Langue française

  • Apologie de rawls

    Alain Boyer

    • Puf
    • 7 Février 2018

    L'oeuvre de John Rawls est désormais considérée par tous comme ayant fait époque, mais il persiste certaines objections radicales faites à son projet, notamment développées par Robert Nozick. Le libéralisme politique et la justice comme équité ne seraient pas compatibles avec l'idée que nous avons de la personne. L'ambition de ce livre est de répondre à ces objections et à quelques autres. Il s'agit donc d'une « apologie », au sens grec : une « défense ».
    La théorie rawlsienne de la justice, qui repose sur les idées de solidarité et de réciprocité, n'implique pas une conception de la personne « abstraite », sans qualités ni attachements, hors-du-monde. L'objection centrale de Rawls contre la grande tradition utilitariste, qu'elle « ne prend pas au sérieux la distinction des personnes », ne saurait être retournée contre lui. Sa philosophie libérale et sociale repose sur l'idée de l'intégrité de la personne.

  • La collection "Philosophies" dirigée par Ali Benmakhlouf, Jean-Pierre Lefebvre, maître de conférences à l'École normale supérieure, Yves Vargas, professeur au Lycée d'Arras et Pierre-François Moreau, professeur à l'École normale supérieure de Fontenay St-Cloud, se propose d'élargir le domaine des textes et des questions philosophiques pour en ouvrir l'accès à un public plus large. Chaque volume facilite la lecture d'une oeuvre ou la découverte d'un thème par une présentation appropriée au matériau philosophique.

  • Les rapports entre l'Etat, les pouvoirs publics et les religions à travers leurs institutions, les Eglises, sont à la fois complexes et indispensables.
    Ils ont connu en France des périodes d'extrême tension, ils ont évolué vers des formes de collaboration pacifiée. Le droit des religions est le fruit de l'histoire. Il traduit, à un moment donné, un équilibre de pouvoirs qui peut être aujourd'hui qualifié de " concorde sans concordat ". Mais la formule de la séparation des Eglises et de l'Etat qui a été depuis 1905 bien tempérée souffre bien des exceptions.
    Il n'y a pas, en matière religieuse, unicité du droit sur l'ensemble du territoire national. Et le législateur, l'administration, comme le juge administratif se sont attachés à concilier, dans la pratique, les grands principes de la laïcité, c'est-à-dire la neutralité de l'Etat en matière religieuse, condition de la tolérance et de la paix sociale, avec la liberté religieuse et le libre exercice des cultes.
    Conscients qu'il n'existe pas de libertés sans que soient réalisées les conditions pratiques de leur exercice, ils ont su accorder une place aux différents cultes et à leurs représentants. Le présent ouvrage fait le point d'une situation complexe et mouvante qui connaît de nombreuses évolutions et des remises en cause, sous l'effet conjugué de l'affirmation de nouvelles religions, comme l'Islam, et de l'ouverture européenne faisant apparaître la laïcité à la française comme une exception, sinon un modèle.

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