Georges Canguilhem

  • Cet ouvrage est la thèse de doctorat en médecine présentée en 1943 par Georges Canguilhem, augmentée, lors de sa réédition vingt ans plus tard, de réflexions philosophiques sur la signification du terme « normal » en médecine. La thèse débute par une étude historique sur l'identité des phénomènes normaux et pathologiques, dogme de la pensée médicale au XIXe siècle. La seconde partie est une étude systématique, sous la forme d'une analyse critique, des concepts de normal et de pathologique.
    Georges Canguilhem (1904-1995), philosophe puis médecin, contribua à rénover l'épistémologie française.

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  • Jean Cavaillès, philosophe des mathématiques et spinoziste convaincu, a été cofondateur du mouvement Libération et du réseau Cohors. Arrêté par la police française en août 1942, évadé en décembre, arrêté une nouvelle fois par le contre-espionnage allemand en août 1943, il fut fusillé en février 1944.
    Cet intellectuel de combat mena une guerre sans merci face aux nazis. Interrogé par la police, il expliqua que ses actes étaient fidèles aux valeurs des grands esprits allemands comme Kant, Hegel ou Beethoven. Rigoureux, logique et droit, Cavaillès prônait avant tout un engagement personne total et un refus absolu de rester les bras croisés face aux problèmes et aux situations.
    Dans ce portrait émouvant, Georges Canguilhem redonne vie à cet homme de conviction et de courage.

  • Les études réunies dans cet ouvrage datent des années 1945-50, à l'exception de la dernière.
    Depuis quarante ans l'auteur n'a pas ignoré les découvertes et les révolutions conceptuelles dans les sciences biologiques. une nouvelle connaissance de la vie a été esquissée en 1966 dans les etudes d'histoire et de philosophie des sciences, aussi bien que dans le normal et le pathologique (2e partie : nouvelles réflexions . ).
    Elle a été poursuivie, en 1977, par idéologie et rationalité dans l'histoire des sciences de la vie.

    L'auteur n'a donc pas répugné à reconnaître l'archaïsme de certaines de ses premières positions et propositions. mais il maintient que "nouvelle connaissance" n'entraîne pas, pour le philosophe, l'abandon du projet inspirateur de la connaissance de la vie : s'interroger sur l'étonnant opportunisme de la relation des vivants avec leur milieux, sur l'originalité de cette présence au monde qu'on nomme la vie, alors même que, selon un grand biologiste français, "on n'interroge plus la vie aujourd'hui dans les laboratoires".

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  • Personnage majeur, par ses fonctions institutionnelles et son rôle philosophique,' dans l'univers intellectuel de la France de l'après-guerre, Georges Canguilhem exerça une influence profonde sur plusieurs générations d'universitaires et de professeurs de philosophie, ainsi que sur quelques grands noms des sciences humaines et sociales.
    Il fut longtemps connu pour ses travaux d'histoire des sciences et ses vues originales sur la technique. Il porta une attention plus particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine qu'il aborda avec une grande rigueur conceptuelle. Mais depuis une décennie, en même temps que s'opérait une reconnaissance internationale dépassant largement le cercle de ceux qui l'ont connu, un intérêt nouveau pour la personne et l'oeuvre s'est développé, qui déborde la seule spécialité philosophique.
    Le premier volume des Ouvres Complètes que nous présentons ici et qui réunit les textes publiés par le jeune Canguilhem de 1926 à 1939, permet de comprendre ce phénomène: G.Canguilhem est sans aucun doute un représentant éminent de l'école française d'histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose chez lui sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont témoigne son engagement dans la Résistance.
    Ces textes de jeunesse, réunis par un collectif d'universitaires et de jeunes chercheurs, sont regroupés en trois parties: l'ensemble des articles de revues, des lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d'auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet.

