Gisèle Halimi

  • La cause des femmes

    Gisèle Halimi

    Le féminisme, c'est quoi ? Ça existe ? Aujourd'hui ça pourrait exister. Et pour quoi faire ? «Les femmes ont tout obtenu», répondent-ils, et même répondent-elles, quelquefois. Et pour quels résultats ? La solitude de fond de la féminité, et la déroute de nos mâles devant leurs égales. «La super woman» est épuisée. Quant au commun des hommes, sans le «miroir grossissant» que présentait, à ses exploits masculins, sa compagne d'antan, il se sent réduit de moitié. Donc grandeur nature. [...] Enfermée dans son rôle féminin, la femme ne mesure pas à quel point son oppresseur est lui-même prisonnier de son rôle viril. En se libérant, elle aide à la libération de l'homme. En participant à égalité à l'Histoire, elle la fait autre. Cela ressemble fort à une révolution tranquille, mais forte et sûre de l'avenir. Pourquoi le féminisme aujourd'hui ? Justement pour réussir là où l'égalité économique a échoué. Là où la culture patriarcale résiste. Le féminisme vient seulement de commencer sa longue marche. Dans vingt ans, dans cent ans, il aura changé la vie.
    Gisèle Halimi(1992).

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  • « Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, «tranquille» (aurait dit ma mère), en une révoltée, qui se veut pionnière d'un nouveau monde ? Après l'une de mes conférences, une jeune femme m'interpella : «Mais vous personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ?» Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général, sans doute. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective.
    Pourquoi une femme était-elle dévaluée, sous-estimée, voire méprisée ou violentée parce que femme, et uniquement pour cela ? Je me suis ainsi acheminée - les circonstances de ma vie m'y aidant - vers une critique plus globale de ce monde.
    Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. » À travers son parcours et ses combats - droit à l'avortement, criminalisation du viol, loi sur la parité, lutte contre les violences faites aux femmes, débat sur la prostitution -, c'est une réflexion générale sur le féminisme que construit Gisèle Halimi. Avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation.

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  • Avocate irrespectueuse

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 20 Août 2020

    « En entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi. » Gisèle Halimi se retourne sur son passé. Celui d'une avocate mythique, mais... irrespectueuse, comme elle se définissait elle-même. Irrespectueuse des juges soumis au pouvoir ou aux « bonnes moeurs ». Irrespectueuse des règles d'un Ordre des avocats trop « moral ».

    Elle fut l'une des premières à féminiser le mot avocat et s'engagea en faveur des droits des femmes, exigeant le droit à l'avortement et la répression du viol lors de procès retentissants. Mais la vie de Gisèle Halimi, c'est aussi la solitude, les menaces de mort, l'éloignement de ses jeunes enfants, des meurtrissures.

    À travers ce livre, elle nous fait revivre ses défenses difficiles, exaltantes, mémorables, de sa première plaidoirie pour un voleur de pommes de terre aux grands procès politiques, et les moments qui ont fait basculer la société. Une existence guidée par sa foi en l'égalité de tous les êtres humains et une soif de justice.

    Voici les mémoires d'une femme révoltée, qui a fait de l'irrespect un synonyme du courage.

