François Furet

  • La Révolution française peut être interprétée à la fois comme le produit de ce qu'elle a appelé l'Ancien Régime, et comme l'avènement de la civilisation où nous vivons depuis. Dans le premier cas, elle est le grand spectacle de ce qui s'est passé avant elle ; dans le second, elle inaugure le cours de l'égalité et de la démocratie modernes. Ce livre est une tentative pour la penser sous ces deux aspects, en renouant avec des questions posées par la tradition historiographique du XIXe siècle.

  • Retrace les années fondatrices de la Révolution, des contradictions de l'Ancien Régime au rétablissement d'une nouvelle monarchie avec Napoléon.

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  • " De la Révolution française, on peut tracer une histoire brève, en l'arrêtant à la chute de Robespierre, ou à l'avènement de Bonaparte. Le parti que j'ai pris ici est au contraire d'en écrire une version longue, étalée sur plus de cent ans, entre Turgot et Gambetta. L'idée centrale est que seule la victoire des républicains sur les monarchistes, en 1876-1877, donne à la France moderne un régime qui consacre durablement l'ensemble des principes de 1789 : non seulement l'égalité civile, mais la liberté politique. C'est ce premier siècle de la démocratie en France que j'ai tenté de peindre et de comprendre. " Dans ce second volume, sous-titré Terminer la Révolution, de Louis XVIII à Jules Ferry (1814-1880), François Furet analyse les soubresauts constitutionnels consécutifs à l'ébranlement de 1789 : l'échec des restaurations monarchiques, la révolution de 1848 et la deuxième République, le Second Empire, avant la refondation de la République dans les années 1870.

  • Avec penser la révolution française (1978), françois furet, en désacralisant la révolution, en contestant une avec penser la révolution française (1978), françois furet, en désacralisant la révolution, en contestant une historiographie qui admettait mal la prise de distance à l'égard de l'objet, faisait oeuvre révolutionnaire.
    Dix ans plus tard, dans la révolution de turgot à jules ferry (1988), il remplissait ce programme iconoclaste. et au fil de nombreux articles autour du bicentenaire de 1789, il approfondissait encore sa réflexion sur le rapport de la terreur et de la révolution, sur la place de 1789 comme de 1793 dans l'imagination des français, sur la relation complexe qu'ils entretiennent avec le grand événement de leur histoire.
    Il annonçait aussi, pour le futur, l'étude de la pérennité des passions révolutionnaires. dans tout ce parcours, ponctué de saisissants portraits, il combinait l'énergie de l'investigation intellectuelle avec le bonheur de l'écriture. " une oeuvre, avait-il écrit dans penser la révolution, c'est une question bien posée. " a condition d'ajouter qu'elle doit être portée aussi par la force et la grâce du talent, la définition convient assez bien à la sienne.

  • François Furet Le Passé d'une illusion Cet ouvrage cherche à comprendre l'emprise qu'a eue sur les esprits l'idée du communisme, malgré les expériences tragiques qu'elle couvrait de son drapeau, en URSS d'abord, puis dans les autres pays d'Europe ou ailleurs. C'est le contraste entre le cours de la révolution bolchevique dans ses différentes époques et les illusions dont il a été entouré qui compose la matière de ce long récit en forme d'analyse.
    Pour faire l'histoire de cette relation imaginaire, l'auteur est conduit à traverser le xxe siècle, depuis la Révolution d'Octobre 1917 jusqu'à la dissolution de l'Union soviétique en 1991. La Première Guerre mondiale donne au bolchevisme le rayonnement d'une revanche de la volonté sur la fatalité ; elle fait revivre en Octobre 17 la tradition révolutionnaire de l'Europe, drapée dans la promesse d'une paix universelle. Le mythe soviétique ne cessera dès lors d'enrichir sa magie des circonstances du siècle. Il capitalise les injustices du traité de Versailles. Il s'étoffe du contraste avec la Grande Dépression. Il prospère avec l'antifascisme et culmine avec la victoire de Staline sur Hitler. Même la déstalinisation élargit son inßuence au moment où elle en marque pourtant le déclin. Le communisme disparaîtra comme régime avant d'avoir épuisé les espérances de ses partisans.

    Historien de réputation internationale, François Furet (1927-1997) a dirigé l'Ecole des hautes études en sciences sociales et a enseigné à l'université de Chicago.

