peu.

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  • Un an

    Jean Echenoz

    Une jeune femme, prénommée Victoire découvre un matin son ami Félix mort près d'elle dans son lit. Elle ne se souvient pas de ce qui est arrivé, mais elle file, dans le Sud-Ouest, en emportant ses économies. Sa fugue va durer un an, d'où le titre. Au début, tout va bien. Elle loue une villa au Pays basque, se trouve un amant. Mais l'amant lui vole ses sous et Victoire va parcourir une à une les étapes de la dégringolade sociale : après la villa, les chambres d'hôtel, de plus en plus miteuses, puis la belle étoile ; le vélo, puis l'auto-stop et, quand elle est devenue trop sale, trop dépenaillée pour le stop, la marche au hasard, l'association avec d'autres clochards, le chapardage, la promiscuité, la perte progressive de soi et du monde. L'histoire d'une errance en forme de descente, une aventure picaresque que l'auteur achève en la ramenant à son point de départ.
    Un an, dans sa simplicité linéaire, immédiate, met en valeur la poétique d'Echenoz. Celle-ci repose sur le combat perpétuel que se livrent une réalité mystérieuse et dont le sens fuit sans cesse - le monde, les objets, les personnes, les formes, les sons, les paroles, l'espace, le temps - et les mots pour la dire le plus exactement possible.

    Pierre Lepape, Le Monde

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  • Lisez bien les deux premières pages : tous les liens qui unissent les personnages de L'équipée malaise y sont nettement et très efficacement exposés. Jean Echenoz suit son récit avec une sorte de faux calme, nerveux, spontané, abattant les cartes quand il le faut, sans se perdre en commentaires. Jean-Maurice de Montremy, La Croix Ce livre a toutes les chances de vous mettre d'excellente humeur ! Sans doute parce qu'il est beau et drôle, mais aussi parce qu'il est merveilleusement entraînant. Le génie particulier de Jean Echenoz, c'est un rythme magique. Pierrette Rosset et Françoise Ducout, Elle Un clochard, un planteur d'hévéas, de pâles gangsters, un capitaine au long cours, des bourgeoises, des bricoleurs finiront, par la magie d'une technique impressionnante, par animer un vrai roman, mais qui contient aussi la dérision et la négation du roman... L'auteur fait preuve d'une virtuosité langagière étourdissante. Un écrivain-né. Un écrivain que les mots comblent et qui, avec les mots, nous comble. (François Nourissier, Le Figaro)

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  • Gregor a inventé tout ce qui va être utile aux siècles à venir. Il est hélas moins habile à veiller sur ses affaires, la science l'intéresse plus que le profit. Tirant parti de ce trait de caractère, d'autres vont tout lui voler.
    Pour le distraire et l'occuper, ne lui resteront que la compagnie des éclairs et le théâtre des oiseaux. Fiction sans scrupules biographiques, ce roman utilise cependant la destinée de l'ingénieur Nikola Tesla (1856-1943) et les récits qui en ont été faits. Avec lui s'achève, après Ravel et Courir, une suite de trois vies.

  • Nous trois

    Jean Echenoz

    Il y a dans Nous trois une mise en évidence, tranquille, souriante, mais d'autant plus précise, de ce qu'on a nommé `` la société du spectacle ''. Les personnages du roman - le héros, la femme et l'autre - vivent des aventures extraordinaires. Ils sont pris dans le tremblement de terre et dans le raz-de- marée qui détruit Marseille ils participent à un voyage spatial, mais tout se passe comme si cela arrivait à d'autres, comme s'ils étaient les spectateurs de leur propre histoire, comme si, dans un monde tellement regardé qu'il n'est plus fait que d'images, tout, y compris sa propre vie, y compris ce qui reste d'émotion, de sentiments, de désirs, de pensée, n'était plus que représentations, mollement rythmées par les pulsions de l'instant, sans mémoire et sans projet. Chez Echenoz, on ne cherche pas à donner un sens à quelque chose, mais à trouver l'angle de vue, la focalisation adéquate qui permettront à cette chose d'être, un instant, spectaculaire, d'occuper le devant de la scène, le bruissement des conversations, quelques minutes de journal télévisé, avant de sombrer définitivement dans l'indifférence et dans l'oubli.

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  • Lac

    Jean Echenoz

    Franck Chopin n'est pas de ces hommes qui ont eu très tôt un but dans la vie. Nulle vocation chez cet individu sinon celle de vétérinaire, vers dix ans, lorsqu"il aimait tellement soigner les petits mammifères, puis à vingt ans celle de chef de la révolution mondiale (Marx, Engels, Lénine, Chopin) - ensuite plus rien. Ensuite il va faire des études de sciences, qui le ramèneront à s'occuper des animaux - mais son objet d'étude est devenu l'insecte, la mouche plus précisément, qui est un genre qu'on ne soigne pas.
    Et quatre ou cinq fois dans sa vie, il a disparu deux mois ; comme il connaît peut de personnes, on ne s'est pas trop inquiété.

