Berot

  • La montagne. Un village isolé. Dans les parois rocheuses qui le surplombent, se trouve une grotte appelée 'la grotte aux fées'. On dit que, jadis, les fées y cachaient les bébés qu'elles volaient.
    A l'écart des autres habitations, Mariette et son fils ont construit leur vie, il y a des années. Ce fils, étonnante force de la nature, n'a jamais prononcé un seul mot. S'il éprouve une peur viscérale des hommes, il possède un véritable don avec les bêtes.
    En marge du village, chacun mène sa vie librement jusqu'au jour où, au cours d'une randonnée dans ce pays perdu, un touriste découvre une petite fille nue. Cette rencontre va bouleverser la vie de tous...
    Violaine Bérot, dans ce nouveau roman à l'écriture poétique, décrit une autre vie possible, loin des dérives toujours plus hygiénistes et sécuritaires de notre société. Un retour à la nature qu'elle-même expérimente depuis vingt ans dans la montagne pyrénéenne.

  • Tombée des nues

    Violaine Bérot

    Je vais vous raconter monsieur, ça a eu lieu dans la nuit du lundi au mardi, très tôt, vers 2 heures du matin, même cette date du 29 février est étrange vous ne trouvez pas, un jour qui n'existera plus pendant 4 ans, on voudrait gommer les traces on ne ferait pas mieux, ça se passe donc cette nuit-là et nous on ne se doute de rien, comment voulez-vous que nous puissions nous douter d'une chose pareille, et il ne faut pas compter sur ce grand benêt de Dédé pour informer le village, oh non, en dehors de ses vaches on se demande bien ce qui peut l'intéresser celui-là.

    Baptiste et Marion vivent ensemble et sont heureux.
    Ils ont repris une ferme, à la lisière d'un village un peu paumé et élèvent des bêtes. Une nuit, Marion est prise de douleurs foudroyantes et accouche, à son plus grand étonnement, d'une petite fille. Le roman, qui fait entendre les voix des différents personnages, raconte ces quelques journées sidérantes.

  • Les deux ouvrages de Marcellin Bérot que les éditions Cairn ont choisi de rééditer sont habités par l'amour tout particulier qu'il a porté à ses Pyrénées et par sa volonté d'arracher à l'oubli la vie que l'on y a menée, faite du labeur des hommes et des femmes qui les habitaient. De pierre, de bois et de main d'homme... les Pyrénées dit cette vie de peu, vie d'ingéniosité où les pierres, les arbres et l'eau ne prennent leur sens que de ce qu'en fait la main experte du paysan. Les récits autobiographiques qui composent L'Enterrement de la montagne, plus intimes, tout en rendant un doux hommage à ses anciens tendrement chéris, continuent de dire, par touches vives et émouvantes, cette vie des hauteurs, des prés à faucher et des bêtes à garder. Les hommes graves descendus des montagnes, réunis autour du cercueil du père tant aimé, témoignent de la force de cet attachement autant que du besoin de ne pas oublier totalement le passé. Marcellin Bérot a consacré aux paysans et bergers des Pyrénées plusieurs écrits parmi lesquels : Pyrénées paysannes, Silences pyrénéens d'un berger ariégeois, La vie des hommes de la montagne dans les Pyrénées racontée par la toponymie.

  • « Je ne veux pas penser à toi, je ne veux pas. C'est pour cela que je tremble, parce que l'idée de toi, de toi maintenant quitté, cette idée-là m'obsède. Je suis pourtant sauvée, je vais vivre, ne plus me poser la question de mourir, je vais vivre, mais reste-t-il encore en moi quelque chose de vivant ? » Elle a tout abandonné pour lui. Elle avait du talent et commençait à être reconnue. Comme lui, elle est sculpteur. Mais elle est devenue sa servante. Insidieusement.
    Elle s'est oubliée, reniée et tente, au début de ce court roman intense, de prendre la fuite.
    On pourra évoquer (même si ce n'est pas du tout ça !) l'histoire Camille Claudel/Rodin. Mais le sujet est hélas assez universel. Et des femmes parfois en meurent sans que, autour d'elles, on ne se doute de la raison de leur suicide. Violaine Bérot raconte, avec son style reconnaissable et poétique, cette tragédie que représente le fait de devenir « personne ».

  • Pas moins que lui

    Violaine Bérot

    Vingt ans, vingt longues années à se regarder vieillir tandis que demeure intact le souvenir d'Ulysse. S'emparant de la Pénélope d'Homère, Violaine Bérot comble les lacunes de l'Odyssée à son sujet pour dresser le portrait iconoclaste et sensuel d'une femme fière qui n'admet d'autre loi que celle de son fol espoir dans le retour de l'homme qu'elle aime.
    Pénélope, femme éprise et reine, s'obstine. Elle rendra heureux Ulysse. Pas moins que lui.

