Pluriel

  • La république de Platon

    Alain Badiou

    • Pluriel
    • 23 Avril 2014

    « Cela a duré six ans.  Pourquoi ce travail presque maniaque à partir de Platon ? C´est que c´est de  lui que nous avons prioritairement besoin aujourd´hui : il a donné l´envoi  à la conviction que nous gouverner dans le monde suppose qu´un accès à  l´absolu nous soit ouvert.  Je me suis donc tourné vers La République, oeuvre centrale du Maître  consacrée au problème de la justice, pour en faire briller la puissance  contemporaine. Je suis parti du texte grec sur lequel je travaillais déjà avec  ardeur il y a cinquante-quatre ans.  J´ai commencé par tenter de le comprendre, totalement, dans sa langue. Je  me suis acharné, je n´ai rien laissé passer ; c´était un face-à-face entre le  texte et moi. Ensuite, j´ai écrit ce que délivrait en moi de pensées et de  phrases la compréhension acquise du morceau de texte grec dont j´estimais  être venu à bout. Peu à peu, des procédures plus générales sont apparues :  complète liberté des références ; modernisation scientifique ; modernisation  des images ; survol de l´Histoire ; tenue constante d´un vrai dialogue,  fortement théâtralisé. Évidemment, ma propre pensée et plus généralement  le contexte philosophique contemporain se sont infiltrés dans le traitement  du texte de Platon, et sans doute d´autant plus quand je n´en étais  pas conscient.  Le résultat, bien qu´il ne soit jamais un oubli du texte original, pas même  de ses détails, n´est cependant presque jamais une "traduction" au sens  usuel. Platon est omniprésent, sans que peut-être une seule de ses phrases  soit exactement restituée. J´espère être ainsi parvenu à combiner  la proximité constante avec le texte original et un éloignement radical, mais  auquel le texte, tel qu´il peut fonctionner aujourd´hui, confère généreuse- ment sa légitimité.  C´est cela, après tout, l´éternité d´un texte. »                                                                                                    Alain Badiou

  • Parcourant les principaux concepts de la philosophie de Deleuze, la multiplicité, l'anti-dialectique, la répétition, le dehors, ou encore le pli, l'auteur croit discerner un malentendu fondamental à l'oeuvre dans la réception de Deleuze. En effet, celui-ci n'est pas à ses yeux un philosophe de la mobilité et du multiple mais au contraire un penseur de l'Un et de l'Être. C'est cette thèse paradoxale qui se trouve soutenue dans cet essai suivi d'un choc de texte de Deleuze.

  • Une lecture de l'oeuvre de Beckett, qui montre la densité et les failles de l'être humain.

  • Parcourant les principaux concepts de la philosophie de Deleuze, la multiplicité, l'anti-dialectique, la répétition, le dehors ou encore le pli, l'auteur croit discerner un malentendu fondamental à l'oeuvre dans la réception de Deleuze. En effet, celui-ci n'est pas à ses yeux un philosophe de la mobilité et du multiple, mais au contraire un penseur de l'Un et de l'Etre. C'est cette thèse paradoxale qui se trouve soutenue dans cet essai suivi d'un choix de textes de Deleuze.

empty