  • Ce troisième tome des OEuvres complètes, réunit trois ouvrages. Le premier, Du développement à l'évolution, est issu d'un séminaire de recherche de la fin des années 1950 : il offre l'exemple alors rare d'un travail d'équipe mené en commun jusqu'à la publication des résultats. Les deux autres ouvrages, les Études d'histoire et de philosophie des sciences et Idéologie et rationalité dans l'histoire des sciences de la vie, consacrèrent la réputation d'historien des sciences et d'épistémologue de Georges Canguilhem. Cette nouvelle édition offre une mise en contexte de chacun de ces écrits, en y adjoignant de nombreuses variantes et d'importants ajouts que Canguilhem avait destinés à la publication mais qui, par accident, restèrent inédits. Tous ces travaux confirment l'originalité de la mise en oeuvre par Canguilhem de l'épistémologie historique, qu'il définit comme la déontologie d'une histoire critique des sciences. Leur lecture corrobore la fécondité de ses contributions conceptuelles propres et le caractère pénétrant de ses analyses.

  • Pour Canguilhem, « l'entrelacement de l'idéologie et de la science doit empêcher de réduire l'histoire d'une science à la platitude d'un historique, c'est-à-dire d'un tableau sans ombres de relief ». Le vivant, en tant qu'objet de la biologie, est lui-même le produit d'une histoire. Or, qui s'intéresse à l'histoire de la biologie par intérêt philosophique ne peut manquer d'être frappé par la permanence d'une tendance à l'anticipation du savoir à venir - une anticipation qu'il faut bien qualifier de présomptueuse, et qui peut se révéler précipitation vers l'impasse. Peut-on tenir pour « idéologie » ce dépassement-déplacement de l'objet scientifique? Dans l'histoire des sciences de la vie, la tentation permanente de l'idéologie est-elle ou non le symptôme d'une aliénation, comparable à celle que les marxistes s'efforcent de dénoncer dans l'ordre de l'économie politique et de la sociologie?

  • Quelque cent vingt écrits publiés de 1966 à 1995 composent ce tome V des oeuvres complètes de Georges Canguilhem.
    Une cinquantaine furent de ceux qui établirent sa réputation comme historien des sciences et comme épistémologue. D'autres, souvent passés plutôt inaperçus, éclairent les voies par lesquelles, instruit des avancées de la biologie moléculaire, Canguilhem crut devoir mener le réexamen de sa philosophie biologique. Plusieurs écrits montrent combien Canguilhem, à contre-courant des naturismes en vogue, avait le souci de mener et de poursuivre une réflexion éthique sur les questions de la technique et de la médecine. Dans nombre de notices ou de discours touchant des collègues ou d'amis disparus, nombreux dans ce tome V, il relève les exigences intellectuelles et morales qui animèrent leur vie. Le lecteur reconnaïtra que ces exigences furent également les siennes, loin des facilités de la mondanité philosophique.

  • Ce quatrième tome des OEuvres complètes réunit une centaine des écrits de Georges Canguilhem rédigés de 1940 à 1965. Plus d'une quarantaine en étaient jusqu'ici peu connus, voire pour bon nombre tout à fait inconnus. Ces écrits de sa maturité, de 36 à 61 ans, permettent de jauger la profondeur et l'ampleur de son engagement dans la Résistance, de cerner les assises de son projet initial d'une philosophie biologique, et aussi de mieux saisir dans quelles conditions il en vint, assez tardivement, au milieu des années 1950, à affirmer son identité d'historien des sciences et d'épistémologue. Le lecteur consta­tera que ce Canguilhem de la maturité n'aurait pas démérité aux yeux du jeune philosophe fougueux qu'avait révélé le premier tome de ces OEuvres complètes : plusieurs de ses écrits, des années noires de l'Occupation jusqu'à celles de la guerre d'Algérie et des tumultueux débuts de la Ve République, s'avèrent aujourd'hui des modèles de prises de parole responsables, d'authentiques « interventions philosophiques ».