  • « On ne sait pas où elle va. Elle, ne le sait sans doute pas non plus. Elle est maintenant dans la rue, son sac sur l'épaule. Elle marche, non pas comme on a l'habitude de la voir marcher dans son habituelle frénésie, non, elle marche d'un pas nouveau, décidé et calme. Elle est dans la rue. Elle a commis l'impensable et pourtant elle paraît légère comme jamais elle ne l'a été. Elle est une princesse se réveillant d'un sommeil de cent ans. » Elle est l'aînée et, depuis toujours, ne s'est jamais comportée en enfant. Elle s'occupe de ses frères et soeurs, de son père et de sa mère. Elle est la maîtresse de maison. C'est le rôle qu'elle tient et dans lequel elle s'est enfermée.
    Elle est fascinée, depuis son premier regard, par l'amour inusable qui lie ses parents. Elle-même est solitaire. Un jour, pourtant, il lui faudra quitter les siens.
    Des mots jamais dits est un conte. Avec sensibilité, Violaine Bérot explore les liens mystérieux qui unissent une famille et les blessures vives de l'enfance.

  • Une femme et un homme, praticiens chamaniques, racontent leur vie dans ce récit non ésotérique au plus près de la vie quotidienne dans les villages de moyennes montagnes tamang au Népal central. Cela permt de voir l'humilité de ces chamans dans leurs rôles de combat contre ou avec les esprits.

  • Jehanne

    Violaine Bérot

    Réédition du tout premier roman de Violaine Bérot, paru en 1995, chez Denoël, Jehanne, n'a pas pris une ride. Dans un style épuré, direct et néanmoins sensible, l'auteur malmène l'image lisse et froide comme une armure de la Pucelle d'Orléans pour dresser le portrait d'une jeune fille indépendante, à l'esprit vif et au coeur consumé d'amour pour un homme, et non des moindres, Gilles de Rais.
    « C'est l'histoire de Jeanne d'Arc mais refaite à ma sauce. C'est-à-dire que je ne raconte pas l'Histoire (avec un grand H) mais juste une sorte de journal intime d'une nana de 17 ans qui se barre de chez elle parce qu'elle peut plus supporter son père et parce qu'elle veut vivre des trucs pas raisonnables. » (propos recueillis par L'Ours Polar) Jehanne est loin d'être une sainte. Jehanne a menti. C'était le prix à payer pour s'affranchir d'une vie trop sage, trop étriquée, imposée par sa condition paysanne : « Je vais partir. Tout quitter. Fuir cette vie où je ne suis rien. Rien, que la fille de ce rustre, ce Jacques d'Arc qui me dégoûte. Il y a longtemps déjà que je pense à cela. J'ai bien réfléchi. Je ne dois pas partir sans but. Je sens que je suis capable de faire de belles choses. Il ne me manque que l'idée. » Et l'idée, nous la connaissons tous pour l'avoir apprise à l'école : « J'avais treize ans. C'était dans le jardin de mon père, en été, en plein midi. Il y a eu une voix. Et en même temps une immense clarté. "Dieu t'ordonne de lever le siège d'Orléans et de conduire le roi à Reims pour son sacre." » Jehanne n'est pas dupe du châtiment qui l'attend : « Je n'ai pas le droit de gâcher le peu de temps qu'il me reste à vivre. » Et pourtant : « Je préfère cette vie que je m'invente, cette vie qui ne pourra être que débordante, à toute autre vie, si longue soit-elle. » Et ses rêves « au-delà des autres » la mèneront à la mort.
    Le roman s'ouvre sur une Jehanne recluse dans sa cellule, à quelques heures de son supplice. Et c'est avec une désarmante franchise qu'elle livre son histoire de jeune paysanne qui n'hésite pas à faire de faux serments, pourvu qu'on la laisse librement caracoler, saluant au passage ses fidèles compagnons d'armes, Xaintrailles, La Hire ; égratignant Charles vii ; et clamant sans détour sa folle passion pour le Sire de Rais, commandant des armées royales. Lucide, Jehanne s'exprime avec des mots simples, tantôt durs, tantôt doux, mais jamais complaisants.
    Fuyant un monde pour lequel elle n'était pas taillée, Jehanne « la pas-normale », éprise de liberté, s'enferrera dans le blasphème pour se constituer, à son coeur défendant, prisonnière d'une armure et d'un état de grâce, éloignant à jamais ces hommes - cet homme, Gilles de Rais - pour qui elle a bataillé avec la fougue de ses dix-neuf ans.

  • Tout pour Titou

    Violaine Bérot

    • Zulma
    • 23 Septembre 1999
  • Quelque part au fond des Pyrénées, il existe un endroit extraordinairement beau : Gavarnie, huitième merveille du monde. C'est là que Lise, 18 ans est retrouvée morte.
    À Cheryl, la copine du Poulpe, cette mort ne plaît pas beaucoup. Alors elle n'hésite pas : elle décide d'aller voir.
    Mais c'est où Gavarnie ? N'y aurait-il pas Lourdes dans les parages ?
    Lourdes et sa Bernadette qui voit la Vierge partout. Lourdes et ses commerces qui débordent d'eau bénite. On ne se rend pas compte, vu de la capitale, comme c'est moche,Lourdes.