  • Le XXe siècle a été enfanté par une guerre européenne et par la révolution soviétique. Ce fut une époque d'espérances perdues ou trahies, d'utopies et de crimes de masse, traversée par la promesse et les mensonges de l'Octobre russe. François Furet n'a cessé de raconter et de penser ce temps chaotique, fort de l'expérience acquise en étudiant de façon problématique la Révolution française, qui fonda la démocratie moderne. La relation imaginaire des hommes du XXe siècle avec le communisme forme le sujet de son maître-livre, Le Passé d'une illusion, essai d'histoire interprétative autant que réflexion philosophique. Il nous montre comment le bolchevisme a fait son nid dans l'héritage jacobin et comment le mythe soviétique a donné à l'Occident, et pour longtemps, la marque du nihilisme (sa correspondance avec Nolte précisant les différences irréductibles qui distinguent à ses yeux fascisme et communisme). Ce volume fait donc la part belle à l'histoire politique et conceptuelle de ce XXe siècle dont François Furet, journaliste au Nouvel Observateur, fut l'un des commentateurs les plus avisés, celui qui en tout cas replaçait la politique au centre de nos débats. Un itinéraire intellectuel et de nombreux articles publiés dans Le Débat et Commentaire illustrent la part qu'il prit à quarante ans de notre vie intellectuelle. Cette méditation, nourrie par l'Histoire et l'expérience personnelle, s'adresse à notre temps, pour nous dire, ainsi que le formule avec pertinence Pierre Hassner dans sa préface, qu'il y a " peu d'attitudes plus dignes, plus lucides et plus salutaires, malgré toutes ses limites, que celles du libéralisme mélancolique " Daniel Rondeau

  • Janvier 1995 : François Furet publie son ultime ouvrage, Le passé d'une illusion.
    Où est dévoilée la stratégie rie séduction de l'idée communiste. Quelques mois plus tard, l'historien enregistre avec le philosophe Paul Ricoeur une conversation autour des thèses de son livre. On reproduit ici ces propos de François Furet, qu'il a relus et ciselés peu avant sa brutale disparition en juillet 1997.

  • Qu'est-ce qui a fait de l'histoire la discipline reine des sciences humaines ? La réponse tient en un double constat : l'histoire délimite un champ d'objets de recherche en nombre à peu près infini, et elle reste un ensemble de règles acceptées par ceux qui la pratiquent. Son rayonnement tient à l'élasticité de son type de connaissance et au consensus d'un métier. Elle est, aujourd'hui encore, l'instrument le moins incertain pour comprendre le contemporain, interpréter «ce qui arrive» : c'est cet inventaire critique qui est l'objet de ce livre. Les essais rassemblés ici forment un itinéraire un peu capricieux : de la situation de l'histoire aujourd'hui et de son statut dans la culture classique, en passant par des études sur l'Amérique ou l'histoire juive contemporaine.

  • Ce volume comprend la Préface et le chapitre 2. Acteurs du Dictionnaire Critique de la Révolution française, publié en 1988. Les textes ont été relus, les bibliographies mises à jour. Deux entrées sont inédites, Brissot par Patrice Gueniffey et Saint-Just par Mona Ozouf.
    Les acteurs sont doubles. Acteurs collectifs que la Révolution engendre et dévore, des Enragés aux Sans-culottes, des Monarchiens aux Thermidoriens ; acteurs individuels, de Louis XVI à Napoléon. Leur petit nombre surprendra, dans la mesure où la Révolution fait tenir des rôles éclatants à tant de personnalités qui sans elle seraient restées sans emploi. Mais, au-delà du premier cercle des renommées qui s'imposent à l'évidence, l'élection et l'exclusion des seconds rôles pourrait se discuter à l'infini ; en outre, sur cette grande scène, le livret comptait plus que la distribution : le drame révolutionnaire a plus de grandeur que ceux qui l'ont interprété.

  • Ce volume comprend la Préface et le chapitre 1, Evénements du Dictionnaire Critique de la Révolution française, publié en 1988. Les textes ont été relus, les bibliographies mises à jour. Deux entrées sont inédites. Dix-huit Brumaire par François Furet et la Révolution à Saint-Domingue par Massimiliano Santoro.
    La Révolution a donné aux événements leur signification moderne, elle les a multipliés jusqu'à l'excès, elle en a profondément modifié la saisie immédiate et l'interprétation.
    Evénements purs, au pouvoir de rupture : Grande Peur, Nuit du 4-Août, Varennes ; événements répétitifs et devenus presque rituels : Coups d'Etat. Journées révolutionnaires ; constellations décisives enfin, dont la discussion sur la Révolution française n'a pas fini d'épuiser la richesse : Procès du Roi, Terreur, Vendée...
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  • Qu'est-ce qui fait de l'histoire la discipline reine des sciences socialesoe Des essais qui montrent sa situation aujourd'hui et son statut dans la culture classique.

