Arts et spectacles

  • Marc Riboud

    Annick Cojean

    Pendant 50 ans, Marc Riboud a sillonné le monde. Passion de voir, sympathie pour les êtres, désir de comprendre. Dans l'Orient qu'il aime comme dans l'Occident où il habite, au coeur des mégalopoles de Chine comme dans les villages de Touraine, il cherche la beauté des visages et l'harmonie des paysages, les images de l'Histoire en marche comme celles de la vie quotidienne. Le souci du bon cadrage et du bon moment participent à ses photos les plus célèbres : du « Peintre de la Tour Eiffel » à « La fille à la fleur ».
    Aujourd'hui tous les instants attrapés au vol, tous les plaisirs de l'oeil, toutes les images saisies, toutes les merveilles découvertes sous la banalité des choses, attendaient d'être à nouveau choisies et réunies dans un livre. C'est chose faite avec cette nouvelle monographie bilingue qui révèle une fois encore l'amour de la vie, et la tendresse visuelle de ce grand photographe.

  • Treize rencontres exceptionnelles avec des personnes connues ou inconnues. nous avons tous dans notre mémoire un album de famille qui retrace, par le biais de certaines photographies, l'émotion que nous avons pu ressentir devant certains événements qui nous ont marqués. cet été, dans le journal {le monde}, annick cojean a feuilleté cet album, à la rencontre de ces grands témoins de l'histoire : ils s'appellent gorbatchev, arafat, walesa ou lady di. ils sont sans cesse sous les feux de l'actualité. parfois ils sont inconnus mais, par leur courage ou leur détermination, ont fait notre histoire. annick cojean, en partant d'une photographie, les a cherchés et les a retrouvés à travers le monde pour les faire raconter leur histoire.

  • Entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Madrid, la Suisse et l'école du Louvre à Paris, Martine Franck, belge d'origine, a connu des années de formation et d'études qui ont forgé sa vision transculturelle du monde et de sa diversité. De là, peut-être, son aptitude naturelle à appréhender l'universalité des conditions mais aussi, dans l'acception sartrienne du terme, la spécificité des situations.
    La photographie, qu'elle commence à pratiquer dans sa vingt-cinquième année, comble et exacerbe cette disposition aux voyages, à l'observation et aux enquêtes. Dès cette période s'engage aussi son indéfectible complicité avec Arianne Mnouchkine et le Théâtre du Soleil dont elle partagera photographiquement les aventures en en construisant la mémoire visuelle. Après avoir été l'assistante de plusieurs photographes, elle entame une carrière de photographe indépendante et publie régulièrement dans la presse internationale avant de rejoindre Magnum en 1980.
    Si l'on évoque parfois le classicisme de son style, c'est pour en souligner l'évidente rigueur comme l'exigence formelle qui s'y déploie. C'est dans ses célèbres portraits d'artistes, d'intellectuels ou de moines tibétains (univers avec lequel elle entretient de longue date une proximité revendiquée), et dans ses paysages d'Inde ou d'Irlande que s'affirme cette sérénité construite qui semble signer sa manière.
    Réservée, elle confesse dans une correspondance avec l'écrivain John Berger : " J'ai souffert d'être timide... parler aux gens me coûtait ; tenir un appareil m'a donné une fonction, une raison d'être quelque part comme témoin " et précise : " L'appareil est en lui-même une frontière, une barrière telle qu'on la brise constamment pour se rapprocher du sujet. " Cette pudeur, adossée à une forte conviction, confère à ses reportages humanitaires - on pense par exemple à son exemplaire collaboration avec l'association Les petits frères des pauvres - une dimension particulière où Martine Franck, en évidente empathie avec les êtres qu'elle photographie, nous les restitue dans la digne plénitude de leur humanité.


  • C'est l'histoire la plus folle, la pls étonnante, la plus rocambolesque qu'un pays ait jamais vécue en matière de médias. L'histoire d'une aventure dont les héros ont tout moins de trente ans. Un feuilleton insensé qui s'étale sur dix ans, démarre en courses-poursuites sur les toits de Paris, dans les forêts d'Alsace ou la ville de Longwy, rebondit dans l'euphorie d'un grand soir, un 10 mai historique, et s'achève aujourd'hui dans une ère de business.
    Une pièce de théâtre qui compterait quatre actes, avec une ribambelle d'acteurs, toujours hauts en couleurs: deux présidents de la République, quatre Premiers ministres; des défricheurs géniaux, des babas écolos, un ministre gaffeur, un avocat hâbleur; des managers rusés, un député zélé, une (Haute) Autorité dépassée; des stations amusantes, une radio intrigante, une chanteuse influente; le show-biz, ravi.
    On y trouve des intrigues, des mensonges, de l'esbroufe. On y relève le bluff de Radio Solidarité, les rêves de Radio Soleil, le succès de Nostalgie... "le" mystère NRJ.
    Un fabuleux reportage dont le ton est celui du roman, mais la démarche celle de deux journalistes, passionnés des médias et appartenant à cette génération FM.

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