  • Un bateau a chaviré, la mer a emporté deux adolescents. La mer, la fatalité, les hommes. qui est coupable ?
    Camille regarde la mer avec souffrance : Rémi et Florent ont disparu. Rémi, son héros, son amour secret. Laure, la mère de Camille, est monitrice au centre nautique. C'est elle qui avait la charge des stagiaires quand l'accident est survenu. Garde-à-vue, mise en examen. Laure est projetée dans le monde de la justice.
    Comment Laure pourrait-elle être coupable ? Torturée par cette idée, Camille injurie la mer. Camille s'isole et se replie sur elle-même, fermant la porte à ses amis les plus chers, qu'elle pense insensibles à sa douleur.
    L'attente du procès est longue. Camille va-t-elle retrouver un jour sa joie de vivre ?

  • Tous les jours, Léa écrit à son grand frère Jean. Pourtant, ce frère, Léa ne l'a jamais connu, alors elle lui invente une vie, elle imagine tout ce qu'il fait. Et c'est à ce grand frère perdu que la jeune fille a décidé de confier, cet été, ses secrets, ses rêves, et ses chagrins aussi.
    Même si Jean ne répond jamais, Léa sait qu'elle n'est pas seule.
    Dès 10 ans

  • Clara et Martin

    Marie-Claude Bérot

    Clara a onze ans quand sa vie de casse-cou s'arrête brusquement. Elle apprend qu'elle est atteinte d'une leucémie, une maladie grave qui l'oblige à passer beaucoup de temps à l'hôpital. Elle découvre un nouveau monde, de nouveaux mots, et surtout rencontre un nouvel ami, Martin. Avec lui, Clara peut partager les moments de joie et les périodes d'abattement. Avec lui, Clara se sent plus forte.

  • Dans le petit village des Pyrénées où elle passe ses vacances, Clotilde rencontre Baptiste.
    Entre eux, c'est à la vie, à la mort. Mais quand se pose la question de la réintroduction d'un ours dans les environs, les familles des deux enfants s'opposent. La tension monte. Les uns protègent les ours ; les autres craignent pour leurs troupeaux. L'amitié des deux enfants sera-t-elle plus forte que la colère ?

  • Badesiredudou

    Marie-Claude Bérot

    Louis a huit ans et est le dernier de la famille, lorsque ses parents lui annoncent leur intention d'adopter Désirée, une petite fille de six ans qui vient d'Afrique.
    Mais pour le petit garçon, pas question qu'une intruse lui vole sa maman et chamboule tout dans sa vie ! C'est décidé, il va perdre sa nouvelle petite soeur dans la forêt...

  • - Marie est une adolescente de 17 ans à l'enfance difficile. Élevée par sa grand-mère paternelle elle vivait tranquillement jusqu'au jour où elle apprend que son père a tué un homme et qu'il est en prison.
    - Fabien et Valérie, ses amis, font tout leur possible pour la soutenir dans ses doutes et ses craintes.
    - La mort de son père va libérer sa culpabilité mais prise de remords elle va tout raconter à son voisin, Hugo Verdier. Leur rencontre va bouleverser la jeune fille et l'aider à reprendre le chemin de la vie.

  • Mes vacances préférées MARIE-CLAUDE BÉROTPour les vacances, Ève part dans les Pyrénées, chez ses grands-parents, Mamicha et Papidubois. Elle y retrouve ses quatre cousins, Léo, François, Camille et Antoine. Ils vont en inventer, des bêtises ! Papidubois et Mamicha se font parfois du souci à cause de leurs cinq garnements, mais la bonne humeur est vite de retour...Des vacances inoubliables !

  • Alazais en pays Cathare

    Marie-Claude Bérot

    • Cairn
    • 22 Février 2006

    Au moyen âge, dans l'Occitanie torturée par la croisade contre les cathares, Alazaïs est la victime innocente des folies de la guerre.
    Son ami Guilhem parviendra-t-il à l'arracher aux prisons de Carcassonne ? Le courage de la jeune fille sera-t-il assez grand pour la conduire à travers les embûches et les périls, jusqu'à ceux qu'elle aime, là-bas, dans la forteresse assiégée de Montségur ?

  • Alors que la vie agricole et la vie pastorale ont été pendant des siècles l'activité principale de la montagne, soudain tout bascule. En un rien de temps les prairies de fauche sont livrées à l'abandon. Les granges qui abritaient bêtes et fourrage, lorsqu'elles ne s'écroulent pas deviennent résidences secondaires pour citadins. Les vieilles cabanes de bergers aux toits de lauzes ne sont plus que tas de pierres. Quand elles sont rebâties, ce sont d'aseptisées salles de traite « aux normes européennes » qui les remplacent.
    Il serait regrettable que, du travail qui fut pendant des générations celui de nos pères, il ne reste plus aucun témoignage. Marcellin Bérot et Philippe Lhez, par l'écriture et par le dessin, s'efforcent de sauver le peu qui puisse servir de mémoire du passé : savoirfaire d'une rusticité solide, d'une beauté austère mais tout en équilibre avec le milieu naturel. Savoir-faire précieux né des mains et de la sueur des hommes de la montagne.

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