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  • Le lait de l'oranger

    Gisèle Halimi

  • Histoire d'une passion

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 3 Mars 2011

    Gisèle Halimi a raconté le désamour de Fritna, sa mère, sa souffrance, son obstination farouche pour la forcer à l'aimer, et son échec. Elle a raconté sa frustration de ne pas avoir eu de fille, avec qui elle aurait voulu mettre à l'épreuve son engagement féministe. La naissance de sa petite-fille, M, signifie pour l'avocate irrespectueuse une plénitude, un accomplissement en même temps qu'un éblouissement affectif : l'irruption d'« une vie de fille dans sa vie ». Pour la première fois, elle est le témoin direct de ce qui « fabrique un individu de sexe féminin ». Mais, au-delà de l'expérience féministe, et au-delà même de la raison, allant d'émerveillement en étonnement, éprouvant une nouvelle jeunesse, c'est une véritable passion que Gisèle Halimi nourrit pour celle qu'elle surnomme très vite « Tahfouna » ? la rose, l'irrésistible. La petite fille, qui lui déclare « Mamie, on est amoureuses ! », le lui rend au centuple. Jusqu'à la rupture brutale et complète qu'imposera « l'Autorité parentale », les parents de l'enfant. Dans un désespoir aggravé par l'incompréhension, il faut alors « apprendre l'art de ne plus être grand-mère ». Il faut continuer de vivre. Après trois années de séparation, la grand-mère et la petite-fille pourront se retrouver, transformées. Dans ce livre qui fait écho à Fritna, Gisèle Halimi raconte sa « passion totalitaire » pour sa petite fille et confesse, à travers ce récit sans faux-semblants, une part d'elle-même qu'elle ne soupçonnait pas.

  • « Imaginez qu'un beau matin, au réveil, vous découvriez une France totalement différente de ce qu'elle est et de ce qu'elle a toujours été. Le président de la République ? Une femme. Le président de l'Assemblée nationale ? Une femme. Au Sénat, une présidente. Au gouvernement, un Premier ministre "Première" ministre... Et entourée de 90 % de ministres... femmes ! La Cour des comptes, le Conseil d'État, le conseil constitutionnel ? Tous présidés par des femmes. A l'Assemblée nationale, en 1997, 90 % de femmes députées. Même topo au Sénat, en bien pire... » A ce moment, sur ma droite, dans un murmure (masculin) : « Mais c'est un vrai cauchemar ! » Gisèle Halimi.

    Ce miroir inversé donne à voir le cauchemar que vivent aujourd'hui les citoyennes. Pour y mettre fin, Gisèle Halimi, vingt ans après l'incontestable succès de La cause des femmes, lance un nouveau manifeste. L'égalité réelle pour toutes, c'est, en démocratie, la parité. Mordant, plein d'anecdotes vécues et d'éminents témoignages, ce livre plaide cette exigence.

    « mais, prévient la célèbre avocate, femmes savantes et experts chevronnés s'abstenir... »

  • En 1978 le procès pour viol d'Aix-en-Provence a mobilisé l'opinion publique: deux jeunes filles, Anne et Araceli, ont été violées à plusieurs reprises par trois hommes. Gisèle Halimi plaide, au nom du collectif juridique Choisir la cause des femmes. Les victimes restent jusqu'au bout des suspectes et la défense se construit sur l'hypothèse du consentement des victimes. Gisèle Halimi permet, pour la première fois de faire un point lucide sur ce crime qui demeure aujourd'hui encore un tabou.

  • Une embellie perdue est la suite des Mémoires que Gisèle Halimi a entrepris avec La cause des femmes et Le lait de l'oranger. En juin 1981, l'avocate est élue députée. Le «peuple de gauche» rêve de changer la vie ; et les femmes de compter, enfin, en politique.
    Mais l'embellie sera brève. Les socialistes cèdent, assez vite, au «réalisme» et aux délices du pouvoir. «La gauche a-t-elle encore une âme ?» s'interroge bientôt Gisèle Halimi. En septembre 1984, elle quitte l'Assemblée. Pendant quarante mois, elle aura vécu une aventure ambiguë : décevante, dans l'univers masculin des politiciens : riche de découvertes, dans sa circonscription.
    Le Palais-Bourbon sous la vague rose. Le chemin - un temps commun - avec François Mitterrand, Joxe, Rocard ou Bérégovoy. La campagne - hors de tous les partis - des «100 femmes pour les femmes», en 1978. Le suicide tragique de trois amies, «chambardées» par leurs ruptures féministes... Souvenirs mêlés...
    Ce livre témoigne de l'espérance et du désenchantement de ces dernières années. Il tente aussi une réflexion sur le pouvoir, la démocratie, les contradictions entre vie privée et vie publique.
    Un récit doux-amer, tourné cependant vers l'avenir où Maud-Tahfouna, la petite-fille lumineuse de Gisèle Halimi, l'entraîne. Avec la force de l'enfance.

  • « Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles, une jarre de terre accrochée au dos tenue par une cordelette sur la tête, elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère, ne m'aimait pas. » Gisèle Halimi

  • « Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, «tranquille» aurait dit ma mère, en une révoltée qui se veut pionnière d'un nouveau monde ?Après une de mes conférences, un jour, une jeune femme m'interpella : «Mais vous, personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ?» Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective. J'écrirai un livre. Je remonterai le temps pour m'arrêter aux événements qui m'engagèrent totalement dans un féminisme d'action. Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. »GISèLE HALIMI Une réflexion générale sur le féminisme d'hier et d'aujourd'hui. Le parcours d'une femme de tête qui n'a qu'un seul fil rouge : le refus absolu de la résignation.

  • Quelle formation politique a pris en charge toute la revendication féministe en tant que revendication politique ? La question doit être posée et la réponse est claire. Evidente est la carence des partis. Qui fera notre bilan, notre constat de femme dans la France de 1978 ? Quelles sont nos revendications ? Quelles sont les mesures pour y répondre ? Comment se battre {globalement} ? Est née alors l'idée du Programme commun des femmes. Car...la politique est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls hommes.Le Programme commun des femmes, ni exhaustif, ni définitif, se veut le plus grand dénominateur commun des femmes de ce pays. Il propose, dès aujourd'hui, des mesures concrètes, immédiatement applicables : création d'un Fonds national de garantie des pensions alimentaires, égalité du nombre d'hommes et de femmes désignés comme jurés, cour d'assises pour les violeurs, sanctions pénales réelles à l'encontre des discriminations sexistes, obligation d'un quota de participation des femmes aux instances dirigeantes dans les partis politiques, représentation proportionnelle aux élections et, dans un premier temps, création d'un ministère des Femmes, jusqu'à ce que l'égalité entre hommes et femmes soit devenue un {fait} !

  • " C'est la différence sexuelle qui est la source de la reconnaissance d'une identité autonome de la femme à part entière. Les hommes et les femmes, nous sommes les deux moitiés de l'humanité et, par conséquent, la seule loi juste serait d'instaurer entre nous la parité dans les rouages décisifs de la démocratie, parce qu'elle répond à la loi naturelle qui perpétue le monde. Je ne prétends pas que le monde deviendra tout à coup meilleur. Je dis simplement que le changement quantitatif provoquera forcément un changement qualitatif." Depuis dix ans, la célèbre émission de réflexion "NOMS DE DIEUX" produite et présentée sur la RTBF (et TV5) par Edmond Blattchen accueille des personnalités à la renommée internationale, issues des sciences humaines et exactes, de la politique, des arts et des lettres, de la société laïque comme de divers courants philosophiques et religieux. La transcription de ces entretiens est aujourd'hui rassemblée dans une collection. Pour servir de mémoire à notre temps et témoigner des enjeux à venir.

  • L'etrange monsieur k...

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 29 Janvier 2004

    Ce livre est-il un roman policier où flics, indics, juges, faux témoins se croisent, s'affrontent, se contredisent, autour du cadavre d'une vieille femme, sauvagement assassinée ? Où la recherche du coupable se heurte à une véritable machination policière ? Ou est-ce la bataille obstinée, passionnante, d'une avocate qui veut sauver un homme d'une effroyable erreur judiciaire ? Et la trame au quotidien de l'aventure de cette femme résolue à mener de front cette défense, sa vie privée, ses amitiés, ses engagements ? Ou, encore, le film d'un grand procès d'assises, vécu heure par heure, en direct ? Ce livre est sans doute tout cela à la fois.
    Et aussi une plongée dans la fin des années soixante-dix, quand les intellectuels et les artistes célèbres n'hésitent pas à descendre dans la rue et à se faire matraquer par la police pour défendre la justice et la liberté. L'un d'entre eux, Claude Mauriac - à qui ce livre est dédié - prend la tête d'un mouvement en faveur d'un innocent condamné à vingt ans de réclusion criminelle, Monsieur K. Aujourd'hui, Monsieur K.
    Est un homme libre. Mais, au fait, qui était cet homme, cet étrange Monsieur K. ?

