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Denis Diderot
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Supplément au voyage de Bougainville
Denis Diderot
Lu par BOISSE, MARC-HENRI- Brumes De Mars
- 14 Mars 2013
- 3760160780194
Un an après la parution du Voyage autour du monde de Bougainville, Diderot, intéressé par l'opposition des moeurs entre les Français et les Tahitiens telle que décrite dans le rapport qu'en fait l'auteur, décide d'ajouter un supplément à ce récit sous forme d'un dialogue philosophique et sociologique entre deux personnages fictifs dénommés A et B. Il ajoute une confrontation directe des deux civilisations sous forme d'une conversation censée avoir existée entre l'aumônier de l'expédition et un vieux sage de l'ile décrit par Bougainville comme étant réfractaire à la venue des européens.
Ce texte, de forme limpide et spirituelle, est porteur de hardiesses morales et philosophiques qui en font un des sommets de la pensée des Lumières.
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Parce qu'elle est une enfant illégitime, Suzanne Simonin est enfermée par ses parents chez les religieuses de Longchamp où on la force à prononcer ses voeux. Pieuse et innocente, elle tombe sous la coupe d'une nonne illuminée déjà perdue de mysticisme avant de devenir la proie d'une mère supérieure qui va faire de sa réclusion un enfer. Harcelée, martyrisée, elle subit les pires sévices. Femme cloîtrée soumise à toutes les perversions de la vie monastique, Suzanne peut-elle échapper à la folie ?
De ce violent réquisitoire social, Diderot fait un chef-d'oeuvre de roman anticlérical, gothique et libertin.
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Paradoxe sur le comédien
Denis Diderot
Lu par Charles Berling; Julien Civange- Éditions des Femmes-Antoinette Fouque
- Bibliotheque Des Voix
- 8 Octobre 2004
- 3328140020380
Écrit en plusieurs étapes, à partir de 1773, Le Paradoxe sur le comédien ne sera publié qu'en 1830. Sous la forme d'un dialogue, dissymétrique, entre deux interlocuteurs censés défendre une thèse opposée, Diderot développe une véritable réflexion sur l'art du comédien et, plus largement, sur la création artistique.
« Mais quoi ? dira-t-on, ces accents si plaintifs, si douloureux, que cette mère arrache du fond de ses entrailles, et dont les miennes sont si violemment secouées, ce n'est pas le sentiment actuel qui les produit, ce n'est pas le désespoir qui les inspire ? Nullement ; et la preuve, c'est qu'ils sont mesurés ; qu'ils font partie d'un système de déclamation ; que plus bas ou plus aigus de la vingtième partie d'un quart de ton, ils sont faux; qu'ils sont soumis à une loi d'unité ; [...] que pour être poussés juste, ils ont été répétés cent fois, et que malgré ces fréquentes répétitions, on les manque encore. » D.D.
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Le neveu de Rameau
Denis Diderot
Lu par NICOLAS VAUDE; NICOLAS MARI- THELEME
- 17 Octobre 2009
- 9782878626087
Nicolas Vaude et Nicolas Marié, deux acteurs de talent, interprètent les célèbres personnages du Neveu de Rameau de Denis Diderot. Adapté pour le jeu théâtral, le texte prend vie et laisse entendre toute la liberté d'esprit d'un auteur qui, de son temps, craignait la prison pour ses propos. Olivier Baumont enrichit ce dialogue au clavecin, en apportant les compositions d'auteurs du XVIII° siècle, parmi lesquels Jean-Philippe Rameau ou Claude Balastre. Toute l'inquiétude d'un siècle de révolution éclate dans cette pièce.
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Lettres à Sophie Volland ; sur les femmes
Denis Diderot
Lu par Michel Piccoli- Éditions des Femmes-Antoinette Fouque
- Bibliotheque Des Voix
- 23 Septembre 2004
- 3328140020267
Diderot avait quarante ans lorsqu'il rencontra Sophie Volland. Cet amour dura trente années. Des lettres de Sophie, aucune ne subsiste. Celles de Diderot constituent un document de premier ordre sur la société de l'époque tout autant qu'une magnifique correspondance amoureuse.
Texte peu connu, Sur les femmes rend hommage avec ironie, lyrisme et tendresse, à celles qui, « négligées dans leur éducation..., réduites au silence..., assujetties par la cruauté des lois civiles... » sont aussi le «seul être de la nature qui nous rende sentiment pour sentiment et qui soit heureux du bonheur qu'il nous fait ».
« Femmes, que je vous plains ! Il n'y avait qu'un dédommagement à vos maux; et si j'avais été législateur, peut-être l'eussiez-vous obtenu. Affranchies de toute servitude, vous auriez été sacrées en quelque endroit que vous eussiez paru. Quand on écrit des femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et jeter sur sa ligne la poussière des ailes du papillon. » D.D.