  • C'est une critique de la raison médicale à laquelle invite georges canguilhem dans cette série d'interventions qui en offre les prolégomènes.
    Il en donne le ton - rigueur et limpidité -, il en illustre pudiquement les conditions - enquête érudite et lucidité sélective -, il en plante les jalons, d'hippocrate à aujourd'hui : la médecine non-hippocratique n'en est pas pour autant anti-, pas plus que la géométrie non-euclidienne n'est anti-euclidienne. rien de la systématicité kantienne pourtant dans le style, qui relève plutôt de la formule cristallisée nietzschéenne, mieux encore de l'aphorisme, auquel recourut hippocrate.

    Le lecteur, s'il exerce à les mettre en série, sera en mesure de poser les bonnes questions, incessamment renouvelées, sur la nature-médecin, les relations médecin-malade et maladie-malade et les menaces de leur dissociation, sur le traitement, les voies et les effets de la médecine scientifique, sur la santé et les mensonges de ses silences comme sur les pièges des métaphores qu'elle occasionne.

    Ces interventions ont été publiées, avec une discrétion qui n'en rendait pas l'accès commode. leur recueil produit un effet de mise en relief de chacun des textes ainsi réunis. aucune redite, une fulgurance oú se reconnaît l'éclat d'une oeuvre qui continue d'éclairer l'actualité médicale.

  • D'ordinaire, pour un philosophe, entreprendre d'écrire une morale, c'est se préparer à mourir dans son lit.
    Mais cavaillès, au moment même oú il faisait tout ce qu'on peut faire quand on veut mourir au combat, composait une logique. il a donné ainsi sa morale, sans avoir à la rédiger.

  • Cet ouvrage est la thèse de doctorat en médecine présentée en 1943 par Georges Canguilhem, augmentée, lors de sa réédition vingt ans plus tard, de réflexions philosophiques sur la signification du terme « normal » en médecine. La thèse débute par une étude historique sur l'identité des phénomènes normaux et pathologiques, dogme de la pensée médicale au XIXe siècle. La seconde partie est une étude systématique, sous la forme d'une analyse critique, des concepts de normal et de pathologique.
    Georges Canguilhem (1904-1995) était philosophe et médecin. Il contribua à rénover l'épistémologie française.

  • Actes du colloque de juin 1970 à l'Institut d'histoire des sciences de l'Université de Paris. Les exposés et les discussions ont permis de traiter d'une manière approfondie des questions épistémologiques fondamentales. Aussi le compte rendu de ce colloque présenté avec le plus grand soin constitue-t-il une ds meilleures contributions contemporaines à la philosophie des sciences. Une contribution de valeur à l'épistémologie.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • cet ouvrage est la thèse de doctorat en médecine présentée en 1943 par georges canguilhem, augmentée, lors de sa réédition vingt ans plus tard, de réflexions philosophiques sur la signification du terme " normal " en médecine.
    la thèse débute par une étude historique sur l'identité des phénomènes normaux et pathologiques, dogme de la pensée médicale au xixe siècle. la seconde partie est une étude systématique, sous la forme d'une analyse critique, des concepts de normal et de pathologique.

  • Raymond Aron le rappelle ici en riant, il a " fait beaucoup de choses " : philosophe, sociologue, professeur, intellectuel - épistémologue, économiste et stratège aussi.
    Chacun à sa manière, Georges Canguilhem, François Furet, Alain Boyer, Jean Gatty et Jean-Claude Chamboredon relisent cette oeuvre protéiforme : ils discutent des relations d'Aron avec la philosophie de l'histoire, de sa proximité et de sa distance avec Tocqueville, de son irrépressible désir de réalité, et de la place de la pensée stratégique dans les sciences humaines. Autant d'aspects du travail d'Aron où transparaît sa plus constante passion : le souci de " découvrir la vérité de lui-même ".
    Nouvelle édition revue et corrigée augmentée d'une préface de Philippe Raynaud, professeur de science politique à l'université de Paris-II.

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