  • Une jeune fille de seize ans, Marie-Claire C..., se fait avorter avec la complicité de sa mère.
    Employée de métro, mère célibataire de trois filles qu'elle élève d'une manière exemplaire, Mme Chevalier est jugée devant le tribunal de Bobigny. "Procès d'un autre âge ", disent les personnalités (médecins, savants, artistes) et les femmes citées par la défense comme témoins. L'association "Choisir" transforme le procès de ces femmes en acte d'accusation contre la loi de 1920 qui réprime l'avortement et, dans les faits, ne touche que les pauvres.
    En quelques semaines, l'affaire de Bobigny crée un mouvement d'opinion irréversible. Dans cette nouvelle édition d'un livre qui fait date, on trouvera un texte où, pour la première fois, Marie-Claire, aujourd'hui elle-même mère d'une fille de seize ans, s'exprime. Récit des souffrances et bilan de son combat. On trouvera également un avant-propos inédit de Gisèle Halimi, l'avocate du procès, qui assimile cette phase de la libération des femmes à la désobéissance civique.
    Refuser une loi injuste pour en faire naître une autre, conforme au droit pour les femmes de choisir de donner (ou non) la vie. La plus fondamentale de leurs libertés.

  • La kahina

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 5 Octobre 2006

    " Mon grand-père paternel me racontait souvent, par bribes, l'épopée de la Kahina. Cette femme qui chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu'aux reins. Vêtue d'une tunique rouge - enfant, je l'imaginais ainsi -, d'une grande beauté, disent les historiens. [...] Devineresse, cette pasionaria berbère tint en échec, pendant cinq années, les troupes de l'Arabe Hassan. " Ces quelques lignes sont extraites du Lait de l'oranger écrit en 1988, et qui continue mon récit autobiographique initié avec La Cause des femmes. J'ai voulu clore ce cycle par la Kahina. Dans son contexte historique, je l'ai fait vivre, aimer, guerroyer, mourir. Comme mon père Edouard-le magnifique, l'aurait peut-être imaginée. La Kahina était-elle son ancêtre ? Peut-être. L'ai-je aimée en la faisant revivre. Oui. Passionnément. (Gisèle HALIMI) Au terme d'intenses recherches, Gisèle Halimi redonne vie à cette reine de l'Aurès qui, au VIIe siècle, résista aux troupes du général arabe Hassan. Entre son amour pour Khaled, le neveu de son ennemi et son implacable désir de victoire, elle incarne le destin d'une femme exceptionnelle qui, jusqu'à la mort, commanda aux hommes, des montagnes de l'Aurès aux plaines de l'oued Nini. Gisèle Halimi retrace cette tragédie romanesque avec passion et talent. Elle dont la poétesse et philosophe égyptienne Doria Chafik a écrit : " Héroïne d'un combat donné pour perdu il y a moins d'un demi-siècle, Gisèle Halimi tient de la Kahina berbère. "