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  • Au fil des mois, des années, chacun gardant son rang, les rapports iront se rapprochant, à l'occasion d'un déjeuner au Sybarite, de conversations autour de Robbe-Grillet, de Claude Simon, de Duras, menées dans l'étroit escalier de la maison d'édition, haut et mince comme son patron. Ce premier roman passera inaperçu. Il faudra attendre le refus du suivant et la publication de Cherokee récompensé par le prix Femina pour que Jean Echenoz "fasse sa place en littérature". Cette place a évidemment peu d'importance dans cet ouvrage pudique, quand bien même l'écrivain sera couronné en 1999 du prix Goncourt pour Je m'en vais. Jean Echenoz masque ici son émotion pour mieux parler de Jérôme Lindon. Et d'apprendre ainsi que l'éditeur aime changer le titre des manuscrits, qu'il préfère le singulier au pluriel, qu'il a horreur des états d'âme, qu'il n'est pas un "père substitutif, confesseur ou thérapeute" mais demeure terriblement attaché à ses auteurs. Tout l'intérêt de ce petit recueil réside justement dans la pudeur. Celle de l'auteur, celle de l'écriture, dans ces à-côtés de l'histoire d'une rencontre, d'une relation peu ordinaire, entre un écrivain et l'une des grandes figures de l'édition, disparue au printemps 2001. --Céline Darner

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  • Ce petit livre, tout frais sorti de la machine à écrire de jean echenoz, est, n'ayons pas peur des mots, une petite merveille.
    Cela s'intitule l'occupation des sols. [...] on est ébloui par l'inspiration, par le style, par la cocasserie, par l'impressionnante efficacité narrative d'echenoz. si quelqu'un vous propose d'échanger 90 % des romans français publiés depuis un an contre ces seize pages là, n'hésitez pas, acceptez, c'est une bonne affaire.

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  • Sept récits, sept lieux : un parc, un pont, un fond sous-marin, le Suffolk et la Mayenne, Babylone et Le Bourget.

    Nelson.
    Caprice de la reine.
    À Babylone.
    Vingt femmes dans le jardin du Luxembourg et dans le sens des aiguilles d'une montre.
    Génie civil.
    Nitrox.
    Trois sandwiches au Bourget.

  • Chacun sait que le méridien de Greenwich se prolonge, de l'autre côté du globe, par une ligne imaginaire, de part et d'autre de laquelle cohabitent, à tout moment, une journée avec la journée du lendemain.
    « C'est un scandale », dit Caine, « c'est la preuve que l'on n'est jamais arrivé à concilier le temps et l'espace. » Ce scandale détermine et contamine l'écriture du livre : deux organisations parallèles ne cessent de s'y rencontrer dans la même quête d'un secret dont seul le lecteur connaîtra en définitive la nature.

  • Ayant raté ma vocation d'artiste, je me suis mis au service des plus grands peintres de mon temps. Comme il ne reste rien de ces maîtres anciens, je me propose ici d'évoquer leur mémoire.

  • Les éclairs Nouv.

    Le Théâtre national de l'opéra-comique m'a proposé d'adapter mon roman Des éclairs, paru en 2010. Ce livret reprend donc l'argument général de l'ouvrage, mais dans une organisation entièrement différente. Les personnages, les lieux, les situations et les dialogues ont été recréés pour servir la forme singulière d'un opéra.
    J. E.



    Drame joyeux en quatre actes.
    Livret de Jean Echenoz.
    Musique de Philippe Hersant.
    Commande de l'Opéra Comique.
    Création mondiale le 2 novembre 2021.

    Direction musicale Ariane Matiakh.
    Mise en scène Clément Hervieu-Léger, sociétaire de la Comédie-Française.
    Décors Aurélie Maestre.
    Costumes Caroline de Vivaise.
    Lumières Bertrand Couderc.

    Gregor Jean-Christophe Lanièce.
    Edison André Heyboer.
    Betty Elsa Benoit.
    Ethel Marie-Andrée Bouchard-Lesieur.
    Norman François Rougier.
    Parker Jérôme Boutillier.
    Choeur Ensemble Aedes.
    Orchestre Orchestre Philharmonique de Radio France.
    Production Opéra Comique.
    Coproduction Théâtre national croate - Zagreb.
    Opéra National Grec .

  • Rencontre au sommet entre Guy Delisle (fauve d'or en 2012) et Jean Echenoz (prix Médicis en 1983 et Goncourt en 1999).
    Accordant tous les deux une grande importance à l'environnement et l'atmosphère des lieux dans lesquels ils placent leurs récits, c'est la Corée du Nord, respectivement à travers Pyongyang, et Envoyée spéciale, qui a amené les deux auteurs à se rencontrer. Et c'est à Marseille, pour le Festival Oh les beaux jours ! en 2018, qu'est né le projet Ici ou ailleurs. Guy Delisle propose une promenade au gré des rues citées dans l'oeuvre d'Echenoz, en illustrant de son trait précis et ses gris légers les textes au style réputé minimaliste de l'écrivain.
    Dans un même mouvement, au travers de la graphie manuelle, les traits de l'écriture rejoignent les traits du dessin. À Paris souvent, mais pas seulement, les décors volontairement déserts évoquent sans les figer les scènes qui s'y déroulent, et permettent au lecteur d'y pénétrer et s'approprier les lieux.

  • Il me semble que ce n'est pas une imposture qui nous lie, mais un bar. Il s'appelait El Aviador. C'était un bar de Barcelone. Un établissement décoré d'hélices et de blasons, de casquettes de la RAF, de débris d'aéroport et de catastrophes aériennes. C'est Sergi Pàmies qui nous y avait amenés, et j'al toujours pensé qu'il était parfaitement conscient de nous introduire dans un décor qui semblait tiré d'un de tes romans.

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