Bruno Castan

  • Il était une fois un père, son fils et ses deux filles ; l'aînée égoïste et frivole, jalouse de Belle, sa cadette.
    Il était une fois un monstre, la Bête. Le père trouve refuge dans la demeure de la Bête. Belle, pour sauver son père, accepte de se livrer à la Bête... Ainsi commence l'histoire inspirée du célèbre conte, qui transformera la Bête en homme et Belle en femme. Ce récit tout en eaux est à la fois une grande histoire d'amour, une comédie psychologique, un conte de fées fantastique, un mélodrame familial, un conte moral, une fiction débridée où tout symbole serait bon à prendre, le jeu de l'amour et de la nécessité, la conquête de l'autonomie dans le respect de l'Autre.

  • Agamel « Une voix dans le noir. Ne peut être que celle d'un enfant. Celle d'un petit garçon.
    Seul. Seul dans le noir. Enfermé. Parle un peu. Se parle. Parle un peu tout seul.
    Tant que ça parle, y a de la parole. Passe le temps. Un long temps. Des longs temps. De si longs longs temps. Alors les mots s'atrophient. La parole se fait rare, avare.
    Un très très long temps. Restera «Oh, oh !», et un curieux «Agamel !».
    La voix d'un enfant du placard. Une horreur toute simple. Avec une happy end ? Va savoir. ».

    D'abandonnure « Ça commencerait par : un homme nous accueillerait dans le théâtre. Ça dirait l'abandon, les abandons, les peurs de l'abandon. Ça brasserait du conte, et de la mythologie tiens donc, et pourquoi pas ? Ça brasserait la Belle au bois dormant, le chasseur chargé de tuer Blanche Neige, Peau d'Âne et le petit Poucet... Ça masquerait cette blessure, ce lieu de l'abandon, cette déchirure béante que ça comblerait de stratagèmes. » Bruno Castan

  • Comme il l'a fait avec La Belle et la Bête (Belle des eaux) et Barbe Bleue (Coup de bleu), Bruno Castan revisite dans La Fille aux oiseaux le célèbre conte Cendrillon, celui des frères Grimm, le plus cruel.
    Ma Chérie est une jeune fille très heureuse, choyée par ses parents. Un jour, tout bascule. Elle doit faire face à la mort de sa mère et au remariage soudain de son père avec une horrible femme, flanquée de deux filles tout aussi méchantes. Elle devient le souffre-douleur de la famille, tout juste bonne à vider la cendre... Les oiseaux et la nature lui apporteront le soutien que ses proches lui refusent.
    L'auteur, avec son écriture percutante et ciselée, fait de cette pièce une oeuvre unique, qui dépasse la simple adaptation et invite les enfants à regarder toute la complexité du monde.

  • Neige ecarlate

    Bruno Castan

    D'un côté un feuilleton pas très éloigné de la télé réalité d'aujourd'hui, de l'autre trois contes de grimm.
    D'un côté nej, carlotte et leurs copains thomas et cédric, de l'autre la princesse et le roi-grenouille, la mort marraine et le petit treize, le fils qui ne connaît que le langage des chiens et des oiseaux et deviendra pape. les épisodes du feuilleton et les contes se succèdent et soudain, la nej du feuilleton vêtue d'écarlate se retrouve dans la neige des contes les langages se frottent, se fondent, pour nous perdre un peu plus.
    Et si les sitcoms étaient les contes de notre siècle ? et si leurs personnages se retrouvaient dans l'espace enneigé des contes d'autrefois ? du sang sur la neige. neige écarlate.

  • L enfant sauvage

    Bruno Castan

    L'Enfant sauvage raconte une histoire vraie, celle de Victor de l'Aveyron.
    Au début du XIXe siècle, un enfant sauvage, capturé dans une forêt, est examiné et déclaré idiot. Le docteur Villeneuve réfute ce diagnostic et accueille dans sa maison le jeune sauvage. Il veut en faire l'éducation et démontrer que l'enfant n'est pas simplet mais a besoin du contact des autres pour s'épanouir. Des relations fragiles et précieuses se tissent entre l'enfant, le docteur et sa gouvernante, au rythme de menus événements : le premier bain, l'orage, les promenades...
    Jusqu'au dénouement doux-amer. Ce récit célèbre à sa manière la naissance de la pédagogie moderne, mais c'est surtout un magnifique conte sur la tendresse, une variation sur la pudeur des sentiments.
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  • Un lieu de passage encombré d'un monstrueux monceau de valises. Trois êtres tentent la traversée de ce désert oppressant. Mais dans cette allégorie burlesque de la mort, les valises prennent vie en s'ouvrant subitement sur le passage de Stepan, Aristide et Olympe. Ces valisesavatars sont autant d'obstacles à leur nécessaire transhumance, autant d'aides précieuses pour réussir leurs deuils. Une ode universelle au dépassement de ses propres peurs. Avec La Conquête du pôle Sud par la face nord, Bruno Castan use d'une langue belle et très orale dédiée à un théâtre poétique et onirique. Il compose tout en douceur, tendresse et légèreté une comédie burlesque de larmes à retenir.

  • De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage.
    Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu : deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser. Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer.
    Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.

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