  • Ce volume comprend la Préface et le chapitre 3, Institutions et Créations du Dictionnaire Critique de la Révolution française, publié en 1988. Les textes ont été relus, les bibliographies mises à jour. Une entrée est inédite, Instruction publique par Bronislaw Baczko.
    Parmi les créations de la Révolution ici rassemblées, certaines sont devenues des institutions qui fournissent encore aujourd'hui le cadre de notre existence, Suffrage, Département ; d'autres illustrent exemplairement l'esprit de la Révolution : Calendrier, Commune de Paris, Clubs, Religion révolutionnaire ...

  • Ce volume comprend la Préface et le chapitre 4, Idées du Dictionnaire Critique de la Révolution française, publié en 1988. Les textes ont été relus, les bibliographies mises à jour. Une entrée est inédite, Monarchie par Jacques Revel.
    Les Idées ont servi à la Révolution à se nommer elle-même et à désigner l'adversaire (Révolution, Ancien Régime, Féodalité, Aristocratie) ; à définir ses enjeux et ses principes (Souveraineté, Constitution, Droits de l'homme, Nation) ; à reconnaître sa dette (Lumières) ; à saluer ses innovations (Régénération, République).
    Les idées dont il s'agit ici ne relèvent pas d'un débat purement conceptuel. Elles sont mises en oeuvre dans des institutions et des pratiques. Elles voyagent à travers une pédagogie, elles s'infléchissent au gré des péripéties ; elles deviennent des enjeux du combat politique.

  • La revolution : 1770-1880

    François Furet

    • Fayard
    • 12 Octobre 1988

    En cinq volumes, l'Histoire de France Hachette retrace un millénaire de l'histoire politique de la France.

    La rigueur et l'originalité des analyses, la richesse de l'iconographie, l'intelligence des commentaires qui l'accompagnent, permettent à chacun de mieux comprendre le destin spécifique de ce pays.

    L'auteur développe ici cette analyse surprenante : la Révolution française n'a pas duré dix ans, mais un siècle.

  • La republique du centre

    François Furet

    • Pluriel
    • 11 Octobre 1989

    Au moment où elle manifeste un consensus jamais atteint depuis 1789 sur ses institutions, la france n'a plus de parti communiste puissant, ni de droite majoritaire. elle est gouvernée au centre parun parti socialiste dominant, et comporte une extrême droite qui n'a jamais réuni tant de voix. de ce vaste et récent remue-ménage qui a bouleversé l'équilibre des forces de la ve république, les auteurs de ce livre cherchent à comprendre les causes, et à mesurer les conséquences. ce qui s'y joue va bien au-delà de la naissance d'une "république du centre" : c'est toute la culture politique héritée de la révolution française, l'entrée de la france dans le droit commun des démocraties. on peut en concevoir, selon les cas, de la mélancolie, de l'inquiétude ou de l'espoir : sentiments qui ne sont pas incompatibles et qu'on trouve à doses variables dans les trois essais qui forment ce livre.

  • Un répertoire de thèmes et de mots clés qui témoigne de cette période de l'histoire de France. Il intègre les multiples travaux de ces quarante dernières années sur la Révolution. Un grand livre d'histoire. 395 Fjusqu'au 31/12/88.

  • L'histoire est cruelle aux vaincus. Négligés pendant longtemps par l'historiographie, souvent maltraités, les Girondins ont été aussi les oubliés lors de la célébration du bicente naire de la Révolution française. Sur eux, aucun grand livre d'histoire ne fait autorité. C'est que leur identification est malaisée : ils n'ont vraiment constitué un parti qu'après leur défaite, et dans le regard de leurs adversaires.
    Toute l'histoire de la Gironde doit donc partir d'une vérification d'identité. Elle fait le coeur de ce livre. Les essais qui le composent s'attachent à reconstituer le réseau girondin et s'interrogent sur sa cohésion : hasards des affinités personnelles, aléas des circonstances politiques ou philosophie constituée ? Chemin faisant, le livre traite à nouveau des questions classiques les Girondins ont-ils été bellicistes, fédéralistes, royalistes ? Y a-t-il une politique et une pensée de la Gironde ? et leur apporte un nouvel éclairage. Il retraverse les grands textes historiques, rassemble les enseignements de l'historiographie contemporaine, redessine le portrait du groupe et en détache quelques figures individuelles inégalement célèbres : Brissot, mais aussi l'abbé Fauchet ;
    Vergniaud, mais aussi Guadet ; Madame Roland, mais aussi Gensonné. Le lecteur redécouvrira ainsi ces acteurs éclatants et éphémères, égarés sur une scène trop tragique pour eux.

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