  • Gisèle Halimi : Soixante-dix ans de combats, d'engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et la volonté, aujourd'hui, de transmettre ce qui a construit cet activisme indéfectible, afin de dire aux nouvelles générations que l'injustice demeure, qu'elle est plus que jamais intolérable. Gisèle Halimi revient avec son amie, Annick Cojean, qui partage ses convictions féministes, sur certains épisodes marquants de son parcours rebelle pour retracer ce qui a fait un destin. Sans se poser en modèle, l'avocate qui a toujours défendu son autonomie, enjoint aux femmes de ne pas baisser la garde, de rester solidaires et vigilantes, et les invite à prendre le relai dans le combat essentiel pour l'égalité à l'heure où, malgré les mouvements de fond qui bouleversent la société, la cause des femmes reste infiniment fragile.
    Depuis l'enfance, la vie de Gisèle Halimi est une fascinante illustration de sa révolte de « fille ». Farouchement déterminée à exister en tant que femme dans l'Afrique du Nord des années 30, elle vit son métier comme un sacerdoce et prend tous les risques pour défendre les militants des indépendances tunisienne et algérienne et dénoncer la torture. Avocate plaidant envers et contre tout pour soutenir les femmes les plus vulnérables ou blessées, elle s'engage en faveur de l'avortement et de la répression du viol, dans son métier aussi bien que dans son association « Choisir la cause des femmes ». Femme politique insubordonnée mais aussi fille, mère, grand-mère, amoureuse... Gisèle Halimi vibre d'une énergie passionnée, d'une volonté d'exercer pleinement la liberté qui résonne à chaque étape de son existence.
    « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque » : ces mots de René Char, son poète préféré, pourraient définir Gisèle Halimi, cette « avocate irrespectueuse », et sa vie de combats acharnés pour la justice et l'égalité.

  • Soixante-dix ans de combats, de passion et d'engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours, la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte.
    Avec son amie Annick Cojean, Gisèle Halimi revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle. Son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d'un destin assigné par son genre, son rêve ardent de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne ; et bien sûr ses grands combats pour l'avortement, la répression du viol, la parité.

    La dernière grande héroïne féministe aura vécu une vie de pionnière, insoumise et passionnée. D'une farouche liberté.
    Face aux questions posées par Annick Cojean en personne, Françoise Gillard se glisse à nouveau dans la peau de Gisèle Halimi, qu'elle a incarnée au théâtre.

    L'enregistrement est suivi de la lecture intégrale du plaidoyer du Procès de Bobigny, prononcé en 1972 par Gisèle Halimi pour défendre les droits d'une jeune femme ayant avorté à la suite d'un viol.

  • «Une Algérienne de vingt-trois ans, agent de liaison du F.L.N., a été séquestrée, torturée, violée avec une bouteille par des militaires français : c'est banal. Depuis 1954, nous sommes tous complices d'un génocide qui, sous le nom de répression, puis de pacification, a fait plus d'un million de victimes : hommes, femmes, vieillards, enfants, mitraillés au cours des ratissages, brûlés vifs dans leurs villages, abattus, égorgés, éventrés, martyrisés à mort ; des tribus entières livrées à la faim, au froid, aux coups, aux épidémies, dans ces "centres de regroupement" qui sont en fait des camps d'extermination ? servant accessoirement de bordels aux corps d'élite ? et où agonisent actuellement plus de cinq cent mille Algériens. Au cours de ces derniers mois, la presse, même la plus prudente, a déversé sur nous l'horreur : assassinats, lynchages, ratonnades, chasses à l'homme dans les rues d'Oran ; à Paris, au fil de la Seine, pendus aux arbres du bois de Boulogne, des cadavres par dizaines ; des mains brisées ; des crânes éclatés ; la Toussaint rouge d'Alger. Pouvons-nous encore être émus par le sang d'une jeune fille ? Après tout, ? comme l'a insinué finement M. Patin, Président de la Commission de Sauvegarde, au cours d'un entretien auquel j'assistais ? Djamila Boupacha est vivante : ce qu'elle a subi n'était donc pas terrible.» Simone de Beauvoir.

  • Sous l'impulsion de Gisèle Halimi, qui a conçu le projet, une équipe de bénévoles (juristes, économistes, sociologues) de l'association Choisir a enquêté dans les 27 pays de l'Union européenne sur la situation actuelle et les droits des femmes. Elle y a notamment interviewé des personnalités représentatives, aux compétences reconnues. Après analyse, une proposition de législation a été élaborée, qui rassemble les dispositions les plus favorables, dans chacun des pays, en vue de leur généralisation à l'ensemble des citoyennes de l'Union. C'est « la clause de l'Européenne la plus favorisée » qui sera, à terme, présentée au Parlement européen et qui a déjà reçu de nombreux appuis politiques. Violaine Lucas a coordonné les travaux et établi le manuscrit final.

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